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    <title><![CDATA[Le blog de MVR à Méry sur Oise (Europe !)]]></title>
    <link>http://www.merysuroiseetmvr.net/categorie-10216886.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Europe !&quot; du blog &quot;Le blog de MVR à Méry sur Oise&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Le blog de MVR à Méry sur Oise (Europe !)]]></title>
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    <pubDate>Sun, 19 Feb 2012 18:52:05 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 19 Feb 2012 18:52:05 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.merysuroiseetmvr.net</copyright>            <category>Europe !</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[La Grèce, une opportunité pour les ogres !]]></title>
        <link>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-la-grece-une-opportunite-pour-les-ogres-49763878.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <a href="http://www.dailymotion.com/video/xd5xkp_jean-luc-melenchon-2eme-partie_news">linke</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Outre la vidéo de JLM chez Olivier Mazerolle, qui apporte un éclairage sur divers sujets dont la Grèce et les retraites, il est temps de s'attarder sur ce qui se passe à quelques heures de chez
    nous, en Grèce.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-sjc1/hs105.snc3/15326_1434749346920_1178523076_1298336_5102007_n.jpg" class="CtreTexte" alt=
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  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Au dela des désinvoltures et des mensonges dont sont responsables les dirigeants grecs, ce qu'il faut voir derrière toutes ces gesticulations autour de la situation de ce pays, c'est la volonté
    délibérée des tenants de l'orthodoxie européenne de mettre au pas les vélléités d'une autre politique.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cette crise financière somme toute relative du pays en question, est l'occasion pour le FMI (dirigé par un socialiste français !?) et les dirigeants européens d'adresser un message de rappel à
    l'ordre pour suivre à la lettre l'orthodoxie libérale.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Est il question d'une remise en cause de la doxa libérale des marchés et des spéculateurs ? Non ! Il est surtout l'occasion d'infliger au peuple grec une purge et de lui imposer des mesures qu'il
    aurait fallu des décennies à un gouvernement pour les lui faire avaler : baisse des salaires, réforme des retraites et des systèmes sociaux, hausse de la TVA etc..
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:tGw5dorGnGiatM:http://www.daniel-mourocq.com/DocUser/Final/OL/ABO13389/Site16876/Blocks/Block840750!_!affiche-2.jpg" class="CtreTexte" alt=
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  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Par dessus çà, les pays prêteurs vont se sucrer en ajoutant des taux d'intérêt supérieurs de 3 à 4 points à ceux auxquels ls vont emprunter à la BCE en se portant garants des sommes avancées à la
    Grèce !
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Au lieu d'une Europe qui protège, on insuffle une Europe qui se méfie et surtout, qui en profite pour asséner des mauvais coups aux plus faibles ! Pour ceux qui auraient la mémoire courte, il en
    fut de même en Amérique du Sud il y a quelques années avec les conséquences que l'on connait !
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il est vraiment temps de passer à autre chose, à une Europe solidaire, à une Europe qui tournerait le dos et qui combattrait la spéculation et la fausse économie.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A ce train là, on risque de faire se replier sur soi les peuples et à se détourner de l'idée européenne. Mais il faut bien dire que cet idéal tourne le dos à celui que promeuvent nos gouvernants
    qui n'ont de cesse de mettre en oeuvre lesforces du capital et du marché !
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il est bien loin le temps où il était question de moraliser tout çà ! Bien dupes auront été ceux qui auront cru les sermons des repentis du libéralisme tels notre président...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Tout flatteur vit aux dépends de celui qui l'écoute !
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les dirigeants de droite n'ont de cesse de faire l'apologie des forces de la régulation et de la dé régulation : voila le résultat ! Seuls les spéculateurs et les profiteurs tirent les marrons du
    feu..
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les PIGS réjouissent les ogres : à bons entendeurs...
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 04 May 2010 01:04:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">587a5f3293842efc5b6e9c946d093c4a</guid>
                <category>Europe !</category>        <comments>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-la-grece-une-opportunite-pour-les-ogres-49763878-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Résultats Val d' Oise]]></title>
        <link>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-32395694.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">INSCRITS 688590 / VOTANTS 262090 / EXPRIMES 254639 / BLANCS ET NULS 7451<br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;">N° LISTES Nbre de VOIX et pourcentage</span><br>
    <br>
    1 FN Jean Michel DUBOIS&nbsp; :15149 / 5,95%<br>
    2 CANABIS SANS FRONTIERES Farid GHENIOUECHE : 160 / 0,06%<br>
    3 POUR UNE France ET UNE EUROPE Jean Marie JULIA : 883 / 0,35%<br>
    4 L'EUROPE DE GIBRALTAR A JERUSA Gaspard DELANOE : 25 / 0,01%<br>
    5 COMMUNISTES Rolande PERLICAN : 23 / 0,01%<br>
    6 L'EUROPE C'EST VOUS Sabine HEROLD : 186 / 0,07%<br>
    7 UNE France ROYALE AU COEUR Patrick COSSERON DE VILLENOISY : 81 / 0,03%<br>
    8 UNION DES GENS CIR ILE DE France Alain MOURGUY : 80 / 0,03%<br>
    9 ALLIANCE ECOLOGISTE INDEPEND Jean Marc GOVERNATORI : 9594 / 3,77%<br>
    10 EUROPE DEMOCRATIE ESPERANTO Elisabeth BARBAY : 259 / 0,10%<br>
    11 SOLIDARITE France Axel De BOER : 451 / 0,18%<br>
    12 EUROPE ECOLOGIE Daniel COHN BENDIT:&nbsp; 44753 / 17,58%<br>
    13 UMP Michel BARNIER : 71076 / 27,91%<br>
    14 DEBOUT LA REPUBLIQUE Jean Pierre ENJALBERT : 6843 / 2,69%<br>
    15 NPA Omar SLAOUTI : 11267 / 4,42%<br>
    16 POUR UNE EUROPE UTILE Annick DU ROSCOAT : 1225 / 0,48%<br>
    17 LO Jean Pierre MERCIER : 2402 / 0,94%<br>
    18 EUROPE DECROISSANCE Jean Luc PASQUINET:&nbsp; 51 / 0,02%<br>
    19 LISTE ANTISIONISTE Dieudonné MBLA MBALA : 4083 / 1,60%<br>
    20 LA FORCE DE LA NON VIOLENCE Alain DUCQ : 21 / 0,01%<br>
    21 LIBERTAS Jérome RIVIERE : 9517 / 3,74%<br>
    22 CITOYENNETE CULTURE EUROPE André LOCUSSOL : 169 / 0,07%<br>
    23 LA TERRE SINON RIEN Françoise CASTANY : 3093 / 1,21%<br>
    24 FRONT DE GAUCHE Patrick Le HYARIC : 15126 / 5,94%<br>
    25 NEWROPEANS Marianne RANKE-CORMIER : 41 / 0,02%<br>
    26 PS Harlem DESIR : 36952 / 14,51%<br>
    27 MODEM Marielle DE SARNEZ : 21129 / 8,30%</span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 08 Jun 2009 13:35:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fb99112dfa85792fdd6b22e48ddf0fa5</guid>
                <category>Europe !</category>        <comments>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-32395694-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quelques citations avant d'aller voter ...]]></title>
        <link>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-32248618.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 12pt;">D. Cohn Bendit<br>
  <br></span>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-size: 12pt;">Nous avons intérêt à faire campagne ensemble pour créer une dynamique e nfaveur du traité (constitution européenne). Y compris avec l'UMP ! (Libération du 08 mars
      2005)</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 12pt;">Je suis pour le capitalisme et l'économie de marché (Une envie de politique, 1998, La Découverte)</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 12pt;">Des services comme le téléphone, la poste, l'électricité, n'ont pas de raison de rester dans les mains de l'Etat. Il n'y a pas de raison qu'il existe un service
      public de télévision. (Libération du 06 janvier 1999)</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 12pt;">Le PS doit poursuivre la mutation désormais entamée et assumer clairement l'option sociale démocrate qu'il a su esquisser dans cette campagne : accepter une
      mondialisation contrôlée qu ipuisse devenir, à l'instar de nos partenaires européens, une opportunité et pas seulement une menace. (Libération du 07 mai 2007)</span>
    </li>
  </ul><br>
  <img src="http://distusaispourquoi.d.i.pic.centerblog.net/a5vnqtne.gif" class="CtreTexte" height="182" width="125"><br>
  <div style="text-align: justify;">
    <b><span style="font-size: 12pt;">Avec de telles sorties, pas étonnant que la tête de liste UMP en Ile de France (Barnier), encense Cohn Bendit. Là où il se trompe, c'est en qualifiant Cohn
    Bendit de personnalité de Gauche</span><br></b>
  </div><br>]]></description>
        <pubDate>Thu, 04 Jun 2009 17:56:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0563ef30e06cfd0a2ff27d3cbe181e44</guid>
                <category>Europe !</category>        <comments>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-32248618-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[5 années Barroso, 5 années d'eurolibéralisme de trop : le PSE en redemande !]]></title>
        <link>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-32210270.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 12pt;">Cinq ans après le slogan « Et maintenant l'Europe sociale » du PS français pour les élections européennes, l'Union Européenne n'est pas plus rose, au
  contraire.&nbsp;La Commission Barroso a en effet poussé la libéralisation toujours plus loin : postes, transports, énergie, PAC, services, santé, politique commerciale et règles de concurrence de
  plus en plus dures.<br></span> <b><span style="font-size: 12pt;"><br>
  Et ce, avec la complicité du PSE qui a voté dans 70% des cas comme le PPE.</span></b>
  <p>
    <b><span style="font-size: 12pt;">UNE POLITIQUE DE MARCHANDISATION ET DE LIBERALISATION SANS LIMITES</span></b>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Li</span><span style="font-size: 12pt;">béralisation de la poste: Présentée en octobre 2006 par la Commission, la nouvelle proposition prévoit de libéraliser le
    courrier de moins de 50g, seul à ne pas encore être soumis à l'ouverture du marché. Adoptée définitivement par le Parlement européen en janvier 2008, elle fixe l'ouverture totale du courrier à la
    concurrence pour 2011. Fin de la péréquation tarifaire, fermeture de bureaux de poste, dégradation de la distribution : les conséquences de cette décision seront catastrophiques.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Directive services « Bolkestein »: 2004-2009 vit surgir la directive services « Bolkestein ». Après le Non français et néerlandais et la pression des syndicats et
    de la GUE, le principe du pays d'origine finit par être retiré du texte finalement adopté en décembre 2006.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Une politique des transports ultralibérale: La politique européenne des transports a également connu une accélération libérale, sous la conduite du Commissaire
    français Jacques Barrot (UMP).</span>
  </p>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-size: 12pt;">libéralisation du cabotage routier : votée en avril dernier par le Parlement, la proposition de la Commission flexibilise le cabotage, c'est à dire le transport
      routier national effectué par un véhicule immatriculé dans un autre pays. Véritable Bolkestein sur roues, le règlement permet à des transporteurs étrangers d'opérer des missions sur le
      territoire d'un Etat membre étranger, tout en obéissant au principe du pays d'origine. Le droit social applicable reste le droit du pays d'origine, avec pour toute limite 12 jours de travail
      consécutifs maximum et 3 opérations de cabotage en 7 jours. (1 par Etat membre).</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 12pt;">libéralisation du rail : Jacques Barrot a imposé la libéralisation du trafic fret depuis 2007, et celui du trafic international des voyageurs dès 2010, en
      attendant de pouvoir s'attaquer au trafic national et annihiler le service public ferroviaire.</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 12pt;">tentative de libéralisation portuaire, qui échoue devant le Parlement européen. La proposition ouvrait la porte à l'emploi de personnels non qualifiés et payés au
      rabais, en lieu et place des dockers formés pour assurer un haut niveau de sécurité et de services.<br>
      <br>
      <img class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/1/38/19/34/pipeau.bmp.gif" height="326" width="300">&nbsp;<br>
      " Quand l'Europe veut, l'Europe peut"</span>
    </li>
  </ul>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>Education et culture dans le colimateur de la Commission:</b><br>
    <br>
    Rien n'échappe a la frénésie libérale de la Commission, pas même les plus précieux des biens communs. La 'modernisation' des Universités est un des thèmes prioritaires de la Commission pour la
    stratégie de Lisbonne. La Commission Barroso s'est efforcée de promouvoir la privatisation des universités, notamment par la création du 'Forum européen pour le dialogue Universités-entreprises'
    lancé en 2009 pour aider les universités a 'se rapprocher du monde des affaires'. Il s'agit d'augmenter la proportion des fonds privés vers les universités, et de pousser ces dernières a mettre
    en place des programmes sur mesure pour les entreprises.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La culture est pour la Commission un bien marchand comme un autre. Le programme audiovisuel 'Media Mundus' proposé en début d'année a pour objectif de 'faciliter
    l'accès au marché des pays tiers et de nouer des relations commerciales' et 'd'accroitre la compétitivité de l'industrie européenne de l'audiovisuel'. Le programme a été adopte cette année par le
    Parlement européen.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Une politique commerciale accélérant la mondialisation libérale. La politique néo-libérale de la Commission sur le plan européen prépare les libéralisations futures
    au plan mondial, sous l'impulsion de l'OMC et de son Secrétaire général Pascal Lamy, socialiste français. Partie prenante du cycle de Doha démarré en 2001, l'UE, en la personne du Commissaire au
    Commerce Peter Mandelson (PSE) n'a cessé de pousser à l'ouverture des marchés des pays en développement, notamment en matière agricole.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">En parallèle, l'UE a entamé des négociations avec divers acteurs régionaux, dont la Corée du Sud, la Colombie ou l'Afrique de l'Ouest. Quand au partenariat
    économique transatlantique, il a conduit en 2007 à la création du Conseil économique transatlantique, où l'UE est représenté par le vice-président de la Commission Günter Verheugen (PSE).</span>
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-size: 12pt;">UNE DEREGULATION FRENETIQUE</span></b>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Une stratégie de 'simplification réglementaire' pour accroitre les profits: Symbole des orientations néo-libérales du President Barroso, l'agenda 'Better
    Regulation' ('mieux légiférer') vise a démanteler des législations européennes existantes. Ces dernières sont sélectionnées pour l'impact réel ou supposé qu'elles auraient sur la compétitivité
    entreprise: tout autre critère est mis de côté. Des ONG environnementales ont pu ainsi dénoncer les effets de cette politique en ce qui concerne la réglementation sur les déchets. Les instruments
    de droit pour protéger l'environnement sont remplacés par des 'stratégies thématiques' sans contenu réel. En revanche les entreprises bénéficient de facilite de paiement, allégement ou
    suppression de collectes statistiques, et modification des règles comptables vers une plus grande flexibilité.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Des règles de concurrence à outrance: La Commission européenne impose aux entreprises des règles de plus en plus dures concernant les aides d'état, jusqu'à ouvrir
    en 2006 des procédures contre la fiscalité des entreprises de l'économie sociale de plusieurs pays (coopératives agricoles et coopératives de consommateurs en Italie, France et Espagne).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Une politique alimentaire pour démanteler les obstacles aux profits: Durant la dernière législature, la Commission a largement poussé pour l'introduction des OGM.
    Par exemple, le maïs MON 89788 a été autorisé en décembre 2008, et ce pour une période de 10 ans. De même, la Commission a tenté d'autoriser l'importation de poulet chloré US en 2008, sans
    succès, et a obtenu de déréguler les standards de commercialisation des fruits et légumes, ce qui verra surgir sur les étales des fruits et légumes biscornus dès le 1er juillet 2009. Une
    directive rentrée en vigueur en avril 2009 met aussi fin aux emballages règlementés, favorisant les industriels et induisant en erreur les consommateurs, auxquels sont maintenant offerts des
    bouteilles d'huile de 92 cl ou des paquets de riz de 470 grammes.</span>
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-size: 12pt;">LES PEUPLES LAISSE A L'ABANDON DANS LA JUNGLE NEO-LIBERALE</span></b>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Soins de santé transfrontaliers: En juillet 2008, la Commission présente une proposition de directive sur les droits des patients en matière de soins de santé
    transfrontaliers. Elle fait suite à l'exclusion des soins de santé de la directive services. Adopté le 23 avril 2009, le rapport du député Bowis (PPE) sur la proposition suit la même logique de
    casse du service public de soins. Développant l'idée d'un « marché unique de la santé » au lieu d'un service public de la santé, les nouvelles mesures favorisent le tourisme médical en facilitant
    l'accès aux soins dans un autre pays de l'UE, sans autorisation préalable.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Le danger est que seuls les plus riches pourront se permettre d'aller se soigner à l'étranger, en gardant en tête que le remboursement préalable (tiers-payant)
    n'est pas prévu. Le PSE s'est contenté de s'abstenir de voter le rapport. La proposition doit maintenant être approuvée par le Conseil.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Une politique sociale du laisser-faire: L'extension du marché commun met les travailleurs européens de plus en plus en compétition entre eux, mais la Commission
    s'en satisfait et ne fait rien pour remédier a la situation, malgré les appels insistants et répétés des syndicats. Ainsi, elle s'est refusée de proposer une révision de la Directive sur le
    détachement des travailleurs, interprétée par la Cour européenne de justice sur la base du principe du pays d'origine dans les arrêts récents Laval, Viking, Ruffert et Luxembourg. Ces arrêts
    remettent en principes des droits fondamentaux conquis par les travailleurs tel que le droit de grève et sont en contradiction totale avec la jurisprudence de la Cour européenne des droits de
    l'homme.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">En ce qui concerne la révision de la Directive sur les travailleuses enceintes, la Commission se contente du service minimum en proposant un congé maternité de six
    semaines, tout juste au niveau des recommandations de l'Organisation Internationale du Travail, et bien en-deçà de la législation existante dans beaucoup d'Etats membres (16 semaines en France,
    20 semaines en Italie, 28 semaines au Danemark etc.).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La Commission a aussi omis de protéger les travailleuses les plus vulnérables comme les employées domestiques. Par ailleurs, elle continue de proposer des mesures
    visant a déréguler toujours plus, par exemple en proposant une extension du temps de travail dans les transports routiers jusqu'à 86 heures par semaines. Le Parlement européen, sous la pression
    des syndicats, a rejeté le texte de la Commission en mai dernier.</span>
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-size: 12pt;">Conclusion<br></span></b><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <span style="color: #ff0000;">Libéralisation, flexibilisation, dérégulation, tel est le bilan des 5 dernières années écoulées depuis les dernières élections européennes. 5 années où le PSE et le
    PPE ont main dans la main souscrit à l'agenda néolibéral de la Commission européenne. Voter et faire voter pour le Front de gauche, c'est la garantie d'une opposition sans faille à un
    néolibéralisme que la crise ne fait pas faiblir.</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 03 Jun 2009 18:50:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ab43f6793a28d9fefd83e60a978f72a8</guid>
                <category>Europe !</category>        <comments>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-32210270-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[A tous les socialistes, je dis, aidez-nous, comme vous l'avez fait en 2005 (...)]]></title>
        <link>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-32142101.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><b class="chapo">"<em>Libéré</em>" depuis qu'il a quitté le Parti socialiste, allié au Parti communiste pour les européennes du 7 juin, Jean-Luc Mélenchon rêve de
    ramener la "<em>vraie gauche</em>" au pouvoir. "<em>A tous les socialistes, je dis, aidez-nous, comme vous l'avez fait en 2005 (...) C'est par wagons entiers que viennent les électeurs
    socialistes!</em>", a-t-il lancé jeudi lors du meeting de Rivesaltes.</b><br>
    <br>
    <a href="http://www.lejdd.fr/cmc/elections-europeennes-2009/200922/le-beau-printemps-de-melenchon_213221.html">linke</a>&nbsp; lien vers l'article du JDD...<br>
    <br>
    <br>
    <img src="http://adhesion.lepartidegauche.fr/templates/ja_rutile/images/logo.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="78"><br>
    <br>
    <em>"Il sourit tout le temps, s'amuse, de sorties d'usine en salles remplies, rigole quand son portable n'arrête pas de sonner. Jean-Luc Mélenchon se sent libre, maintenant qu'il a quitté le PS,
    après trente ans de bons et loyaux services. "J'ai participé dans les années 1970 à la fondation de ce nouveau PS, se souvient-il, je l'ai connu ascendant et fraternel puis descendant,
    s'enfermant dans les compromissions. Aujourd'hui, je ne suis plus prisonnier des convenances." Et depuis que les sondages le placent devant le NPA de Besancenot, lui, le "laïcard", se met à
    croire. Allié au PC à la tête du Front de gauche, tête de liste dans le Sud-Ouest, il vit un printemps enchanté. Mélenchon était rugueux, toujours en colère. Aujourd'hui, il est à la mode. Dans
    une France en crise, ses défauts deviennent des qualités, il s'indigne, gueule contre "les salopards de droite" qui vilipendent les travailleurs, fait pleurer dans les chaumières sur ces
    "ouvrières qui ont les doigts et les poumons bousillés", et dont les usines ferment pour délocaliser en Bulgarie.../..."</em><br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 02 Jun 2009 03:12:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7e1e47526ae5340835c0a692b73f044a</guid>
                <category>Europe !</category>        <comments>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-32142101-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[On fait quoi le 07 Juin ?]]></title>
        <link>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-32012973.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://idata.over-blog.com/1/38/19/34//RolandGarros.jpg" class="CtreTexte" height="443" width="590">]]></description>
        <pubDate>Fri, 29 May 2009 13:44:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9161d8f60591fad44e773a4a24bed69b</guid>
                <category>Europe !</category>        <comments>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-32012973-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'Union Europénne et l'enjeu écologique : antinomie ?]]></title>
        <link>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-31933326.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><b>Antinomie</b> : contradiction entre deux idées, deux principes, deux propositions
    (Larousse).<br></span></span> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    Ll'une est l'écologie et l'autre la vision de marché ou la concurrence est libre et non faussée.</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Pourquoi ce qualificatif ?</span> tout bonnement parce qu'au dela des beaux discours rien ne sera
    possible du point de vue écologique si une ré orientation fondamentale des&nbsp; politiques européennes n'est pas opérée. Or ce ne sera ni avec la droite au pouvoir (JM Barroso à la commission et
    une majorité PPE au Parlement), ni avec une gauche européenne qui veut reconduire Barroso ou mettre en oeuvre le traité et l'agenda de Lisbonne que ce sera possible. Tous ceux donc qui
    revendiquent Lisbonne ou pensent qu'il faut faire avec (Europe écologie par exemple) nous enfument !<br>
    <b><br>
    Le contenu de Lisbonne interdit la mise en oeuvre de certaines options vitales ! Les pratiques des lobbies industriels à Bruxelles ou Strasbourg se chargeront&nbsp; de renforcer ces interdits. Le
    traité transatlantique&nbsp; en cours de négociation occulte également.</b> Et comme les peuples pourraient refuser ces manipulations, nul doute qu'on ne nous demandera plus notre avis sur ces
    grands sujets..<br>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    <img src="http://www.leplacide.com/document/08-02-08-marianne-assemblee-nationale.jpg" class="CtreTexte" height="176" width="243"><br>
    <br>
    La crise écologique est majeure. Les rapports du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et du Groupe intergouvernemental d'étude du climat (GIEC) en témoignent. Le risque est tel
    que si nous ne faisons rien, la possibilité de la vie humaine sur terre est elle-même menacée à terme.</span></span>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Face à cette crise écologique, la nécessité de politiques supra-nationales est évidente, car les
      choix effectués dans un pays ont des conséquences sur les autres (Tchernobyl ne s'est pas arrêté aux frontières de la France... et le mode de développement américain pèse d'un poids très lourd
      sur le climat planétaire). Il faut donc des législations acceptées par tous pour éviter les phénomènes bien connus de passagers clandestins par lesquels les Etats qui font des efforts sont
      pénalisés par rapport à ceux qui n'en font pas dans la compétition internationale.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Dès lors, l'espace européen est une échelle particulièrement pertinente pour les politiques
      environnementales.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Sous l'effet de pressions des pays du Nord, une législation prolifique s'est progressivement
      développée (I).</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Cependant, celle-ci est non seulement de plus en plus négociée avec les lobbies industriels, mais en
      outre, elle pèse peu dans le bilan écologique de l'Europe face à l'édifice communautaire qui promeut un libre échange aux lourdes conséquences sociales et environnementales (II).</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">La position de l'Union européenne dans les négociations climatiques est ainsi lourde de ces
      contradictions, prônant d'un côté un volontarisme politique (l'Union européenne « championne » de la lutte contre le réchauffement climatique) mais incapable d'imposer aux capitalismes
      nationaux des réductions massives de gaz à effet de serre et d'énergie (III).</span></b></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Plus grave encore, si le Traité de Lisbonne était ratifié, il empêcherait pour l'avenir toute
      possibilité de législation véritablement écologique (IV).</span></b></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Le Front de gauche propose donc une politique résolument écologique et sociale, qui invente un autre
      modèle de développement en Europe, basé sur la préservation et l'accès pour tous aux biens communs fondamentaux, la restauration des équilibres écologiques menacés et l'enrayement des
      politiques de libre-échange, en Europe et dans le monde (V).</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
    </p>
    <p style="background-color: #ffff00;">
      <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">I- Le droit environnemental européen : inflation et dépolitisation</span></b></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Le droit environnemental européen est <b>jeune, mais très prolifique</b>. Après un démarrage assez
      lent, il occupe une place majeure et la réglementation communautaire représente une quantité impressionnante de textes, sous forme de directives, règlements, décisions, recommandations ainsi
      que de « livres verts » et « livres blancs ».</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">En matière d'environnement, le Conseil décide à la <b>majorité qualifiée</b> des membres, sur
      proposition de la Commission et en co-décision avec le Parlement européen. Toutefois, ce dispositif comporte des exceptions importantes pour lesquelles les votes ont lieu à l'<b>unanimité</b> :
      l'aménagement du territoire, la gestion quantitative des ressources hydrauliques, l'affectation des sols, les choix en matière d'énergie et de structure de l'approvisionnement énergétique..
      Malgré ces limitations, <b>nombre de directives européennes sont plus avancées</b> en matière de droit environnemental que les législations nationales. C'est notamment le cas vis-à-vis de la
      France. Les contentieux qui ont opposé et opposent régulièrement la France à l'Union européenne par le biais de la Cour de justice des communautés européennes (CJCE), du fait de la
      non-transposition des directives ou du non-respect de la réglementation européenne, même minimale et souvent contestable, illustrent l'utilité de cette réglementation. Ainsi, les <b>principales
      dispositions du Grenelle de l'environnement</b>, présentées comme des innovations importantes, consistent surtout à mettre la France en conformité avec le droit environnemental européen. C'est
      le cas pour les pesticides (directive 2006, qui vise la réduction de certaines substances de 50% en dix ans), pour la taxation des camions qui traversent le territoire (directive Eurovignette
      de 2006, en cours de modification), pour les mesures d'efficacité énergétique (directive de 2006) pour la performance des bâtiments (directive de 2002), etc.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">La politique communautaire en matière de droit environnemental se fonde sur le principe de
      précaution inscrit dans le traité de Maastricht, sur l'action préventive et enfin sur la correction des atteintes selon le principe pollueur-payeur. Or ce droit tend à se contractualiser de
      plus en plus. Ainsi la <b>Commission européenne associe les industriels dans la confection d'un « droit négocié »</b>. On en connaît le résultat avec l'action soutenue des multiples lobbies de
      l'agriculture, des transports, de l'industrie. Il faut savoir que 15 000 « lobbyistes » divers sont présents à Bruxelles, qui est la deuxième capitale mondiale du lobbying après Washington, et
      que pour un « lobbyiste » issu de la société civile, on y trouve sept « lobbyistes » industriels !</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Par exemple, la directive <b>REACH</b> (Registration, Evaluation, and Authorization of Chemicals)
      sur les produits chimiques, qui certes a le mérite d'exister, a particulièrement souffert des lobbies de l'industrie chimique et a été considérablement amoindrie dans son périmètre
      d'application, une grande quantité de produits chimiques en ayant été finalement soustraits.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Il en est de même du règlement européen sur l'étiquetage des produits contenant des <b>OGM</b> : la
      mention OGM n'est obligatoire que pour les produits contenant plus de 0,9 % d'OGM (à l'exception des produits d'origine animale, lait, œufs, viande, qui ne sont pas étiquetés du tout). Pour
      l'agriculture biologique, le seuil devrait également passer à 0,9 % en 2009 dans le cadre d'un règlement prévu. Autant dire que cela signifiera la fin de toute filière biologique à part
      entière.</span></span>
    </p><br>
    <p style="text-align: center;">
      <b><span style="font-size: 12pt;">(OGM : Merci l'Europe !)</span></b>
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L268xH350/OGM-GE_1-e1874.jpg" class=
      "CtreTexte" height="295" width="226"><br></span></span>
    </p>
    <p style="background-color: #ffff00;">
      <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">II - Le lourd bilan écologique de l'Europe</span></b></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">A côté de ces maigres avancées, permettant concrètement d'obliger les collectivités locales à
      réparer les dégâts du système capitaliste (bon état écologique des eaux, fermeture des décharges sauvages, zones de protection Natura 2000), le droit communautaire est <b>entièrement dédié à la
      construction d'un marché intérieur libre et non faussé</b>, qui pousse au productivisme et produit la crise écologique. Dès lors, la législation européenne a un bilan écologique global
      largement négatif.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">2-1. Cet aspect est particulièrement net dans le domaine des transports et de
      l'énergie.</span></b></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Pour la seule semaine du 20 au 24 avril 2009, le Parlement a débattu et voté 2 résolutions
      législatives visant à la libéralisation des marchés. Le 22 avril, les eurodéputés ont voté la poursuite de la libéralisation du secteur de l'énergie. La directive adoptée programme le
      démantèlement d'EDF et de GDF, qui devront opérer une séparation entre leurs réseaux de transmission et leurs activités de distribution. Le 23 avril, les eurodéputés ont également autorisé les
      <b>chauffeurs d'autocars à travailler 12 jours d'affilée lors de voyages internationaux,</b> à partir de janvier 2010, contre 6 jours aujourd'hui. Ils ont aussi décidé d'abattre d'ici la fin de
      l'année certaines barrières à la libre circulation des poids lourds : à la suite d'une livraison internationale de marchandises, un camionneur sera autorisé à effectuer trois opérations de
      transports supplémentaires entre des villes européennes (cabotage) en sept jours, avant de rentrer. Avec tous les risques de dumping social qu'autorise cette pratique... et d'aberration
      environnementale !</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Dans ces deux exemples, non seulement le droit social est largement entamé, mais également la
      protection de l'environnement.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">2-1.1. Engagée depuis 1992, la <b>libéralisation du marché de l'énergie</b> présente un bilan
      économique, social et écologique particulièrement désastreux, comme on peut le constater en France :</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">- économique : Les prix de l'électricité sur le libre marché ont été bien supérieurs aux tarifs
      régulés d'EDF ! Peu de consommateurs ont finalement quitté EDF.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">- social : EDF a progressivement augmenté ses tarifs aux particuliers pour pouvoir financer sa
      politique de rachat d'entreprises européennes. Résultat : les impayés de factures EDF ont littéralement explosé ces dernières années.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">- écologique : Le débat sur l'optimisation des choix énergétiques a été esquivé en mettant en avant
      les impératifs de la concurrence européenne</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Enfin, EDF a commencé à réduire ses investissements dans le réseau de transport. L'égal accès de
      tous au service public de l'électricité sur le territoire de la République se détériore.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Des effets identiques sont constatés dans les pays qui ont cédé leurs services publics aux sirènes
      du profit : Royaume-Uni, Californie, c'est aussi l'explosion des tarifs, la surenchère dans la production et la consommation, et l'exclusion des pauvres.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">2-1.2. Quant aux</span> <b><span style=
      "font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">transports</span></b><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">, ils représentent en Europe la majeure partie des
      pollutions atmosphériques locales et globales, mais ils permettent aussi la réalisation concrète du libre marché au détriment des peuples.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Ainsi, selon l'Agence européenne de l'environnement, si les <b>émissions de gaz à effet de serre de
      l'Europe des 25</b> (les 27, moins la Roumanie et la Bulgarie) ont diminué de 7,9 % entre 1990 et 2005, celles du transport ont crû de 26 % ! Les progrès sur les véhicules ou les carburants
      sont plus qu'annulés par la croissance des trafics, en particulier aériens et routiers, encouragée par la politique de transport de l'Union européenne. Le train, cinq fois moins nuisant que la
      route et quinze fois moins que l'avion, perd du trafic en Europe parce que des garanties sociales y subsistent, parce que les autres modes ne paient pas leurs pollutions et enfin parce que la
      politique européenne épuise les compagnies ferroviaires publiques en brisant leur unité et en les mettant en concurrence entre elles et avec de nouveaux opérateurs privés. Ainsi, avec la
      directive « Eurovignette », dans sa version en vigueur, l'Union <b>interdit la mise en place d'une écotaxe « poids-lourds »</b> fondée sur les coûts externes environnementaux, n'acceptant que
      la prise en compte des coûts d'infrastructure.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">D'un point de vue social, cette politique des transports est entièrement vouée à l'augmentation des
      déplacements en Europe, dans le but de parfaire les échanges de marchandises. Grâce à l'interdiction des politiques d'harmonisation sociale et fiscale, <b>la multiplication des transports de
      marchandises sous-tarifés</b> permet aux transnationales de profiter, par les délocalisations et la gestion « à zéro stock », du dumping social et fiscal intra-européen. Dès lors, non seulement
      les transports les plus polluants sont favorisés, mais ce sont eux qui permettent la mise en concurrence généralisée des peuples et des entreprises au sein même de l'Union
      européenne.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">N'oublions jamais que la mondialisation libérale des échanges est rendue permise par un système de
      transports à bas prix, dont le coût environnemental n'est jamais pris en compte. En moyenne, un jeans vendu en France aura fait 30 000 km pour être produit, un pot de yaourt aux fraises 9 000
      km.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Un bon symbole de l'aberration écologique et sociale que constitue la mondialisation libérale se
      trouve dans l'histoire de la société Young's Seafood. Depuis des décennies, cette société pêchait en mer d'Ecosse des langoustines qui étaient décortiquées à la machine dans deux usines proches
      du lieu de pêche pour être commercialisées sur le marché britannique. Le fonds d'investissement états-uniens CapVest, qui a racheté cette société et voulait augmenter ses bénéfices a eu cette
      idée ingénieuse : congeler les langoustines dès leur débarquement, les transporter sur des porte-conteneurs à destination de la Thaïlande où elles sont décortiquées à la main, puis les
      recongeler et les ré-embarquer pour l'Ecosse, où elles sont cuites et vendues. Bilan : un voyage de 27 000 km pour les langoustines, 600 à 900 000 tonnes supplémentaires de CO2 émises et 120
      emplois supprimés en Ecosse et transférés à des ouvriers thaïlandais payés 65 centimes d'euros de l'heure.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">2-2. Politique agricole et de la pêche</span></b></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">2-2.1. La <b>politique agricole commune</b> (PAC) faisait jusqu'à présent figure d'exception puisque
      l'Union européenne avait mis en place des mécanismes de régulation du marché visant à favoriser l'autosuffisance alimentaire de l'Europe. Problème, la PAC a permis dès les années 70 d'atteindre
      cette autosuffisance... mais elle ne s'est pas arrêtée là ! Elle a depuis continué de favoriser les concentrations capitalistiques des exploitations, en avantageant par le système de
      subventions les grandes exploitations productivistes. Avec les réformes des années 90 et 2000, elle organise désormais une libéralisation totale des marchés agricoles, en abandonnant
      progressivement les outils de maîtrise des productions (fin des quotas laitiers pour 2013), en découplant les aides de la production (la seule taille des exploitations est prise en compte) et
      en substituant les mécanismes d'intervention publique sur les marchés par une aide à des systèmes d'assurance privée. Un deuxième pilier de la PAC apparaît en 2003 pour les territoires en
      difficulté, qui ne touche pas le cœur d'une agriculture capitaliste productiviste.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Dès lors, la course à la concentration capitaliste des exploitations se poursuit, tout comme la
      diminution de l'emploi agricole et la désertification de certaines régions. Et la l'emploi massif d'intrants (engrais azotés et autres pesticides) engendre non seulement un risque majeur pour
      les nappes phréatiques mais aussi une diminution progressive de la biodiversité, de la fertilité des sols et de la santé humaine.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Sur les marchés mondiaux, la PAC a longtemps permis de subventionner les exportations afin d'écouler
      les surplus européens, en réduisant à néant les agricultures paysannes des pays en développement. Elle s'est officiellement engagée à arrêter ces subventions (mais a recommencé pour le lait en
      décembre 2008). Cependant, elle continue de favoriser une agriculture capitaliste hautement compétitive et de poursuivre par le biais de sa politique commerciale extérieure au sein de l'OMC et
      de ses accords de partenariat la baisse généralisée des droits de douanes. Le dernier exemple en date est la renégociation des Accords de partenariat économique (APE) avec les 79 pays en
      développement des ACP, qui a imposé aux Etats de réduire leurs droits de douane de 80% dans les 15 ans à venir, empêchant ces Etats de protéger leurs industries naissantes et leur
      agriculture.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">2-2.2. La politique communautaire de la pêche répond aux mêmes problématiques. L'Union européenne a
      favorisé la pêche industrielle au détriment de la pêche artisanale dans une optique de profit . Plus puissante, pouvant pêcher au plus profond, cette pêche industrielle est la principale
      responsable de la destruction des ressources halieutiques. Par le biais des accords de partenariat, l'Union a même réussi à ouvrir les côtes maritimes africaines aux multinationales européennes
      en interdisant aux pêcheurs africains leur accès au prétexte de normes d'hygiène non respectées !</span></span>
    </p>
    <p style="background-color: #ffff00;">
      <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">III - L'Europe dans les négociations sur le réchauffement climatique : contradictions et
      impasses</span></b></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">La Commission européenne a publié en 2005 un « Livre Vert sur l'efficience énergétique », et en 2006
      un « Plan d'action pour l'efficience énergétique ». Ce dernier était axé sur la recherche de l'efficience énergétique et sur la « sécurité des approvisionnements ». Les grandes lignes en
      étaient les suivantes, regroupés sous l'objectif en forme de slogan des « trois fois 20 % » :</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">- La recherche de l'efficience énergétique devrait permettre une diminution de 20 % de la
      consommation d'énergie primaire d'ici 2020 ;</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">- La diminution des émissions de gaz à effet de serre sera de 20 % d'ici 2020 ;</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">- Le développement des énergies renouvelables qui devraient concerner 20 % de l'énergie primaire
      consommée.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Ces objectifs ont été entérinés dans un sommet Européen en mars 2007. Pour atteindre ces objectifs,
      un plan d'action pour 10 ans, avec un « paquet de mesures », a été proposé début 2008 par la Commission et discuté au Sommet européen des 11 et 12 décembre 2008, présidé par Nicolas Sarkozy. Ce
      sommet devait déterminer concrètement comment mettre en œuvre les engagements européens sur les 3*20. il devait « montrer l'exemple » et permettre la réussite de la conférence des Nations unies
      sur le changement climatique qui se tenait à Poznan au même moment pour négocier l'après Kyoto.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">A l'époque ce sommet a été présenté comme une réussite. C'est au contraire un <b>échec total et une
      journée noire pour le climat et l'environnement</b> comme l'ont dit à l'époque les Amis de la Terre.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Pour parvenir à <b>baisser de 20% les émissions de gaz à effet de serre</b>, l'UE a en effet misé
      essentiellement sur le <b>système d'échange des droits d'émettre les gaz à effet de serre</b>. Et les Etats ont négocié que <b>deux tiers</b> <b>des réductions</b> de gaz à effet de serre
      puissent se faire <b>hors du territoire de l'Europe</b>, par le jeu des « compensations carbone ». Sous couvert de compétitivité, ils ont conféré des droits gratuits pour les industries de
      nombreux pays, et notamment les exploitations de charbon polonaises, qui risquent, comme avant 2006, de supprimer l'effet incitatif du marché. Enfin, aucun système de sanction n'a été prévu
      pour inciter les pays à tenir leurs engagements.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Mis en place en 2003, le marché européen des « droits à polluer » a un bilan édifiant. Les quotas de
      droits à polluer ont été si généreusement distribués aux entreprises, qu'ils ont représenté bien plus que ce dont elles avaient besoin. Dès lors, le prix de la tonne carbone s'est effondré sur
      le marché dès la fin 2006 et quand le coût d'achat des permis est inférieur aux coûts de réduction des émissions, l'incitation ne fonctionne plus, les entreprises préfèrent acheter des droits
      sur le marché plutôt que de réaliser les investissements nécessaires pour réduire les émissions. Nombre d'entreprises, notamment dans le secteur de l'énergie, qui avaient pris des mesures de
      réduction de leurs émissions, ont pu profiter de cette manne, sans pour autant faire d'efforts significatifs dans le domaine des énergies renouvelables.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Pour parvenir à l'objectif de <b>20% des énergies renouvelables</b>, la Commission européenne ne
      s'appuie que sur la <b>libéralisation du marché intérieur de l'énergie</b>, seule capable selon elle de susciter l'innovation et l'émergence d'acteurs produisant des énergies propres. C'est
      désormais chose faite puisque le Parlement européen a voté un troisième paquet énergie le 22 avril 2009 pour parachever cette libéralisation, en obligeant les opérateurs (type EDF et GDF) à
      scinder leurs opérations de réseaux et de distribution. Par ailleurs, le « libre choix » a été laissé à chaque Etat de recourir ou non à l'énergie nucléaire. La France a demandé, heureusement
      sans succès, que l'énergie nucléaire soit reconnue comme « propre », remplaçant la notion d'énergies renouvelables par celle d'« énergies non carbonées ».</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Enfin, l'objectif de <b>20% d'économies d'énergies</b> ne figure plus dans le paquet qu'à titre
      rhétorique, <b>aucune mesure contraignante</b> n'étant proposée pour le réaliser, comme si la croissance des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique permettaient une économie globale
      d'énergie. En revanche, un <b>nouvel objectif de 10% d'agrocarburants</b> a été confirmé, sous la pression des lobbies agroindustriels, qui comporte un bilan écologique et climatique
      extrêmement discutable, et contribue à solvabiliser l'importation massive en Europe de cultures de plantations vouées à la voiture, au détriment des besoins alimentaires des populations, comme
      l'ont montré les émeutes de la faim début 2008.</span></span>
    </p><br>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      <img src="http://www.nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2009/04/langue_bois_220.jpg" class="CtreTexte" height="215" width="215">
    </p>
    <p style="text-align: center;">
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Alors une "Europe écologique" c'est de la lngue de bois ?</span></span>
    </p>
    <p style="text-align: center;"></p>
    <p style="text-align: center;">
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
    </p>
    <p style="background-color: #ffff00;">
      <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">IV - Une fois ratifié, le Traité de Lisbonne empêchera toute politique écologiste
      conséquente</span></b></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Le <b>Traité de Lisbonne</b>, s'il était ratifié, graverait dans le marbre les orientations
      libérales de l'Europe créant un risque majeur pour l'environnement.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Sont ici cités des articles des parties 3 « politiques et actions internes de l'Union » (P3.) et 5 «
      Action extérieure de l'Union » (P5.).</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Ainsi, le Traité de Lisbonne consacre la mise en place d'un marché intérieur libre et non faussé, et
      le garantit par une interdiction absolue d'aides aux entreprises. C'est sur la base de ces articles que sont régulièrement adoptées les directives de libéralisation des services (énergie,
      transport, réseaux, etc.) aux conséquences sociales et environnementales désastreuses.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">P3. Titre I Marché intérieur - article 26 « 1. L'Union européenne adopte les mesures destinées à
      établir ou assurer le fonctionnement du marché intérieur. 2. Le marché intérieur comporte un espace dans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes,
      des services et des capitaux est assurée selon les dispositions des traités. »</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">P3. Titre VII Règles communes sur la concurrence, la fiscalité et le rapprochement des
      législations.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Article 106 (ex 86 TCE) « les Etats n'accordent de droits spéciaux ou exclusifs, n'édictent ni ne
      maintiennent aucune mesure contraire aux règles du présent traité pour les entreprises publiques »</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Article 107 (ex 87 TCE) « sauf dérogation prévue par le traité, les Etats n'accordent pas d'aide qui
      menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou production »</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Cette prééminence de la logique libérale est consacrée dans les titres VI - Transports, XVI -
      Réseaux trans-européens et XXI- Energie, dont le principal objectif est de renforcer « un espace sans frontières intérieures ».</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Le Traité de Lisbonne inscrit une politique commerciale vouée à la libéralisation des échanges, en
      Europe et dans le monde, et fait de la Commission le porte parole actif de cette libéralisation dans les échanges internationaux.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">P3. Titre II Libre circulation des marchandises - article 32 « La Commission s'inspire dans
      l'exercice des missions qui lui sont confiées : a/ de la nécessité de promouvoir les échanges commerciaux entre les Etats-membres et les pays tiers ».</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">P5. Titre II Politique commerciale commune - article 206 « Par l'établissement d'une union douanière
      conformément aux articles 28 à 32, l'Union contribue dans l'intérêt commun au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges
      internationaux et aux investissements étranges directs, ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres. »</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Dans le domaine environnemental, le Traité fixe l'unanimité pour les éléments essentiels d'une
      politique européenne (aménagement du territoire, production énergétique, dispositions à caractère fiscale). Une taxation environnementale est donc par exemple impossible à mettre en place en
      Europe.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">P3. Titre XIX Environnement - article 192 « Le Conseil statue à l'unanimité (procédure législative
      spéciale) et après consultation du Parlement européen pour a/ les dispositions à caractère fiscal, b/ la gestion des ressources hydrauliques, l'affectation des sols, les mesures affectant
      sensiblement le choix d'un Etat-membre entre les différentes sources d'énergie et la structure générale d'approvisionnement énergétique ».</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Enfin, le Traité consacre une politique agricole vouée à la productivité, et à la réduction de la
      main d'œuvre. Ainsi, des aides agricoles liées à l'emploi seraient très certainement annulées par la CJCE.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">P3. Titre III Agriculture et pêche - article 39 (ex. 33 TCE) « La PAC a pour but : d'accroître la
      productivité agricole en développant le progrès technique, en assurant le développement rationnel de la production agricole ainsi qu'un emploi optimum des facteurs de production, notamment de
      la main d'œuvre ».</span></span>
    </p>
    <p style="background-color: #ffff00;">
      <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">V - Quelles alternatives pour une Europe écologique et sociale ?</span></b></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">La crise écologique est intrinsèquement liée au système capitaliste et à son moteur productiviste,
      dont les effets sont décuplés par la libéralisation des échanges. Une Europe écologique et sociale repose donc sur un autre modèle de développement, qui garantit à tous l'accès aux biens
      fondamentaux, restaure les équilibres écologiques menacés, et enraye le processus de libre échange, en organisant notamment une relocalisation des activités de production et de
      consommation.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Ainsi, le programme du Front de gauche propose les orientations suivantes :</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">5-1. La remise en cause du sacro saint principe de libre marché, en Europe et hors de l'Europe,
      et avec lui de la ratification du Traité de Lisbonne.</span></b></span>
    </p>
    <ul>
      <li>
        <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Arrêt immédiat des libéralisations et privatisations en cours et le retour au public des biens
        fondamentaux (énergie, EDF-GDF, transports, service postal, etc.).</span></span>
      </li>
    </ul>
    <ul>
      <li>
        <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Abandon des traités de libre échange avec les pays en développement (et la renégociation les
        accords de partenariat économique) et annulation de leur dette publique.</span></span>
      </li>
    </ul>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">5-2. La mise en place d'un véritable Plan climat énergie européen</span></b></span>
    </p>
    <ul>
      <li>
        <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Relèvement des ambitions du « paquet » européen : priorité donnée aux économies d'énergie d'ici
        2020 (25 à 30%), diminution de 30% des émissions de gaz à effet de serre, maintien des objectifs de 20% des énergies renouvelables avec de fortes sanctions en cas de non atteinte, abandon de
        l'objectif de 10% d'agrocarburants</span></span>
      </li>
    </ul>
    <ul>
      <li>
        <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Création d'un Pôle public européen de l'énergie, qui garantisse le droit à l'énergie pour tous et
        planifie l'atteinte des objectifs du Plan climat</span></span>
      </li>
    </ul>
    <ul>
      <li>
        <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Arrêt de la libéralisation des transports et mise en place d'une politique de transports adaptée
        (développement des transports par rail et canaux, taxation du fret routier, relèvement massif et immédiat des normes anti pollution sur les voitures)</span></span>
      </li>
    </ul>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Face à la crise, un plan massif de réhabilitation des logements et d'investissement dans les lignes
      de transport collectif régionales doit être engagé immédiatement.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">5-3. Pêche et agriculture : souveraineté alimentaire, et priorité à l'emploi et la protection de
      l'environnement</span></b></span>
    </p>
    <ul>
      <li>
        <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Maintien d'un mécanisme de régulation du marché agricole de type PAC en le réorientant en faveur
        d'une agriculture paysanne et respectueuse de l'environnement ; interdiction des cultures et essais d'OGM en plein champ et de leur commercialisation, ainsi que des pesticides à risques ;
        arrêt de toute politique d'exportation agricole pour garantir la souveraineté alimentaire des pays</span></span>
      </li>
    </ul>
    <ul>
      <li>
        <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Renforcement de la protection des espèces halieutiques menacées ; mise en place d'une politique de
        régulation de la pêche, qui permette de soutenir la pêche artisanale, d'en moderniser la flotte, et de contraindre la pêche industrielle</span></span>
      </li>
    </ul>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">5-4. Planifier la restauration écologique</span></b></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">La restauration des grands équilibres écologiques aujourd'hui menacés ne doit pas être laissée au
      gré du marché. Une politique ambitieuse de planification écologique doit viser à reconstituer les ressources naturelles et à les protéger (eaux, littoraux, espèces menacées, luttes contre la
      désertification dans certaines régions) en augmentant et en mobilisant des fonds structurels alimentés par des taxes globales à créer et en luttant contre les politiques de privatisation des
      sols et du vivant.</span></span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 27 May 2009 15:49:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">19f1ca943d018d78763507465161f50a</guid>
                <category>Europe !</category>        <comments>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-31933326-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le positionnement du Modem "à l'Europe" est bien de droite !]]></title>
        <link>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-31901071.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">La campagne que mène François Bayrou avec le MODEM est un modèle de politique politicienne :</span>
  </p>
  <ul>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Elle exploite l'exaspération contre le sarkozysme et ses méthodes, en attaquant violemment un Président
      impopulaire et en sortant bien à propos un ouvrage intitulé « Abus de pouvoir », ce qui permet à son auteur François Bayrou de s'exprimer partout dans les médias, et hors quotas.</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Les déclarations faites dans les meetings s'appuient sur les inquiétudes nées de la crise actuelle pour justifier
      une charge contre l'Europe néo-libérale et affirmer que l'Europe doit changer de modèle.</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">On essaie de mordre sur l'électorat social-libéral du PS en défendant les services publics, se prononçant contre
      le dumping fiscal, en réclamant partout des convergences et des régulations et en faisant des réserves sur l'intégration de la France dans l'OTAN</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">On désigne comme têtes de listes des personnalités médiatiques, en dehors du jeu politique traditionnel pour
      donner une image de novation et de modernité</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">On exploite les déchirures du Parti Socialiste et les maladresses de sa main tendue, en se plaçant au cœur du jeu
      politique</span>
    </li>
  </ul>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Évidemment, tout ceci n'a rien à voir avec un quelconque projet européen ; il s'agit simplement de marquer de
    nouveaux points dans le seul horizon qui compte aux yeux de François Bayrou, celui de la présidentielle de 2012.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Parce qu'en effet, il faut y regarder de plus près :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><strong>A Bruxelles, le Modem fait partie du Parti Démocrate européen (PDE) coprésidé par François Bayrou, parti qui
    siège dans le groupe ADLE (Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe).</strong><br>
    Le PDE, dans son manifeste et dans son programme, se situe nettement dans la mouvance du Parti Démocrate américain, en débordant de bons sentiments sur la paix, la démocratie, le social, en
    défendant l'économie sociale de marché et l'atlantisme. Il soutient ardemment le libre échangisme, (« Par le commerce, ..., l'Europe peut promouvoir ses valeurs à travers le monde » !) la très
    libérale stratégie de Lisbonne et défend des réformes institutionnelles, mais sans jamais remettre en cause le traité de Lisbonne.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Dans les faits, l'examen des votes de la dernière mandature montre que le PPE, le PSE et l'ALDE ont voté ensemble
    presque tous les textes sur la dérégulation et la privatisation de l'économie. D'ores et déjà, on sait que ces trois groupes ont procédé par avance, sans attendre le résultat des votes, à des
    arrangements en vue de la prochaine mandature pour poursuivre un partage des pouvoirs.<br>
    En fait, <strong>le Modem se range résolument dans le camp des conservateurs éclairés</strong> qui mettent en avant des réformettes, s'abritent derrière des beaux discours dépourvus d'engagements
    précis et qui en fait défendent les intérêts des classes dominantes. De plus, dans les postures qu'il prend en France, il joue très habilement un jeu de quasi opposition basé sur les ambitions
    présidentielles de François Bayrou.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Alors que, face au MODEM, le PS est englué dans ses contradictions stratégiques, il revient au Front de
    Gauche de faire obstacle à ces mécanismes politiciens bien huilés.</strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 26 May 2009 19:02:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5911182d5e9236519c22a96a64010184</guid>
                <category>Europe !</category>        <comments>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-31901071-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[On prend les mêmes et on recommence ?]]></title>
        <link>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-31900962.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">La réponse officielle de l'Europe à la mondialisation s'incarne aujourd'hui dans la « Stratégie de Lisbonne ».
    Lancée en mars 2000, en plein boom Internet et face au risque de décrochage européen par rapport aux performances économiques américaines, cette initiative visait à faire de l'Europe « l'économie
    de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde à l'horizon 2010 ». Après quatre années d'immobilisme et un premier bilan lucide établi par le Rapport Kok de 2004, elle fut
    relancée en mars 2005 et recentrée sur la « croissance et l'emploi ». Elle est aujourd'hui devenue la stratégie centrale et consensuelle de l'Union européenne à 27 dans les domaines économique,
    social et environnemental, la « réponse européenne à la mondialisation ».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Le Conseil européen des 13 et 14 mars 2008 en a adopté le troisième cycle pour la période 2008-2010, dans la
    continuité du cycle précédent.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Pour l'actuelle Commission européenne (présidée par JM Barroso candidat à sa propre succession et soutenu par
    plusieurs partis "socialistes" en Europe..), qui en a fait son cheval de bataille, la Stratégie de Lisbonne telle que relancée en 2005 est désormais un succès et doit être poursuivie telle quelle
    jusqu'en 2010 et au-delà. La Commission s'appuie notamment sur l'amélioration de la performance économique globale de l'Union européenne en 2006-2007 et sur les 6,5 millions d'emplois créés au
    cours de cette période. Il est prévu de poursuivre dans la même direction, alors même que la crise systémique que nous vivons devrait encourager au contraire à réexaminer la mondialisation
    libérale et à revoir totalement les règles et les instruments.</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Une évaluation très critique de toutes parts des résultats obtenus</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">L'agenda de Lisbonne a attiré la critique de tous côtés :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Les critiques de gauche le voient naturellement comme une tentative d'imiter les USA et de démanteler le modèle
    social européen ; on y reviendra. Mais d'autres points de vue émanant des socio-démocrates, de la droite et du centre ne sont pas tendres non plus : Pale imitation des États-Unis, une liste
    disparate d'objectifs parfois contradictoires et suivant les modes, des formulations comme « l'économie de la connaissance la plus compétitive du monde » sources de dérision, et surtout des
    résultats très en deçà de ce qui était prévu et des méthodes peu efficientes. Un rapport -Europe 2015- commandé en 2008 par le Gouvernement français à Laurent Cohen-Tanugi pour faire le bilan de
    cette stratégie dresse un bilan accablant :</span>
  </p>
  <p>
    <strong><em><span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">« Dans le moyen et le long terme, la Stratégie de Lisbonne ne constitue plus une réponse suffisante à la
    mondialisation,</span></em></strong> <em><span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">et ce pour au moins trois raisons :</span></em>
  </p>
  <ol>
    <li>
      <strong><em><span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Ses « performances » comme moteur d'adaptation des économies européennes à la mondialisation sont tout
      d'abord insuffisantes</span></em></strong> <em><span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">face à l'intensification de la compétition mondiale. Loin d'avoir
      comblé le fossé qui la séparait des États-Unis, l'Europe est désormais également menacée de déclassement du fait de la montée en puissance des géants économiques asiatiques.</span></em>
    </li>
    <li>
      <em><span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">l'Union européenne est par ailleurs confrontée à de <strong>nouveaux défis</strong>, dans son environnement
      extérieur tout comme en son sein même, dont l'existence ou du moins l'ampleur n'étaient pas perçues en 2000, ni même en 2005 : la concurrence du monde émergent, la problématique énergie/climat,
      les effets de l'élargissement à 27, la crise financière internationale, la géopolitisation de la mondialisation. A ces défis correspondent de <strong>nouvelles opportunités</strong> dont
      l'Europe doit savoir se saisir : une croissance mondiale dynamique, une mobilité plus grande des compétences et des talents, la montée en régime de l'euro comme monnaie internationale, les
      apports institutionnels du traité de Lisbonne</span></em>
    </li>
    <li>
      <em><span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Enfin et surtout, la Stratégie de Lisbonne ne concerne que l'<strong>adaptation</strong> des économies et des
      sociétés européennes à la mondialisation : l'Europe ne peut la réussir seule, c'est-à-dire sans l'articuler avec une <strong>stratégie économique extérieure qui doit reposer sur des instruments
      différents et contribuer à façonner la mondialisation.</strong>»</span></em>
    </li>
  </ol>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Il est d'ailleurs intéressant de noter qu'en dépit de ses orientations atlantistes et pas vraiment de gauche, le
    rapport propose à la Présidence Française de l'Europe des pistes intéressantes de profondes réformes de gouvernance européenne et de prévention des dérives du capitalisme financier qui n'ont pas
    été suivies d'effets.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Ainsi donc, même si on en acceptait les prémices, ce qui n'est pas notre cas, la stratégie de Lisbonne mérite d'être
    remise à plat dans ses analyses, ses objectifs et ses méthodes. Mais, pour le Front de Gauche, un tel processus est inutile</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Changer de logiciel</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Plusieurs points qui sont à la base de la stratégie de Lisbonne nous paraissent à reconsidérer fondamentalement
    :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">Il ne sert à rien d'adapter l'Europe à la mondialisation si on ne change
    pas la conception même de la mondialisation</span> aujourd'hui entièrement basée sur le profit, la spéculation financière, l'exploitation des plus faibles, le pillage des ressources naturelles et
    la marchandisation à outrance. L'Europe se doit de définir une Alter Mondialisation.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">La question de la croissance ne peut résider sur un accroissement indifférencié et incontrôlé des biens et services,
    au détriment des équilibres écologiques de la planète, de la montée des besoins factices et des inégalités. <span style="text-decoration: underline;">Nous devons définir une nouveau mode de
    développement social et écologique.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">La concurrence ne peut servir de base à une économie de la
    connaissance</span>, que ce soit dans l'éducation, la recherche, l'innovation, les brevets, .... L'économie de la connaissance telle que nous la concevons implique des services publics, un libre
    accès de chacun à la connaissance, l'arrêt de développements technologiques tournés vers une commercialisation intensive, inutile et dispendieuse.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">Au sein de l'Europe, Il convient d'établir une « cinquième liberté » - la
    libre circulation des connaissances-</span>, qui aille au-delà des ambitions actuelles visant à permettre aux chercheurs de se déplacer plus librement, aidés en cela par la création d'un Espace
    européen de la recherche. La « cinquième liberté » doit <span style="text-decoration: underline;">s'attaquer aux nouveaux défis qui émergent avec le passage du monde réel au monde virtuel où
    circulent sans arrêt des biens immatériels</span>. Par exemple, les méthodes de protection des droits de propriété intellectuelle vont devoir changer radicalement, à une époque où des produits
    sont développés en open source ou alors que des produits électroniques ou de divertissement peuvent facilement être téléchargés de n'importe où sur la planète.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">La question de la libre circulation des personnes acquiert elle aussi une tout autre dimension lorsqu'un travail
    basé sur des connaissances peut être effectué dans le cyberespace plutôt qu'au travers d'une présence physique sur un territoire donné.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">La poursuite de l'actuelle politique sociale de l'Europe est inacceptable
    pour les travailleurs</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Les résultats quantitatifs flatteurs affichés par la Commission Européenne, avant la crise, sont fallacieux.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Ces développements sont la conséquence modèle des réformes déjà mises en œuvre sur les marchés européens du travail,
    qui ont souvent induit un certain relâchement de la réglementation du travail , ainsi qu'une modification des politiques de contrôle actif des prestations de chômage et de la fiscalité du travail
    ; les régimes de départ à la retraite anticipé, de protection du travail régulier et relatifs à la fixation des salaires ont pour leur part été relativement épargnés. L'augmentation de la
    flexibilité ajoutée à la diminution des protections sociales a contribué à une croissance de l'emploi, en contrepartie d'un développement de la précarité et de la fragilité des travailleurs. Nous
    devons au contraire promouvoir les mesures de protection et de valorisation des ressources humaines</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Parce qu'il propose un autre modèle de développement dont l'Europe pourrait être porteuse, Le Front de Gauche est
    aussi opposé à la Stratégie de Lisbonne qu'au projet de traité du même nom. Ce sont des cadres qui correspondent à une vision dépassée et néfaste du projet européen.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 26 May 2009 18:58:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">db6b514539b44c33e75b9f94a8549026</guid>
                <category>Europe !</category>        <comments>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-31900962-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[7 raisons pour voter Front de Gauche aux élections européennes du 7 juin]]></title>
        <link>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-31898098.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><b>1.- Pour s'engager en politique</b></span><br>
    « Si tu ne t'occupes pas de politique, la politique s'occupe de toi ». Certains peuvent avoir tous les griefs de la terre contre les partis politiques ou contre la politique elle-même, mais s'ils
    restent à pester dans leur coin cela ne sert à rien, les choses n'avancent pas pour autant. Voter pour les listes du Front de Gauche n'exige pas un accord sur tous les sujets. La preuve : le
    M'PEP a de nombreuses différences avec le Front de Gauche, mais aussi des points d'accords qui justifient son soutien ! Dans un « front », il faut de la diversité ! Ceux qui considèrent que le
    Front de Gauche va dans le bon sens doivent donc s'y engager. Par exemple, ne serait-il pas cohérent que le mouvement altermondialiste appelle à ne pas voter pour les partisans du traité de
    Lisbonne (UMP, PS, MoDem, liste Europe écologie), sans pour autant appeler à voter ?<br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>2.- Pour affaiblir électoralement les partis « prosystème »</b></span><br>
    Le 7 juin 2009, voter pour les listes de l'UMP, du PS, du MoDem et des Verts, ce sera du pareil au même.<br>
    Tous ces partis étaient hier favorables au Traité constitutionnel européen, tous sont aujourd'hui des adeptes du Traité de Lisbonne qui en est la copie conforme. Il faut faire barrage aux listes
    des partis « pro-système » en ne votant pas pour elles aux<br>
    élections européennes.<br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>3.- Pour mettre un grain de sable dans le système européen</b></span><br>
    L'élection de beaucoup de députés du Front de Gauche ne permettra évidemment pas de changer d'Europe. Mais ces élus seront les relais et les vigies des luttes sociales qui s'opposeront aux
    directives libérales élaborées par la Commission européenne.<br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>4.- Pour ne pas disperser ses voix</b></span><br>
    Pour être efficaces, encore faut-il que les électeurs de gauche concentrent leurs voix sur les listes qui présentent la perspective politique ayant le maximum de potentiel, en écartant les listes
    de division qui conduisent à l'impasse comme celles du NPA et de LO.<br>
    <br>
    <img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L400xH268/parisot_medef-2-2-72713.jpg" class="CtreTexte" height="201" width="300"><br>
    <div style="text-align: center;">
      (si, si, je vous certifie que çà a bien un rapport direct avec le 7 juin !)<br>
    </div><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>5.- Pour soutenir les analyses et propositions du Front de Gauche</b></span><br>
    Le Front de Gauche appelle à « Changer d'Europe ». Il s'agit d'un appel à refonder toute la construction européenne, sa conception même, et non plus simplement de tenter de la faire bouger en
    s'inscrivant dans son cadre actuel. Pour le M'PEP, cette question est centrale, car se sont bien les fondements de la « construction » européenne qui doivent être revus, et<br>
    non simplement ses politiques.<br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>6.- Pour encourager la seule initiative unitaire</b></span><br>
    Ce dont a besoin la gauche de gauche, avant tout, c'est d'unité. La gauche de gauche doit faire preuve d'intelligence politique et admettre qu'elle ne parviendra pas à surmonter ses divergences
    d'un coup de baguette magique ; alors, en attendant, il faut s'unir sur des bases acceptables par tous afin de faire face à la droite. C'est ce que semblent avoir compris les partis fondateurs du
    Front de Gauche, et ils sont les seuls à avoir lancé une démarche unitaire à la gauche du Parti socialiste.<br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>7.- Pour progresser dans la reconstruction de la gauche</b></span><br>
    Après le désastre de l'élection présidentielle de 2007, l'heure est à la reconstruction de la gauche.<br>
    Cette reconstruction doit porter sur deux aspects : rétablir des repères idéologiques solides ; réorganiser les alliances. L'élection européenne est une étape importante dans cette perspective.
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 26 May 2009 17:52:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a1d471196b62173221b568a3a97dc403</guid>
                <category>Europe !</category>        <comments>http://www.merysuroiseetmvr.net/article-31898098-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
