Le blog de MVR à Méry sur Oise

Le Syndicat Général du Livre et de la Communication Ecrite (SGLCE) CGT, a fait paraître un communiqué le 09 juillet.



"Etats Généraux de la Presse : posons la vraie question !

La mort de la presse n'est pas écrite, la formule couvre les murs de la Maison du Livre CGT, 94 boulevard Blanqui à Paris.

Sur fon de crise de la presse, le président de la République invite à des Etats Généraux de la presse à l'automne prochain.

Pour ceux qui considèrent la presse comme un commerce : l'entreprise de presse doit générer des profits et être le relais pour l'accès au pouvoir économique et poliique. Pour ceux là et l'Institut Montaigne, le mal dont souffre la presse est dû au trop de statut et trop de régulation.

Les défenseurs de cette conception s'appuient de façon démagogique sur la loi du 29 juillet 1881 qui consacre la liberté 'expression, d'opinion et de l'entreprise. Ils détournent cette liberté pour faire de la presse l'esclave du pouvoir de l'argent "politico-industriel"

Au SGLCE, notre conception s'oppose à cette vision libérale de la presse. Pour nous, la presse a une mission sociale et culturelle. Elle doit délivrer une information avec une volonté de recherhcer la vérité et non faire allégeance à la majorité "bien pensante". Elle éveille et interroge le lecteur au lieu de le formater et de le crétiniser.

L'entreprise de presse est, d'intérêt public, éloignée des lois liberticides du marché ; une liberté d'entreprendre encadrée de garde-fous et régulée par des critères législatifs, économiques et professionnels.

Cette conception est celle que partageait le congrès de la FNP (ancienne dénomination de la Féédération Nationale de la Presse Française) qu iinscrivait 17 articles lors de son congrès du 23 novembre 1945 dont, en article 1 : "la pesse n'est pas un instrument de profit commercial, mais un instrument de culture : sa mission est de donner des informations exactes, de défendre des idées, de servir la cause du progrès humain..".

Dans l'article 9, la FNP précisait " tout acte ou tentative capitalistique tendant.... à limiter leur liberté d'expression (celle des journalistes), à acheter leur concours ou leur silence, sont un crime ou un délit qui doivent être réprimés par la loi".

Les Etats Généraux de la Presse devront choisir entre ces deux conceptions :

  • celle des libéraux qu iconfirme la volonté de développement de l'ignorance, el déclin de l'intelligence critique et qui entrine une société atticulée autour d'individus avides de profits et de pouvoir et d'autres, asservis,
  • celle que nous défendons qui consacre la presse et le pluralime comme vecteurs essentiels de toute démocratie, pour une société qui sert le progrès humain, combat les injustices e ts'attribue des objectifs civiques et moraux.
Du choix opéré découlera le modèle économique de la presse"


Jeu 10 jui 2008 2 commentaires
Sociale et culturelle !!! comme tu y vas fort au prix du moindre journal, on repassera pour le "social" et "culturelle", il faut vraiment bien choisir son journal. A part cela, il faut surtout voir qu'il y a un fossé entre cette déclaration et l'attitude d'une majorité d'écrivain de presse un peu trop attaché à de vieux avantages acquis.Car en effet, si les ouvriers du livres sont touchés, les journalistes sont globalement plus dans la catégorie bien pensante. Il va falloir trouver un terrain d'entente pour en effet éviter le "développement de l'ignorance, le déclin de l'intelligence critique qui entérine une société articulée autour d'individus avides de profits et de pouvoir et d'autres, asservis." Attention ne me faites pas dire que tous les journalistes et hommes de presse sont pourris, mais reconnaissons qu'à l'heure actuelle, on a du mal à avoir confiance dans les médias pour développer autre chose que de l'ennui. A+ frederic
frederic legiemble - le 10/07/2008 à 22h26
Ceci prouve bien que l'orientation prise par les patrons de presse est celle de faire de l'écrit un marché et pas autre chose, à quelques exceptions près ! Le Syndicat National des Journalistes CNJ CGT milite d'ailleurs avec nous pour préserver à la presse écrite  ou audiovisuelle, ce rôle émancipateur.Mais je suis d'accord avec toi, il faut vraiment bien choisir son tître pour trouver autre chose que la sempiternelle soupe de la pensée unique.. Il faut aussi compter sur l'effort personnel du lecteur pour procéder à une analyse critique de ce qu'il lit ou entend, mais là également le pouvoir en place faire oeuvre de décervellement et de crétinisation pour éradiquer de nos chères têtes blondes cette envie et cette capacité au citoyen de se faire sa propre opinion par lui même.
MVR
j'ai toujours admiré le travail des journalistes et suis convaincue que bien des prises de pouvoir ont toujours débuté par la censure de la télé et de la presse écrite... Quand Ségolène dénonce le harcellement dont elle est victime, ou qu'elle proclame qu'il y a aussi en France des choses plus importantes en France que la libération des otages...elle n'aurait pas du être la seule à le dire... J'espère sincèrement que la presse continuera à servir de contre-pouvoir pour le bien de tous... depuis quelques temps, je ne peux m'empêcher de penser qu'il faudra bien "rentrer en résistance", un jour ou l'autre...
ghislaine - le 11/07/2008 à 00h37