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Revue de Presse

Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /Mars /2009 17:27
Florence Cousin, après 44 jours de grève de la fin, a enfin pu mettre un terme à sa lutte. Elle va maintenant tenter de récupèrer ses forces physiques à l'hopital.

Les actions ont fini par payer et "Libération" en est revenu à de meilleurs sentiments quand au motif de licenciement invoqué.

Il est regrettable qu'il ait fallu 44 jours de jeune, deux non distribution du journal et autres formes d' actions pour faire entendre raison à M. Joffrin. Souhaitons que cette résolution qu'a affiché Florence, avec le soutien du SGLCE CGT et de quelques camarades de Libération, puisse servir de point d'appui aux autres futurs licenciés de Libération...
Par MVR - Publié dans : Revue de Presse
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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 19:25

 

L’avis de Libération !

Vaut-il plus que ?

La vie le Florence cousin !

 

Florence vendredi soir aurait pu encore partir debout !

Les pieds sur terre, avec juste l’affaiblissement du au combat qu’elle  mène depuis 42 jours.

 

10 février, lettre de licenciement abusive, abandon des salariés, grève de la faim …

Fédération syndicale qui sans l’avis de Florence signe un protocole ….

 

Protocole qui multiplie par trois les indemnités mais ne règle pas l’infâme histoire de ce licenciement toujours abusif !  Florence Cousin résiste seule, isolée ! Combien vaut une vie ???  80000€ ou 1.500.000 euros  selon que l’on s’appelle NOKA ou COUSIN ???? Combien de zéro faut-il inscrire pour avoir bonne conscience ??

 

Quelques semaines plus tard, inquiet, le 6 mars, le SGLCE-CGT propose l’échange une transaction financière en convention transactionnelle. Plus exacte. Une convention qui engage par écrit les solutions de reclassement de Florence cousin. Et non pas une promesse !

 

Comment croire aux promesses d’un patron qui racontait partout qu’il n’y aurait aucun licenciement contraint et forcé.

 

Comment croire aux promesses quand un patron à raison de licencier !  À entendre les responsables d’une fédération qui militent pour une sécurité de l’emploi dans un parcours conventionnel. Et qui fait tout l’inverse en acceptant d’abord le licenciement sec et inqualifiable d’une salariée.

 

15 jours plus tard le 20 mars Florence en est à 40 jours de grève de la faim !

 

La direction de Libération refuse ces engagements ! La direction refuse d’écrire, qu’elle a eu tord de procéder par un licenciement sec. La fédération refuse de dire qu’elle a eu tord de ne pas sentir que Florence exigeait cette reconnaissance là pour vivre dignement.

 

Le SGLCE-CGT demande d’écrire, des engagements précis ! L’abandon de la procédure de licenciement pour une convention bipartite comprenant des engagements clairs et précis sur l’avenir professionnel de Florence Cousin ! 

 

Florence, elle, a le tord de croire que sa mort qui arrive  fera prendre conscience à ces hommes de la futilité de leur existence. Florence à tord de penser que la mort de libération sera la réussite de sa vie. Un jour ce journal moribond sera racheté par un groupe Russe, Italien, Canadien. Ce journal est déjà mort ! Il faut aller dire à Florence de vivre !!!!!    

 

Comment empêcher un suicide ? Comment dire à Florence de vivre ? Qui peut faire écrire les bonnes raisons de sortir d’un conflit imbécile ??

 

Et si Florence meurt demain ???    42 jours !!!!!!!! 

Par un camarade élu du personnel sur le siège social des NMPP

Par MVR - Publié dans : Revue de Presse
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Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /Mars /2009 01:09

Avec mes remerciements aux auteurs..


Libération, le jeu du maillon faible

18 Février 2009 Par dominique conil

Un pas, minuscule et ravageur, vient d’être franchi  dans le hall de Libération. Presque rien, des phrases reprises et répétées, de dépêche en journaux, honteuses : cette fille là n’est pas assez appréciée pour que l’on fasse grève.

 

 

 

Elle s’appelle Florence Cousin, il a fallu que je m’en aille cliquer sur Rue 89 pour trouver son visage masqué, que je me dise, ah, oui, bien sûr, Florence Cousin.

Vingt-cinq ans de maison donc, fin de mandat syndical, et un  licenciement sec qui tombe pour faute professionnelle : la dame serait mauvaise secrétaire de rédaction, au terme de trois semaines de formation. La voici couchée dans le hall de Libé, en grève de la faim aujourd’hui encore.

On lit, ici et là. Elle « reconnaît qu’elle n’est pas très populaire sur son lieu de travail » ( rue 89) « Fragile ». « Pour beaucoup le scrutin ( rejet de la grève) reflète la faible popularité de la journaliste » ( Le Monde). « Dans le colimaçon du journal, on parle d’incompétence… » Et j’ai lu pire encore. On résume : Florence Cousin n’a pas été élue Miss rédaction de l’année.

J’ignore qui sont les Grands Communicants pressés d’ainsi nourrir articles et dépêches .De pervertir l’information, au demeurant. Ces phrases là sont tuantes. Imaginez : vous ouvrez un journal, vous lisez cela, venu de gens avec lesquels vous travaillez depuis un quart de siècle. Vous ne valez pas une grève…

C’est faux. Des gens se relaient la nuit auprès de Florence Cousin. Dès l’annonce de son licenciement, une quarantaine de personnes se sont mobilisées. Lundi, la rédaction a débrayé trois heures. Louis Sckorecki, longtemps critique à Libé, parti il y a deux ans, prend sa défense sur son blog : http://skorecki.blogspot.com/2009/02/mourir-liberation.html

 

C’est faux, car le problème n’est pas Florence Cousin. De joyeux incompétents, à tous les niveaux, partis avec de solides indemnités, nous en avons tous connu, à Libé. Mais la donne a changé, fini les « guichets départs », la direction annonce huit ou neuf licenciements contraints, ce qui toujours met une chaude ambiance.

C’est faux, car jeudi, les salariés du journal étaient appelés à voter pour ou contre une grève à propos de ces futurs licenciements. Florence Cousin, ici , est le maillon faible, celle qu’on sort du jeu en premier.

Libé a voté contre la grève, en écrasante majorité. Pour des raisons un peu plus complexes que le taux de popularité d’une journaliste. Evitement pour les uns ( tant que ça ne me tombe pas dessus) et difficulté réelle à faire une grève dans un journal mal portant. Faire grève dans une rédaction, c’est une vraie punition. On se prive de faire ce qu’on aime, on se prive d’article, de page, on a la triste impression d’abimer un outil précieux. Non, pas facile, parfois nécessaire.

Après large écho médiatique et négociations, Laurent Joffrin propose un licenciement indemnisé, une formation réelle et sur plusieurs mois ( qui peut-être aurait dû avoir lieu avant…), un reclassement. Offre temporaire, précise-t’il, puisque la dame sous la couverture rose qui campe dans le hall, une semaine de grève de la faim, refuse. Elle veut pouvoir, après formation, avoir une chance de réintégrer le journal.

Nous en sommes là. Je n’aime guère commenter Libération. Ce que j’avais à dire, je l’ai dit en temps et en heure, à Libé où j’ai longtemps travaillé. Maintenant, l’histoire avec un journal, c’est comme une histoire de couple. Préserver ce qui fut m’importe davantage que commenter ce qui n’est plus. Comme tout le monde, j’ai vu des gens quitter Libé meurtris, cassés, ou aigris. Mais c’est la première fois que je vois, dans le cadre de ce qui est , hélas, un très ordinaire conflit du travail, un dégraissage comme on dirait ailleurs, utiliser l’attaque personnelle, la phrase destructrice pour justifier une faible mobilisation ou comme on l’écrit pudiquement, un « trouble à Libération ». Ca, ce n’est vraiment pas bien.

 

Photo de JP Quino / flickr

 

Commentaire parmi d’autres

Florence Cousin, je l'apprends aujourd'hui par ton billet, Dominique, a été ma stagiaire en SR et éditing dans une école de formation à laquelle je collabore et ce pendant une session d'une semaine. Libé lui avait "offert" une semaine de formation pour devenir SR, alors qu'elle sortait d'un tout autre métier. Et avait, si ma mémoire est bonne, avait été aussi pendant un moment en arrêt maladie. Elle devait du jour au lendemain apprendre un nouveau métier. Avec exactement 5 jours pour se former. Au premier jour de la session d'une semaine que j'animais,lors des présentation, elle a dit très exactement "je suis paniquée, je n'ai qu'une semaine pour tout apprendre..., lundi prochain je dois démarrer..." Pendant toute la durée du stage, elle s'est montrée très vive, très impliquée, très participante aussi dans le groupe et faisant preuve d'une très grande envie d'apprendre et de dépasser son anxiété. Nous avons eu l'occasion de nous rencontrer quelques semaines plus tard avec les autres membres du groupe et même si elle était encore "en observation dans son nouveau métier", j'ai eu l'impression qu'elle se sentait mal accueillie, pas encouragée...bref, pas encore très bien dans sa nouvelle peau.
Aujourd'hui, j'apprends par ton billet qu'en fait, sans le savoir, je l'envoyais au casse-pipe. Je suis indignée. Les réactions pour le moins évasives lorsqu'il m'est arrivé depuis de croiser des gens de Libé ou issus de Libé autour de son nom auraient dû m'alerter.... J'ai vraiment honte de ne pas avoir senti ce qui allait se passer.
Que les salariés le Libé estiment qu'elle ne vaut pas une grève me fait hurler. Oui, cette fille est fragile. Non, elle ne vient pas du sérail. Non, elle n'est pas née avec une carte de presse dans son portefeuille. Elle est EXACTEMENT l'incarnation de la politique de ressources humaines que pratiquent nos journaux: licencier les anciens, ceux qui coûtent cher, les journalistes de métier, et faire "monter" d'autres catégories de personnels à moindres frais en leur faisant valoir la PROMOTION que cela représente pour eux. Quitte à les envoyer à l'abattoir. Je suis SCANDALISEE !!! Et crois-moi, Dominique, que ton billet, je vais le faire circuler !!!!
Merci de m'avoir informée....

 

 

http://www.mediapart.fr/club/blog/dominique-conil/180209/liberation-le-jeu-du-maillon-faible

 

le lien utile pour en savoir plus pour en comprendre plus pour tenter d’être nombreux à écrire au journal Libération aux journalistes à la confédération CGT aussi …

 

Laurent  MOUCHARD-JOFFRIN ne sera peut être plus directeur d’un quotidien redevenu  « Libé » quand Florence finira le stage qu’elle demande aujourd’hui !

Peut être alors sera-t-il possible en fait  de venir travailler dans CE journal  ..

Qui sait ce que sera l’avenir ???

 


Par MVR - Publié dans : Revue de Presse
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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 02:24

LIBE : QUAND L’INSULTE TIENT LIEU DE DIALOGUE
Le 3 mars, deux responsables de l’Union départementale CGT de Paris se rendent
pacifiquement auprès de Florence Cousin, salariée du quotidien Libération, en grève de la
faim depuis 23 jours, pour lui apporter leur soutien dans son combat contre son licenciement.
C’est alors que monsieur Joffrin, directeur du journal, surgit brusquement et s’en prend avec
une rare agressivité à ces deux syndicalistes.
Insultant et violent, il les somme de quitter les lieux, renversant la chaise sur laquelle l’une
des deux était assise, se saisissant du sac à main et du porte-documents de l’autre pour les jeter sur le trottoir.
Arrivés dans le hall de Libération où a lieu l’incident, la déléguée syndicale et le secrétaire du comité d’entreprise sont eux aussi pris à parti.
Cette scène inouïe se déroule en présence de Florence. Devant elle, ce dirigeant justifie son licenciement au prétexte qu’elle serait « nulle », répète-il à plusieurs reprises.
Depuis quand la violence et l’insulte remplacent-ils la parole ?
Les libertés syndicales et d’expression, la liberté d’apporter réconfort et soutien aux grévistes n’ont-elles pas droit de cité à Libération ?
Le combat de Florence est celui de milliers de salariés qui luttent pour leur emploi et leur
dignité, qui s’insurgent contre la violence du licenciement qu’on ne peut compenser avec des indemnités financières. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle cette salariée, élue encore récemment au comité d’entreprise, n’a pas approuvé les conditions imposées par la direction aboutissant à la rupture de son contrat de travail.
L’attitude indigne et diffamatoire de ce directeur est inacceptable.
Au plus vite des négociations doivent reprendre afin que soit assurée à Florence une vraie
sécurité sociale professionnelle et qu’elle puisse enfin reprendre une vie normale sans que
sa santé s’en trouve gravement altérée. Il en va de son intérêt et de celui des salariés de
toute la profession.
Paris, le 4 mars 2009
Union Départementale CGT de Paris - 85, rue Charlot 75140 PARIS cedex 03 – Tél. 01.40.29.14.40
Syndicat général du Livre et de la Communication Ecrite – 94 rue Auguste Blanqui 75013 PARIS – Tél. 01 43 31 53 51
Par MVR - Publié dans : Revue de Presse
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