Schéma
Directeur de la Région Ile de France.. Késako ?Il s'agit en fait d'un ensemble de documents administratifs qu itraduisent la volonté politique de l'assemblée Régionale présidée par JP Huchon. Ces documents s' imposeront et prévaudront par exemple sur les Plans Locaux d'Urbanisme des communes ou sur les Schémas de Cohérence Territoriale des intercommunalités d'Ile de France.
Ce sont donc des orientations qui auront des conséquences sur notre vie quotidienne et à ce tître, il est essentiel que le plus de citoyens mérysiens donnent leur avis sur le contenu du SDRIF mis à la consultation.
Il est possible aux mérysiennes et mérysiens, entre le 15 octobre et le 08 décembre 2007, de venir consulter les documents en Mairie.
Le précédent SDRIF datait de 1994,et avait été préparé par l’Etat, sans concertation avec les acteurs locaux. L’actuel projet est donc le premier dont l’élaboration est pilotée par la Région. Il ne sera toutefois validé qu'au terme du processus de révision et qu’après approbation de l’Etat. La Région n’est pas totalement libre dans la définition des orientations de son schéma directeur même si elle pilote les opérations.
Il est nécessaire de rappeler ici que ce l'on appelle Région est avant tout une collectivité territoriale élue, et donc un organe délibérant chargé de mettre en oeuvre le programme sur lequel il a été élu lors des "Régionales" qui avaient vu la Gauche enlever la quasi totalité des régions !
Il va donc sans dire que la droite ne veut pas de ce projet présenté par la Gauche et, qu'étant aux affaires de l'Etat, la droite va s'opposer à certaines orientations trop empreintes de solidarité entre franciliens, entre gros et petits ..
C’est à une bataille politique contre le SDRIF et contre le travail de la majorité régionale que se livre le Gouvernement aujourd’hui.
La Gauche a élaboré ce schéma pour répondre au défi de la lutte contre les inégalités et propose de relever trois défis :
- assurer la mobilité pour tous les franciliens de banlieue à banlieue ;
- répondre à l’urgence sociale et construire des dizaines de milliers de logements tous les ans
afin que chacun soit logé décemment ;
- promouvoir l’attractivité de l’Ile-de-France et définir une stratégie de développement économique sur l’ensemble de la région.
La Région propose au travers du SDRIF, de créer des « bassins de vie », des zones où chaque francilien doit pouvoir bénéficier dans un rayon limité, de transports de qualité, d’emplois, de logements, de loisirs et d’un environnement de qualité. Par cet aménagement spatial pensé (territoires stratégiques, sites prioritaires), il s’engage en faveur d’un rééquilibrage volontaire du territoire régional.
Cette stratégie s'inscrit pleinement dans un objectif de développement durable et implique donc une nouvelle conception de l'aménagement du territoire dans tous ses domaines !
Transports : Construire autour des dessertes de transports, et mettre en oeuvre des RER et Transilien de qualité pour tous les Franciliens
Un an après son arrivée à la tête du Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF) en juin 2006, la Région s’est déjà beaucoup engagée pour moderniser les transports publics (rénovation de trains de banlieue ou de RER), créer de nouvelles lignes ou prolonger celles existantes (bus, métro, tramway, train de banlieue). Cette priorité poursuit à la fois l'objectif d'une réduction par quatre d'ici à 2030 des émissions de gaz à effet de serre en le liant à celui de la réduction des inégalités sociales et territoriales.
Logement: Construire 60 000 logements par an dont 33 500 sociaux
Pour réduire la crise du logement en Ile-de-France, le SDRIF propose de relever quatre grands défis : relancer la construction de logements, définir une géographie de la production de logements en regard de la réduction des inégalités territoriales, diversifier l’offre de logements et améliorer la qualité et la pérennité du parc existant.
Activité économique: Lier habitat et emploi : favoriser les bassins de vie
Améliorer l’attractivité économique est la condition nécessaire à la création des emplois de demain. Notre Région est bien placée grâce au poids de son économie (l’Ile-de-France est la première économie régionale européenne, avec un PIB annuel de 450 milliards d’euros), à la qualité de formation de sa main d’œuvre et à son potentiel de recherche et d’innovation (60 % de la Recherche et Développement en France).
La stratégie de développement économique du SDRIF s’appuie sur deux idées :
- le renforcement de notre appareil productif dans un certain nombre de filières prioritaires (numérique, systèmes complexes, automobile, biotechnologies…) par la multiplication de PME innovantes de taille suffisante pour leur permettre d’accéder au marché mondial.
- l’émergence de pôles territoriaux de développement économique sur l’ensemble de l’Ile-de-France, pour décongestionner Paris-La Défense (ce qui est l’exact opposé des intentions du gouvernement et de Nicolas Sarkozy).
La Région a donc élargi la gamme de ses interventions économiques pour favoriser l’investissement productif et sa localisation sur l’ensemble du territoire.
C’est une vision du développement économique radicalement différente de celle de l’UMP, essentiellement préoccupée par le renforcement de l’Ouest parisien, aux dépens du reste de l’Ile-de-France.
Préserver les ressources naturelles:
La qualité environnementale est aussi une condition de l’attractivité de notre territoire. Les forêts et terres agricoles représentent 75% de la surface de notre région et malgré cela, la biodiversité est menacée. La préservation d’un environnement de qualité constitue donc un impératif, tout en étant un nouveau facteur d’innovation économique. Les filières franciliennes de l’air, de l’eau, des déchets mobilisent un grand nombre d’acteurs, jusqu’aux éco-industries.
En 2004, la majorité régionale s’est engagée à faire de l’Ile-de-France la première Eco-Région d’Europe. A cette échelle, les défis environnementaux sont nombreux à relever : pollutions atmosphérique et sonore, réchauffement climatique, déclin de la biodiversité, traitement des déchets. Le SDRIF se devait de les traduire dans ses objectifs.
Et près de chez nous ? Que faut il attendre du SDRIF ?
Le caractère "structurant" de l’agglomération de Cergy-Pontoise devra être renforcé par l’installation de nouveaux services et équipements, notamment l’implantation de nouveaux centres de recherche et le confortement des laboratoires existants, liés au pôle d’enseignement supérieur existant, qui, par ailleurs, devront être mis en réseau avec le coeur d’agglomération et les autres pôles franciliens. L’agglomération bénéficiera de l’implantation d’un parc d’exposition et d’un centre de congrès.
Les déplacements internes à Cergy-Pontoise nécessitent des réflexions en matière de réseau de transports collectifs à l’échelle du bassin de vie et la mise en oeuvre d’un réseau cyclable maillé avec les itinéraires régionaux. La desserte régionale du territoire devra être améliorée par la réalisation de la Tangentielle nord et le prolongement de la Tangentielle ouest à Cergy. Son inscription dans les échanges nationaux pourra être améliorée par une des options de la ligne Paris/Amiens/Londres (TGV). En outre, la ligne Paris-Pontoise sera rénovée
Le pôle de Roissy qui intègre la plate forme aéro portuaire et le parc des expositions (qui sera étendu), la zone tertiaire Paris-Nord II et plusieurs sites logistiques, doit connaître un développement prioritaire évoluant vers le tertiaire et la haute technologie, dans sa partie sud et ouest, autour de Tremblay, Gonesse, Villepinte et Roissy.
Les activités logistiques devront privilégier la multimodalité, autour des plates-formes de Juilly-Saint-Mard, de Bruyères-sur-Oise et de Mitry-Mory, et des gares de fret-TGV de Goussainville et Tremblay. Le Triangle de Gonesse constitue un site à fort potentiel foncier relevant de multiples enjeux. Soumis à de fortes nuisances acoustiques, il est proche de Roissy ce qui peut lui donner une vocation de site d’activités de niveau international. L’inscription du site dans le maillage en transports collectifs par la réalisation du barreau RER devra être assurée dès le démarrage de l’opération. Le projet d’aménagement devra viser une très haute qualité urbaine, architecturale et environnementale.
La création d’un grand équipement mixte de congrès et de sport dans le triangle Gonesse-Sarcelles-Goussainville est prévue.
Le pôle du Bourget profitera de l’amélioration de la ligne RER B, de la réalisation de la Tangentielle nord, et du prolongement de la ligne 7 du métro jusqu’à la Cité de l’air et de l’espace. Une meilleure intégration de cet territoire à la dynamique régionale sera rendue possible par la réalisation de la Tangentielle nord et de la liaison Arc-Express, le prolongement du T1 et du tramway des Maréchaux, ainsi que par le prolongement de plusieurs lignes de métro (4, 7, 12 et 13). Les déplacements internes au territoire seront facilités par les nouvelles dessertes de proximité : tramways Paris Évangile-Saint-Denis-Épinay-Villetaneuse et Saint-Denis-Sarcelles-Triangle de Gonesse.
Le secteur de Persan-Beaumont nécessite une amélioration significative de sa liaison ferrée avec Paris. Enfin, l’amélioration de la ligne Paris-Luzarches permettra le désenclavement de ce territoire en contact avec l’Oise.
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