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Ecologie, environnement

Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 14:12

C'est bien d'un "compromis pourri" qu'il s'agit. Le Sommet de Copenhague, qui aura réuni pendant deux semaines près de 200 pays du monde entier, vu défiler les « grands » dirigeants de la planète, rassemblé près de 100.000 citoyen-ne-s dans les rues de la capitale Danoise... Tout ça se résume finalement à un accord politique au rabais, une déclaration d'intention scandaleusement vide et à une gifle infligée aux pays du Sud, aux mouvements citoyens et à la planète toute entière.

On espérait encore assister à un sursaut à Copenhague, on récolte pire qu'un échec : une régression honteuse.


Un déni de concertation multilatérale...


En guise de négociations multilatérales et transparentes, de ce Sommet sort un texte rédigé en huis clôt par un petit groupe de moins de 30 pays, menés essentiellement par les États Unis, la Chine, le Brésil et l'Afrique du Sud. Il y aurait donc une concertation à deux vitesses ? Les pays qui comptent et ceux qui n'ont pas voix au chapitre ?! C'est à une mascarade de G20, déguisé en Sommet international, qu'on a assisté. Dont ont en outre été écartées les délégations pourtant dûment accréditées des ONG. Loin des regards on s'entendrait donc mieux entre « grands de ce monde » ?


... aux relents néocolonialistes


Les pays industrialisés, au premier rang desquels les États Unis et la France, ont été à la manœuvre pour diviser les pays du Sud, ils se sont une fois de plus montrés prêts à tout pour pouvoir annoncer un accord et continuer à se partager les juteux droits à polluer sur le marché carbone. La demande initiale de financement du groupe Afrique est ainsi curieusement passée par pertes et profits après la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le Premier ministre d'Ethiopie Meles Zenawi ; les plus coriaces des négociateurs philippins ont été évincés après la rencontre entre Hillary Clinton et la présidente des Philippines Gloria Arroyo. On est en droit de s'interroger sur ce qui s'est réellement passé dans les coulisses du Bella Center et quelle a été la nature des pressions exercées.

 

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Les pays africains et insulaires sacrifiés


Les pays africains et insulaires savent pourtant bien, eux, ce que signifient les effets du changement climatique. Et ce à quoi les condamne l'absence d'accord contraignant. L'objectif de limitation de la hausse des températures à 2°C en 2050 inscrit dans le texte correspondrait à une augmentation de 3 à 3,5°C en Afrique. Selon le Pan African Climate Justice Alliance, cela signifierait 55 millions de personnes de plus souffrant de famine, et 350 à 600 millions de personnes de plus victimes du stress hydrique. Les victimes climatiques présentes et à venir se souviendront de la diplomatique pondération du texte de Copenhague.


Une coquille vide


Le texte indique la volonté de limiter la hausse des températures à 2°C mais ne prévoit ni moyens, ni engagements, ni objectifs chiffrés, ni mécanismes de contrôle ! C'est une farce bien amère. Il ne comprend aucun engagement chiffré de réduction des émissions d'ici 2020, ni même d'ici 2050. L'Union Européenne, malgré pendant ses annonces la nuit, reste sur ses positions de 20% en 2020, les autres pays sont censés faire connaître leurs engagements début 2010.

Le texte ne comprend aucun mécanisme contraignant. Le projet d'une instance internationale de contrôle a été abandonné devant le refus sans appel de la Chine. Au nom de la souveraineté nationale, le texte se contente donc d'inviter les pays à rendre compte de leurs efforts devant les Nations Unies tous les deux ans, sans aucune contrainte juridique. En ce qui concerne la protection des forêts, le texte en reconnaît l'importance mais se contente de proposer des mesures incitatives.

Plus qu'un échec, Copenhague entérine donc un recul violent par rapport à Kyoto. Des voix s'élèvent aujourd'hui pour dire qu'il aurait mieux valu ne pas avoir d'accord du tout. Bref, c'est le règne de la pensée magique : tout ceci est bigrement important, on l'écrit noir sur blanc, on signe tous en bas et ouf, on a sauvé le monde... Nos dirigeants nous prendraient-ils pour des imbéciles ?


Pour un contrôle citoyen : la balle est dans notre camp !


Ce texte est une gifle à la face du monde. Il ne sert que la cause des chefs d'État, en sacrifiant les populations les plus pauvres et les générations futures. Insulte aux pays du Sud, attitude néocoloniale, suprématie des logiques capitalistes et des intérêts privés, égoïsme des nations et aveuglement des dirigeants. La balle est désormais dans notre camp.

Nous sommes nombreux, comme l'ont prouvé les déclarations des dirigeants de Bolivie et du Venezuela, les positions fermes et courageuses de nombreux pays du Sud, et les milliers de manifestants qui ont défilé dans les rues pour réclamer une justice sociale et climatique malgré la répression et les tentatives de musellement des forces de l'ordre.

L'opinion publique doit se faire entendre et sanctionner durement ces dirigeants sans morale qui bafouent l'intérêt général au nom de la logique économique et diplomatique. Les mouvements écologistes et altermondialistes qui se sont découverts forces militantes durant ce Sommet doivent poursuivre la convergence avec les syndicats, partis politiques, mouvements populaires, pour que se mette en place un véritable contrôle citoyen de notre avenir commun.


Prochains rendez-vous des représentants des gouvernements à Bonn dans 6 mois, puis à Mexico fin 2010... On y sera. Et d'ici là ils n'ont pas fini de nous entendre.

Par MVR - Publié dans : Ecologie, environnement
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 13:10
Beau succès ce dimanche après midi grâce au concours d'une météo très clémente ! Alors que nous avions dû revoir à la baisse le nombre de visites guidées du jardin botanique, les rayons de "l'astre céleste" qui nous ont accompagnés tout l'après midi, ont incité les promeneurs à prendre le chemin du parc et du jardin. Ainsi, jusqu'à dix sept heures, plus d'une centaine de curieux et d'amoureux des jardins ont visité le jardin botanique pour lequel l'équipe municipale mène son travail de réhabilitation.

Au total, et d'après certains animateurs présents dans le parc, plusieurs centaines d'enfants et d'adultes ont également pu s'émerveiller devant les stands amateurs et professionnels.

Je salue ici nos pépiniéristes (Ets Poulain et Saussey) pour la présentation de leurs productions.

Mais je veux adresser un énorme coup de chapeau immense à une famille mérysienne, dont les membres tous plus amoureux de la nature les uns que les autres (allant à en faire leur métier par delà leur passion) nous ont proposé une expo tout simplement extra ordinaire!  Cette famille nous a offert un véritable spectacle vivant au travers d'une marre re créée de toutes pièces par leurs soins ! Agrémenté d'espèces animales "prélevées" temporairement dans le parc du château (le temps de l'expo), de plantes aquatiques et de milieux humides, l'ensemble était très didactique et très pédagogique. Une "miniature" qui mériterait de trouver un débouché pérenne dans le parc, grandeur nature !

Encore bravo et merci à eux !
Par MVR - Publié dans : Ecologie, environnement
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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 10:23
Ce week end se déroule le week end "Rendez vous aux Jardins". Et notre ville possède une sorte de pierre précieuse en la matière, le Jardin Botanique créé par Patrick Blanc et Pascal Cribier.



A cette occasion, il sera possible de se promener dans le Jardin Botanique en cours de préservation, DIMANCHE 1er JUIN, accès par le parc du château, (je vous y accueillerai l'après midi..), avant sa remise en forme pour une ouverture au public. Profitez en, la prochaine ouverture devrait être en septembre pour les Journées du Patrimoine..

Par MVR - Publié dans : Ecologie, environnement
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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /Nov /2007 13:41
Nouveau numéro d’agitation médiatique de Sarkozy en clôture du Grenelle de l'environnement. Pour la mise en scène de ce show, Sarkozy a mobilisé des stars aussi diverses que les Prix Nobel de la paix, Al Gore et Wangari Maathai d’un côté et le Président de la Commission européenne de l’autre. Noyés sous l’avalanche de promesses, peu de médias ont pour l’instant confronté les mesures annoncées avec la réalité des défis écologiques auxquels l’humanité est confrontée. Alors même que c’est la première fois dans l’histoire que le capitalisme crée de manière aussi globale les conditions matérielles de sa propre disparition et avec lui celle de l’humanité.

Des promesses ambiguës

 

Les journalistes en quête d’« annonces » auront été comblés. Sarkozy n’a-t-il pas promis en vrac : d'arbitrer tous les projets en intégrant leur coût en carbone, d'inverser la charge de la preuve en matière de nuisances écologiques, de donner la priorité au transport non routier, de renforcer la réglementation en matière de bâtiments pour qu'ils soient à énergie positive à horizon 2020, de consacrer plus d'un milliard d'euros en 4 ans à la recherche sur les énergies, moteurs du futurs, biodiversité et santé environnementale, d'investir massivement dans l'agriculture et les énergies renouvelables, et pour cela, de taxer les camions transitant par la France, les véhicules neufs polluants, d'instaurer une prime à la casse des vieux véhicules, d'étudier les possibilités d'une taxe « climat-énergie » en contrepartie d'un allégement de la taxation du travail ou encore de demander à l'Union européenne la possibilité de taxer les produits importés de pays qui ne respecteraient par le protocole de Kyoto. D’emblée, la présence du président de la Commission européenne lors de cette énumération aurait dû susciter au moins deux interrogations à chaud des médias. Un nombre important de ces annonces ne correspondent-elles pas tout bêtement à l’application de normes déjà décidées au niveau européen et pour lesquelles la France était cruellement en retard du fait des gouvernements de droite auxquels participait Nicolas Sarkozy ? Deuxième question que personne n’a posée : le modèle européen de grand marché libre est-il vraiment compatible avec le développement des transports ferroviaires notamment de marchandises ? N’est-ce pas la Commission européenne qui démantèle méthodiquement l’activité fret de la SNCF au nom de la libre concurrence, si bien que les marchandises passent aujourd’hui des trains aux camions au lieu de faire l’inverse ?


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L’impasse sur le nécessaire changement global de modèle de développement
 

Derrière le catalogue de mesures, le plan Marshall écologique de Sarkozy évite toute remise en cause du modèle actuel de développement porté par le capitalisme mondialisé et les politiques libérales qui l’accompagnent. Or il est impossible de dissocier les deux en se contentant d’adapter à la marge un système dont la logique même de préférence pour le court terme pose problème. Et il y a urgence. Le 4ème rapport Global Environment Outlook, publié par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) vient encore nous le rappeler. S’il salue les progrès réalisés dans le traitement de certains problèmes relativement simples, l'environnement étant aujourd'hui beaucoup plus présent dans les différentes politiques à travers le monde, ce rapport assure qu’aucune des questions majeures « ne connaît de prévisions d'évolution favorables ». Ne pas traiter ces problèmes persistants peut, selon le PNUE, anéantir les quelques progrès accomplis et menacer la survie même de l'humanité. « Les phénomènes décrits sont d’une telle ampleur et ont atteint un tel rythme que les capacités normales de l’humanité et de la nature à s’adapter et à s’ajuster à ces changements sont entamées », assure ainsi le directeur du PNUE. Et ce rapport d’insister sur le fait que le monde n'affronte pas des crises séparées : la crise environnementale est indissociable de la crise du développement et de celle de l'énergie. Elle ne peut donc être traitée en proposant seulement des solutions techniques au changement climatique, à l'extinction des espèces naturelles et aux problèmes environnementaux. Mais en s'attaquant de front aux problèmes de la faim dans le monde, de l'accès à l'eau, à l'énergie et aux biens publics mondiaux, ainsi qu’à la surconsommation des riches et à l’extension de la pauvreté.

 

L’horizon rétréci du plan Sarkozy

 

Relu à la mesure de ce défi global, on voit que le plan Sarkozy ne propose pas de financer le développement durable et humain, permettant cet accès de tous aux besoins essentiels, mais simplement l'accompagnement par l'Etat, les collectivités et les consommateurs, de la mutation du capitalisme français vers un « capitalisme vert ». Dans un article intitulé « Un Grenelle juteux pour les entreprises », le journal La Tribune l'analyse clairement (cf. « Un Grenelle juteux pour les entreprises »). Sarkozy lui-même veut faire croire que tout le monde sera gagnant et annonce qu'il n'y aura pas de perdant dans la « révolution écologique ». Bien sûr, il faut se réjouir que les entreprises françaises rattrapent enfin leur retard en la matière. Mais peut-on s’en contenter ? Le développement durable est d'abord un choix de société qui n’est pas compatible avec n’importe quel modèle économique. Et il suppose notamment un nouveau partage des richesses entre riches et pauvres, entre pays développés et en développement. En France, les collectivités territoriales, qui sont au coeur des investissements attendus en matière de transport, habitat et aménagement et doivent d'ores et déjà assumer les charges liées à l'acte II de la décentralisation ont du souci à se faire. D’autant que les budgets votés par la droite depuis 5 ans font reculer la solidarité nationale et multiplient les cadeaux fiscaux aux plus riches. Au niveau international, la guerre capitaliste a de beaux jours devant elle, relancée par les nouveaux profits attendus du « green business ».

Par MVR - Publié dans : Ecologie, environnement
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