Samedi 14 novembre 2009
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L’annonce par le gouvernement de sa volonté de taxer les indemnités des accidentés du travail a suscité une levée de bouclier à gauche. Un appel unitaire sous
l’égide de la Fondation Copernic a recueilli plus de 12 000 signatures en dix jours. Parmi les signataires : Nathalie Artaud, Clémentine Autain, Olivier Besancenot, Alain Lipietz, Annick Coupé,
Benoit Hamon, Pierre Laurent, Noël Mamère, Jean Luc Mélenchon, Willy Pelletier, etc.
http://www.nontaxationat. net
Un meeting unitaire a réuni 250 personnes à la Bourse du Travail à Paris le 3 novembre. Les organisations syndicales et politiques parties prenantes — Copernic, Union syndicale Solidaires,
Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France, LO, NPA, PCF, PG, PS, Verts — y ont pris la parole (dont Martine Billard, députée, et Claude Debons pour le PG).
Les orateurs ont fustigé l’attitude de la droite qui prétend traquer de pauvres niches fiscales « au nom de la justice » ( !) tout en protégeant la niche de luxe que constitue le bouclier
fiscal.
Alors que les accidentés du travail, déjà victimes dans leur chair, ne touchent que 60 à 80 % de leur salaire et sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements de soins,
ils devraient subir une ponction fiscale supplémentaire. Tout ça pour récupérer 150 millions d’euros. Alors que dans le même temps, 464 dispositifs d’optimisation fiscale ont permis aux
plus aisés d’économiser 70 milliards d’euros d’impôts en 2009.
Deux poids, deux mesures, nouvelle illustration d’une politique de classe qui s’inscrit dans une volonté de démantèlement social plus global.

Face aux 720 150 accidents avec arrêt
par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation, 700 morts, 4500 mutilés, le gouvernement se garde de s’interroger sur l’origine d’un phénomène d’une
telle ampleur. Car seraient mises en lumière les responsabilités d’un système dans sa recherche du profit maximum. Intensification du travail, pression accrue à la performance individuelle,
recours aux CDD, à l’intérim, à la soustraitance, économies sur la sécurité, autant de méthodes qui dégradent les conditions de travail, aggravent la souffrance, augmentent les risques
d’accidents.
Contre cette politique antisociale, l’unité de la gauche sociale et politique est nécessaire. Après le succès du référendum contre la privatisation de la Poste, le rassemblement opéré pour cet
appel et ce meeting, constitue un encouragement à poursuivre en ce sens.
Claude Debons
Par MVR
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Publié dans : national
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