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Comme je l'indiquais ici même dans un autre article Projet de carrières à Saint Ouen l'Aumône : Méry consulté.. , une réunion publique s'est tenue à Saint Ouen l'Aumône lundi dernier 1er juin. A l'ordre du jour, la révision partielle du PLU de la ville afin de permettre une activité d'exploitation de carrière dans une zone actuellement classée en espace naturel, dans le secteur du Fond de Vaux, en limite avec Méry sur Oise.
Une importante représentation de mérysiens était présente à cette réunion.
M. le Maire de Saint Ouen l'Aumône a exposé les motivations de la tenue de cette réunion, puis les motivations de la commune de vouloir procéder à l'opération.
La présence de carrières souterraines représente un danger potentiel au regard des risques d'effondrement. Le projet est donc de permettre l'exploitation du potentiel d'extraction de pierre de construction restant en sous sol, puis de procéder au comblement total des vides. L'exploitation est prévue "à ciel ouvert". Après l'extraction par tronçon de la pierre calcaire, il sera procédé au comblement total des vides ainsi creusés. Les matériaux seront des matériaux dits "inertes" au sens des directives de la DRIRE. A la fin de l'exploitation, le site retrouvera sa destination "naturelle" puisque l'exploitant s'engage à le modeler afin que des aménagements de type "parc urbain" soient réalisés par la commune de Saint Ouen l'Aumône.

Le bureau d'études qui a accompagné la cille de SOA présente le dossier relatif à la révision du PLU.
La durée de l'exploitation devrait être de huit années et se fera par phases afin de limiter les nuisances. Le trafic routier est estimé à 90 poids lourds par jour.
Un accès direct depuis l'avenue du fond de Vaux sera réalisé afin de limiter l'impact de la circulation vers Méry sur Oise. Les installations les plus bruyantes seront insallées en contre bas du
site afin que les sons soient le moins dispersés possible. Des nuisances physiques (vibrations) sont malgré tout à prévoir, surtout en direction des entreprises situées sur la ZA des Bosquets à
Méry sur Oise. Il est probable, même si cela n'a pas été mentionné, que des nuisances semblables pourraient être perçues par les habitants de la Haute Borne.
S'en est suivi un échange avec le public de la salle au cours duquel j'ai exposé la position prise par les élus de Méry sur Oise.
Sollicitée par la société qui devrait exploiter le site, Méry sur Oise avait été intéressée par la mise en sécurité des sous sols sur cette partie du territoire. Si les terrains de surface sont actuellement utilisés par des agriculteurs, il n'en demeure pas moins que la présence de vides souterrains est toujours potentiellement risquée et la possibilité de combler les sous sols est de nature à sécuriser les sites.
En charge de la question de l'environnement, je m'étais adjoint les connaissances de mon collègue élu à l'urbanisme de l'époque afin de rencontrer les représentants de la société ECT.
Si nous avions été sensibles aux arguments de mise en sécurité, nous étions très attentifs aux nuisances potentiellement liées à ce type d'activité industrielle et
avions demandé des simulations du type de celles que devra produire l'exploitant dans son dossier de demande d'autorisation d'exploiter auprès des services de l'Etat (dossier d'enquête publique
dans lequel devra figurer une étude d'impact à propos du bruit, des poussières, du trafic routier, de l'impact sur l'eau etc..). Au cours de la réunion publique, une "rose des vents" nous a par
exemple été présentée. Celle ci était celle des vents dominants de Pontoise. Nous souhaterions qu'une telle simulation soité réalisée à partir du site d'exploitation, ou à tout le moins qu'une
simulation plus proche du site nous soit présentée. A titre d'exemple, il aurait été possible d'utiliser celle du site Auror Environnement (incinérateur de SOA), plus proche de la topographie
mérysienne.
Nous avions pu obtenir une étude acoustique issue d'une exploitation semblable à Gouvieux, mais pas de simulation du site mérysien. Dans cette étude réalisée en cours d'exploitation, on peut ainsi apprendre que le niveau sonore relevé est de 50dB : à tître de comparaison, le niveau sonore relevé à Sognolles au voisinage de la RD928 et de la RN184 flirte entre 65 et 70dB.. Une visite du site nous avait également été spontanément proposée par l'exploitant.
Or, les sites sont différents et nous tenions à obtenir des éléments techniques avant de donner une quelconque suite en terme de révision de notre Plan Local
d'Urbanisme. En effet, il nous semblait indispensable d'avoir des éléments d'appréciation avant toute prise de décision. Faute d'avoir pu obtenir ces éléments, les élus mérysiens ont donc décidé
de ne pas répondre favorablement à la demande d'exploiter une carrière à ciel ouvert.
Beaucoup de questions ont été posées, essentiellement autour des nuisances potentielles. Ces questions nécessitent des réponses de la part du potentiel exploitant. A cet effet, Alain Richard, Maire de Saint Ouen l'Aumône a suggéré d'organiser une réunion publique avec l'exploitatnt à la rentrée.
La suite de la procédure prévoit la tenue d'une enquête publique à partir de la rentrée. Dossier à suivre donc.