Mercredi 6 janvier 2010
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Après un débrayage dans le centre de traitement desquotidiens de Gonesse la nuit de lundi à mardi, ce sont les sorties des imprimeries de la presse parisienne qui ont
été perturbées cette nuit. Cela fait suite à la rupture des discussions par la direction de Presstalis.
La direction générale des NMPP présente en comité central d'entreprise en novembre 2007, un énième plan dit de "modernisation" (ces plans se succèdent les uns
aux autres sans discontinuer depuis 1989 !). Ce plan prévoit entre autres projets, de fermer complètement le centre de traitement des publications de Combs la ville (250 salariés), de réduire la
voilure sur le centre de traiteemnt de l'Export de Roissy, de rapatrier les commerciaux de l'export de Roissy vers le siège à Paris, de fermer le centre de Stains pour en ouvrir un autre 3 fois
plus réduit dans un autre point de la région parisienne, de "créer des synergies" entre les différents niveaux de distribution en intégrant les agences de province dans des filiales avec pour
objectif de faire s'éteindre "naturellement" les personnels NMPP de province, tout cela en éradicant également au passage les services de maintenance et d'accueil / sécurité dans l'enemble des
centres, soit environ 350 emplois !
Après un an et demi d'actions et de négociations, un accord est finalement trouvé qui enterrine la
création d'un centre national de traitement des publications dimensionné a minima (64 ouvriers à Lieusaint provisoirement puis Moissy Cramayel), maintient de l'export à Roissy avec ses
commerciaux.. La création d'un centre des quotidiens à Gonesse (fermeture de celui de Stains avec réduction des effectifs et détérioration des conditions de travail : tout le traitement est
dorénavant manuel !) fait l'objet d'un accord signé en juillet 2009. Maintien d'un service de sécurité à Gonesse (avec 3 salariés sur 6) et création d'un "pôle" technique qui doit rayonner sur
Roissy, Moissy Cramayel, Gonesse (avec 18 salariés sur les 45 auparavant !). De difficiles discussions se poursuivent en parallèle sur le devenir des agences de province etc..
Le rodage de Gonesse à peine achevé après une ouverture cahotique à la mi juillet et plusieurs semaines de cafouillage "partiellement" compréhensible, la direction prétexte un écart financier de
4,8 millions d'€ entre ses argumentaires de novembre 2007 et le réalisé à fin 2009 (en intégrant la mise en oeuvre des réformes négociées) pour resortir de la naphtaline ses premières
revendications et revenir à la case départ..et toujours au mépris des conditions de travail dont la dégradation était pointée dans un rapport d'expertise mené par un cabinet indépendant.
C'est donc comme çà que l'on nous apprend que ce sont, dans un premier temps, 17 nouveaux emplois qu'il faut impérativement éradiquer à la mi janvier. D'autres suivront ensuite dans les secteurs de
la maintenance, la sécurité, en province etc.. A côté de ces suppressions, il faudrait accepter l'externalisation et le transfert d'activités historiquement prises en charge par les ouvriers des
NMPP, maintenant Presstalis.

La proximité va dans le mur !
En fait, sous couvert de difficultés financières, gageons que le mileu politico patronal veut en finir avec le syndicat du livre CGT, syndicat qui demeure l'un des derniers bastions forts du
syndicalisme dans le privé. Après l'annonce des résultats des états généraux de la presse (qui reprenaient curieusement (!?) quasi in extenso les recommandations du rapport Montaigne, les patrons
de presse et Hachette (dont le patron n'est autre que le groupe Lagardère, ami du président de la République), comptent bien sur leurs appuis politiques pour arriver à leurs fins.
Quitte à puiser dans les caisses de l'état (pas si vides que cela quand c'est pour une bonne cause patronale) pour poursuivre le démantèlement du système équitable et coopératif de distribution de
la presse.
Ajoutez à cela les grandes manoeuvres de la direction pour "diversifier" ses activités (accord avec Kiala, discussions avec les MLP, rachats de dépôts..) et vous verrez qu'un beau jour, Presstalis
ne sera plus qu'un prestataire de services comme un autre et plus une coopérative de messageries. Tant pis pour les petits titres, la diversité de la presse et à terme la capacité d'assurer la
liberté d'expression écrite au travers de la diffusion !
En complément, un tract sur la stratégie dans les dépôts...linke
Par MVR
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Publié dans : Presstalis NMPP
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