Mercredi 9 septembre 2009
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Attention danger. Après uen scolaire occupée à parachever l'ouverture du marché de l'éducation, malgré d'âpres résistances, le ggouvernement revient avec une
batterie de nouvelles attaques. Leur objectif n'a pas changé : ouvrir le marché de l'éducation au secteur privé. Mais en revanche, elles inaugurent un changement notable de stratégie.
Jusqu'à présent les libéraux pensaient qu'en instaurant une concurrence généralisée au sein du système éducatif, au nom notamment de l'autonomie des établissements, ils permettraient aux acteurs
privés d'y prendre leur place. Mais il leur faut en parallèle mettre en place les structures privées à même de concurrencer le secteur public. C'est ce second axe qu idevient aujourd'hui premier
pour imposer la marchandisation.
Bien sûr le préalable reste l'affaiblissement de l'Ecole publique. Il faut empêcher le service public de fonctionner pour ouvrir la voie au privé. Les suppressions de postes (40.000 ces trois
dernières années) en sont un facteur essentiel. Elles se conjuguent avec une remise en cause du statut des personnels qui s'effacerait progressivement derrière le contrat individuel : le recours
croissant aux vacataires avait depuis plusieurs années préparé le terrain. Il s'agira bientôt de généraliser ce mode de gestion grâce au mode de recrutement des enseignants au niveau master :
conjugué à l'autonomie progressive des établissements (mise en place des EPEP - établissement public d'enseignement primaire -, réforme du lycée, autonomie des universités), il conduirait aussi à
l'embauche hors statut, à côté des lauréats des concours, d'enseignants ayant certifié des connaissances (niveau master) mais sans que celles ci soient reconnues par l'obtention d'un concours de
recrutement à l'enseignement. La pénalisation enfin des récalcitrants est le dernier maillon de la chaîne qui voudrait corseter les enseignants, élèves et parents.
Le terrain devrait être dès los dégagépour le renversement méthodologique qui s'opère depuis quelques mois. Jusqu'à présent, les libéraux pensaient que des réformes de structure contraindraient
l'Ecole à "s'adapter". le processus de Bologne (espace européen de l'enseignement supérieur) et l'agenda de Lisbonne visaient à instaurer ce cadre concurrentiel dans le supérieur. Dans le
secondaire, on déniait régulièrement au baccalauréat son caractère national, on abandonnait la carte scolaire. Le privé (entendons par là ceux qui visent à réaliser du profit dans
l'éductation) pouvait ainsi se poser en alternative à l'enseignement public, sans qu'on exige de lui les "contraintes" qui pèsent sur l'Ecole de la République. Làs, les résultats n'étaient pas
aux yeux des libéraux, ni assez rapides, ni assez convaincants.

Changement de méthode donc. Le gouvernement aide désormais à l'implantation d'établissements privés dont l'existence justifierait le désengagement de l'état dans s amission de service public !
L'enseignement catholique est ainsi incité à être précurseur pour les jardins d'éveil qui accueilleraint les enfants de deux à trois ans en concurrence avec les maternelles. L'article 89 de la
loi du 13 août 2004 facilite l'implantation d'écoles primaires privées. Les CFA (centre de formation des apprentis) privés permettent l'abandon de l'apprentissage sous statut scolaire. La LRU met
en concurrence tous les pans de l'Université entre eux au moment même où l'accord Vatican - Kouchner ouvre la voie à la reconnaissance de l'ensemble des diplômes du privé catholique et profane,
favorisant l'ouverture d'universités privées.
D'expérimentations (jardins d'éveil, EPEP, Univrsité) en projets de lois ou décrets (article 89, mastérisation..), Luc Chatel devrait poursuivre à la rentrée l'oeuvre de son prédécesseur et
tenter de mener à son terme les questions qui restent en suspend. Au de là de la nécessaire opposition aux politiques menées, le PG y opposera un vrai projet pour l'Ecole, articulé autour de
l'émancipation individuelle et collective, de la laïcité et de l'intérêt général, du droit à la qualification, de la défense de la voie professionnelle et d'une reconnaissance du métier
d'enseignant dans toutes ses composantes.
Et çà se passe près de chez nous ! A mériel, Bessancourt par exemple, mais aussi Argenteuil, et un peu partout dans le pays, les mobilisations contre les fermetures de classes se multiplient.
Sous couvert de réduire les déficits publics, la droite détruit le service public de l'Education au travers de la réduction des postes, au travers de la déséducation (mise en place du socle
minimum des connaissances, fermeture d'options et de filières, autonomie des universités etc..) et ouvre ainsi la voie à une concurrence au privé dans le secteur non marchand de l'Education..
Par MVR
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Publié dans : national
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