Jeudi 18 septembre 2008
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La "petite enfance", enfants de 0 à 3 ans, est une compétence de la Communauté de Communes de la Vallée de l'Oise et des
Impressionistes.
L'ouverture cette année, dans des locaux réhabilités, de 10 places à la crêche de Méry sur Oise est une première étape de
l'augmentation des capacités d'accueil réalisée par la CCVOI. Est en projet, la construction de deux crêches supplémentaires (une à Auvers sur Oise plus particulièrement destinée à accueillir des
enfants de Valmondois, Butry et Auvers, et une à Méry pour les petits de Frépillon, Mériel et Méry).
Financièrement, les investissements et les coûts de fonctionnement liés à cette compétence intercommunale sont supportés par le budget de la CCVOI, principalement
alimenté par la Taxe Professionnelle Unique (TPU). L'intégralité des taxes professionnelles versées par les professionnels (industriels, artisans..) va dans
les caisses de la CCVOI depuis sa création. Pour faire face aux coûts de constuction des deux futures crêches, la CCVOI empruntera.
Pour les coûts de fonctionnement (frais de personnel par exemple), elle perçoit des aides de la Caisse d' Allocations Familiales (CAF).
Ces aides étaient de 63% en 2004, et elles ne sont plus que de 55%, conséquence du désengagement de l'Etat qui a répondu aux sirènes du MEDEF (qui gère paritairement les caisses avec les
organisations syndicales de salariés) qui demande sempiternellement des baisses de ce que le MEDEF appelle des "charges" mais qui sont en fait des cotisations sociales assurant un revenu ou
salaire différé. Le coût restant à la charge des collectivités locales s'en trouvent donc d'autant augmenté.
Au dela des grandes déclarations de l'Etat qui veut augmenter les capacités d'accueil en petite enfance, je me pose la question de la compréhension des récentes déclarations de M. Darcos,
Ministre de l'Education.
Celui ci dit s'interroger sur la nécessité de former des personnels à bac +5 (les enseignants) "pour des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire la sieste à des enfants
ou de leur changer les couches".
Au dela de ces propos frôlant le mépris pour le rôle et le travail éducatif mené par la communauté éducative auprès des tous petits (avec l'aide des ATSEM dont c'est le rôle de s'acquitter
des tâches non éducatives mentionnées par le ministre), j'y vois en filigranne un nouveau désengagement de l'Etat.
En préparant de nouvelles annonces de suppression de postes en milieu scolaire maternel, il faut comprendre que les parents devront trouver des solutions de repli pour la garde de leurs petits
puisque ceux ci ne seront plus accueillis en milieu scolaire. Ils chercheront donc des places en crêche..et qui devra s'acquitter de créer ces places ? Les collectivités locales. Avec quelles
ressources ? Les notres, à trouver dans nos poches un jour ou l'autre, mais pas dans celles de l' Etat..
Là encore, les collectivités les plus aisées s'en sortiront mieux que les moins bien loties. Un pas de plus dans le désengagement de l'Etat...
Par MVR
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Publié dans : national
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