Jeudi 10 juillet 2008
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Le Syndicat Général du Livre et de la Communication Ecrite (SGLCE) CGT, a fait paraître un communiqué le 09 juillet.

"Etats Généraux de la Presse : posons la vraie question !
La mort de la presse n'est pas écrite, la formule couvre les murs de la Maison du Livre CGT, 94 boulevard Blanqui à Paris.
Sur fon de crise de la presse, le président de la République invite à des Etats Généraux de la presse à l'automne prochain.
Pour ceux qui considèrent la presse comme un commerce : l'entreprise de presse doit générer des profits et être le relais pour l'accès au pouvoir économique et poliique. Pour ceux là et l'Institut
Montaigne, le mal dont souffre la presse est dû au trop de statut et trop de régulation.
Les défenseurs de cette conception s'appuient de façon démagogique sur la loi du 29 juillet 1881 qui consacre la liberté 'expression, d'opinion et de l'entreprise. Ils détournent cette liberté pour
faire de la presse l'esclave du pouvoir de l'argent "politico-industriel"
Au SGLCE, notre conception s'oppose à cette vision libérale de la presse. Pour nous, la presse a une mission sociale et culturelle. Elle doit délivrer une information avec une volonté de recherhcer
la vérité et non faire allégeance à la majorité "bien pensante". Elle éveille et interroge le lecteur au lieu de le formater et de le crétiniser.
L'entreprise de presse est, d'intérêt public, éloignée des lois liberticides du marché ; une liberté d'entreprendre encadrée de garde-fous et régulée par des critères législatifs, économiques et
professionnels.
Cette conception est celle que partageait le congrès de la FNP (ancienne dénomination de la Féédération Nationale de la Presse Française) qu iinscrivait 17 articles lors de son congrès du 23
novembre 1945 dont, en article 1 : "la pesse n'est pas un instrument de profit commercial, mais un instrument de culture : sa mission est de donner des informations exactes, de défendre des idées,
de servir la cause du progrès humain..".
Dans l'article 9, la FNP précisait " tout acte ou tentative capitalistique tendant.... à limiter leur liberté d'expression (celle des journalistes), à acheter leur concours ou leur silence, sont un
crime ou un délit qui doivent être réprimés par la loi".
Les Etats Généraux de la Presse devront choisir entre ces deux conceptions :
-
celle des libéraux qu iconfirme la volonté de développement de l'ignorance, el déclin de l'intelligence critique et qui entrine une société
atticulée autour d'individus avides de profits et de pouvoir et d'autres, asservis,
-
celle que nous défendons qui consacre la presse et le pluralime comme vecteurs essentiels de toute démocratie, pour une société qui sert le
progrès humain, combat les injustices e ts'attribue des objectifs civiques et moraux.
Du choix opéré découlera le modèle économique de la presse"
