Lundi 31 mars 2008
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Lorsque j'écrivais ici même il y a quelques mois que la mobilisation était de rigueur contre la ratification du traîté de Lisbonne, nous ne
connaissions pas encore l'ampleur des dégâts qu'entraîne derrière elle la "crise des sub primes".
Les derniers chiffres avancées aux Etats Unis font état d'une ardoise de quelques 500 milliards de dollars (Le Monde du lundi 24 mars). Je vous laisse deviner qui va payer la
facture.. Un indice quand même ? Les mêmes que ceux qui se sont coltiné la dette du Crédit Lyonnais, mais avec l'accent US cette fois ci. Du moins pour le volet "fiscal" de la chose, car pour ce
qui est des dégâts colatéraux, ce sont les pauvres de la planète entière qui vont les subir..
Rien qu'au travers de ces deux exemples de l'incurie des voltigeurs du système spéculatif bancaire, il est une nouvelle fois clairement établi que quand les gros spéculent, ce
sont les petits qui paient ! Il en va ainsi dans un système auquel on ne fixe aucune règle. Pire, on interdit maintenant aux gourvernants d'entraver cette déréglementation et voila le
lien avec Lisbonne et surtout avec le traité du même nom.
Ce lien, il se trouve dans l'article 56 de ce traité que les boni menteurs nous ont présenté comme mini et totalement différent car limité à ce qui faisait consensus et
permettait "aux institutions européennes de fonctionner à nouveau". Merci l'omniprésident, et merci aux courageux parlementaires et politiciens socialistes par exemple qui pronaient une
abstention militante.. Il en a été quelques uns (Mélenchon, Emmanuelli etc..) heureusement pour sauver la face en votant contre la révision de la consitution, fidèles aux vraies valeurs du
Socialisme !
En laissant le marché dicter ses règles à l'économie, on a perdu de vue l'objectif premier pour lequel ont été crées les
Bourses puis les produits financiers (actions, obligations..). Cet objectif était alors de permettre aux industriels de trouver plus aisément des capitaux afin de développer leurs entreprises. On
en est arrivé quelques décennis plus tard, à détourner cet objectif et de fixer comme terme, "rendre de la valeur aux actionnaires". Tous les moyens sont bons et le moyen le plus radical
est de faire tomber toutes les barrières qui peuvent entraver les mouvements de capitaux ! Déréglementer est devenu le leitmotiv de l'europe au travers de la concurrence "libre et non faussée" et
de l'article 56 qui interdit aux Etats de prendre des mesures de restriction contre les mouvements de capitaux !
Une pétition est en ligne à l'adresse suivante :
Par MVR
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