Samedi 26 janvier 2008 6 26 /01 /2008 19:08
Avec une journée d'action du 24 janvier dernier très réussie, les enseignants se sont fait remarquer comme la catégorie de fonctionnaires s'étant les plus mobilisés. Cette journée nationale d'action dans la fonction publique a également été suivie par les enseignants mérysiens.
Le gouvernement en avait profité pour tenter de mettre en difficulté les municipalités de gauche en mettant en test son "service minimum", ce qui a en fait ajouté aux motifs de mécontentement.. A Méry, nous avons fait le choix de ne pas mettre en oeuvre la directive Darcos sur le service minimum qui consiste à faire financer les moyens de substitution de type garde d'enfant par les retenues sur salaire des grévistes. Le CLSH a accueuilli quelques 35 enfants pour lesquels les parents n'avaient pas trouvé de solution de garde. Quelque part, si je peux me permettre un trait d'humour, il serait bon que les parents ne se fassent pas payer leurs jours de RTT pour pouvoir en utiliser encore lors des prochaines journées d'action !
Après cette digression sur Darcos, retour sur les motifs du mécontentement des enseignants. manif240108.jpg
Le principal motif c'est le manque de reconnaissance qui leur est signifié en retour de l'extra ordinaire dévouement qu'ils manifestent au quotidien pour exercer un métier de plus en plus difficile. Pour appuyer ce propos, chacun d'entre nous qui a au dela d'une trentaine d'années, se souvient du degré de respect dont bénéficiait le statut d'enseignant: et aujourd'hui !? No comment..malheureusement. Le malaise est sociétal et on peut faire une comparaison avec la même appréciation portée auprès des ouvriers ou des employés. La quasi disparition de la conscience de "classe" dans notre société y est pour beaucoup. Cette disparition est la conséquence d'une individualisation forcenée de notre société menée par les "libéraux" (c'est leur fond de commerce..), mais aussi par une frange importante des sociaux démocrates..
Vient ensuite la revendication pour une revalorisation des salaires. D'après le SNES (source Politis), "la rémunération d'un professeur certifié du second degré en début de carrière correspond aujourd'hui à 1,24 SMIC alors qu'il équivalait en 1981 à 2,07 SMIC".
On ajoute à cela les charges de travail qui vont croissant, les moyens en baisse, les effectifs adultes en baisse (enseignants, surveillants, bibliothécaires..), sans parler du contenu revu lui aussi à la baisse depuis la mise en oeuvre du trop célèbre "socle commun de connaissances" et la boucle est bouclée..
Enseignants, fonctionnaires, salariés du public ou du privé, nul doute que cette seule journée ne suffira pas et que d'autres, plus larges, seront nécessaires pour aboutir à des résultats ! Je serai de ces combats dans les semaines à venir..! La section Messageries prépare un excellent mojito sur les manifs.. Rendez vous au camion rouge du 93.
Par MVR - Publié dans : national
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