Partager l'article ! Fonctionnaires territoriaux contre fonctionnaires de l’État !: Déclaration des élus Socialistes et Républicains du Val d'Oise. Le ...
Le gouvernement, par la voix du ministre de l’Éducation nationale, cherche une nouvelle fois à diviser les Français. La « ficelle » est un peu grosse : à quelques semaines des élections municipales, il veut, au titre du service minimum, faire porter aux communes la responsabilité des conflits qui l’opposent aux personnels de l’Éducation nationale. Profondément attachés à l’École de la République et à la réussite scolaire de tous, les élus socialistes et républicains n’ont pas attendu ce gouvernement pour promouvoir, dans leurs territoires, des politiques qui visent à assurer les conditions d’enseignement et d’éducation les meilleures. Ils n’ont pas attendu non plus pour mettre en place divers dispositifs prenant en compte les difficultés des parents lors des jours de grève.
La lettre de Xavier DARCOS aux inspecteurs d’académie est plus qu’une provocation à l’égard des enseignants comme des élus territoriaux : elle est un déni de la qualité des relations partenariales qui se nouent, au niveau local, entre élus, personnels de l’Éducation nationale et représentants des parents d’élèves.
Les élus socialistes et républicains en dénoncent les principes et la méthode :
Substituer à des fonctionnaires de l’éducation nationale, en grève, des fonctionnaires territoriaux, en payant qui plus est ces derniers par une ponction opérée sur le salaire des premiers est une façon de casser la grève en divisant les fonctionnaires.
Faire peser sur les communes les conséquences de conflits qu’il aura déclenchés n’est rien d’autre pour l’État qu’une nouvelle défausse de l’exercice de ses responsabilités sur les collectivités.
Sur la méthode, aucune concertation préalable n’a été organisée avec les associations d’élus : c’est encore une fois la marque du peu d’estime dans lequel ce gouvernement tient les collectivités et les élus territoriaux.
La question du calcul des indemnités versées aux communes ressort d’une logique inacceptable, susceptible de provoquer des conflits entre personnels enseignants et collectivités ; elle comporte en outre le risque d’accroître les dépenses des collectivités, sommées, à nouveau, de se substituer à l’État.
Les communes de petites dimensions seraient confrontées à de réelles difficultés pour mobiliser, de façon ponctuelle et urgente, le personnel nécessaire à l’accueil des enfants de maternelle et de primaire.
Les élus socialistes et républicains ont une autre conception de la responsabilité politique. Elle consiste notamment à refuser toute démagogie préélectorale et à
porter, de façon exigeante, les valeurs du vivre ensemble et de la cohésion sociale. Les élus socialistes et républicains n’appliqueront pas ce service minimum, tel que conçu par la
droite gouvernementale, et dénoncent cette démarche strictement électoraliste.