Dimanche 2 décembre 2007
7
02
/12
/Déc
/2007
12:02
Jusqu'en fin de semaine, une enquête publique se tient en Mairie sur le Plan Local d'Urbanisme sur lequel le Conseil municipal aura à se
prononcer. Ce PLU dessine le devenir de la commune pour mes 20 à 30 ans à venir. Il est donc essentiel de s'y intéresser de près.
Cà et là, on entend poindre la rumeur selon laquelle on court vers une urbanisation échevelée ! Que Méry en perdrait son caractère ville à la campagne ! Que les hypermarchés vont
y fleurir comme les champignons dans nos carrières (Parenthèse, on peut acheter rue Thérèse Léthias (dans la côte du cimetière),
quantités de champignons, y compris des "champignons de Paris" de Méry ! Bons et pas chers !!)
-
L'Intermarché : le gérant d'Intermarché souhaite agrandir son activité et l'étendre à
d'autres "enseignes" du groupe Intermarché. Le projet qu'il a conçu est d'ampleur . Il nécessiterait de re localiser son implantation sur un autre lieu que celui d'aujourd'hui.
Il faut donc prendre en compte divers aspects dans ce dossier :
-
le souhait de l'entrepreneur de développer son activité et pour cela de trouver des espaces, (quitte à aller les chercher ailleurs s'ils ne
sont pas disponibles à Méry sur Oise ?),
-
le souhait des mérysiens de conserver sur leur commune, des espaces de commerce qui complètent ceux du centre ville ou le marché du mercredi
matin,
-
la volonté des élus de mener la réflexion sur l'ensemble du dossier, en concertation avec les mérysiens et en partenariat avec l'entreprise.
Où, quand et comment ?
Pour répondre à ce genre de questions, il convient de prendre certaines précautions , par exemple lors des révisions de P.O.S ou de P.L.U..
C'est donc pourquoi une zone a été envisagée pour permettre ce type d'activité ou d'autres.
Elle se situerait en entrée de ville ouest, à la hauteur du rond point de Vaux, au sud de la RD 922. Son objet est précis : il s’agit de la constitution d’une réserve foncière à
destination d’activités commerciales. En d’autres termes, cette zone n’est pas ouverte à l’urbanisation et rien dans le document n’oblige la commune à l’ouvrir ultérieurement. Seuls les
articles 1 et 2 sont réglementés, le COS est nul.
Si elle était ouverte à l’urbanisation le cas échéant, il faudrait obligatoirement passer par une modification ou une révision
simplifiée du document, ou la création d’une ZAC. Ces trois procédures seraient soumises à de nouvelles concertations et à une nouvelle enquête publique, afin de prendre en compte l’opinion de la
population.
Aujourd’hui, compte tenu de ces éléments :
-
L’existence même de la zone en question peut être remise en cause dans le cadre de l’enquête publique si la
population y est hostile ; la destination de cette zone serait alors agricole ou naturelle, la différence résidant dans la possibilité de construire des bâtiments agricoles
(serres, hangars), mais ne changeant rien sur la possibilité de cultiver les terres.
-
Si la population était favorable, elle pourrait être maintenue et faire l’objet d’une concertation approfondie, avant et pendant
la procédure de modification ou de révision simplifiée.
Une urbanisation échevelée !
Concernant l'urbanisation, les objectifs sont les mêmes que ceux développés dans le Projet de Ville présenté depuis 1999 ! avec un plafond de
12.000 mérysiens d'ici 20 ans.
Il s'agit de fixer une limite maximale au développement de Méry, pas d'en faire un objectif. Cela permet d'échelonner dans le temps les constructions et de programmer les équipements
complémentaires. Pour ce qui concerne les équipements d'ailleurs, ceux qui sont prévus dans le cadre du contrat régional ont été dimensionnés en fonction des objectifs du projet de ville (qui
fixait déjà un plafond de population ! ce n'est pas un scoop ) et donc ne seraient pas trop étriqués ou sous dimensionnés..
Soit un rythme de construction de 40 à 50 logements par an. Démentiel !
Il n'est pas question de reproduire des lotissements de 450 pavillons, ni de dresser
des barres d'immeubles ! Un peu de sérieux !
Par contre, il est sérieusement envisagé de produire un habitat en relation avec les caractéristiques de ville et de campagne qui sont celle de Méry. De produire des logis de
qualité y compris dans le secteur du logement dit "social". De permettre aux jeunes mérysiens de rester à Méry en trouvant des solutions logement ! Quelques 120 demandes sans solution
aujourd'hui : est il raisonnable ou solidaire de dire à ces demandeurs d'aller voir ailleurs si l'air y est meilleur ??
Assurément la réponse est non, et donc en affichant clairement et honnêtement les objectifs aujourd'hui, il y a assurément un acte d'engagement pour l'avenir de notre commune !
Par MVR
-
Publié dans : P.L.U, Habitat, Urbanisme
0