Jeudi 18 octobre 2007
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www.dailymotion.com/relevance/search/melenchon+public+senat/video/x38iws_debat-sur-la-reforme-des-regimes-sp_news
Le régime de retraite des cheminots sera à l'équilibre sans rien toucher, du simple fait des décès à venir (comme dans toutes les catégories de la population..) mais aussi du fait de la réduction
des embauches.. Il est donc faux de dire et de faire croire que ce régime spécial (comme d'autres d'ailleurs..) est en danger. Il en irait de même pour le régime général si, par exemple, l'Etat
se mettait à jour de ses retards de cotisations, ou si on augmentait de quelques points les cotisations ..
Plus généralement sur les retraites (rappelons que le tour du régime général viendra au printemps 2008 !!) le dernier rapport du Comité d’Orientation des
Retraites (COR) nous rappelle, une fois encore des fois que les salariés l’aient oublié.., qu’il faudrait travailler plus longtemps. Soulignons que curieusement ce COR, parle le même langage
que le MEDEF et N. Sarkozy..
Travailler plus longtemps, c'est-à-dire qu’il faudra cotiser plus longtemps, mais également faire en sorte que les salariés ne soient pas mis sur la touche
avant l’heure !
Paradoxe donc : les entreprises se défont de leurs plus anciens salariés et font supporter à la collectivité le coût social ainsi généré (indemnités
ASSEDIC versées, manque à gagner dans les caisses de retraite vieillesse et complémentaires, sans compter la contribution Delalande qui rééquilibrait un peu la balance mais que F. Fillon, le
conseiller de N. Sarkosy, a supprimée..). Ces quelques 415.000 « pré-retraités » ne figurent dans aucune statistique du chômage. Les entreprises qui recourent à ces subterfuges de
départs anticipés, plombent les comptes à hauteur de 2 milliards d’euros, soit près de la moitié du déficit actuel du régime général !!
Alors qu’attend t on pour rétablir les finances en rétablissant contribution Delalande ? Certainement pas, car cela risquerait de pénaliser les
entreprises, alors qu’il est si facile de pointer du doigt ces fainéants de salariés qui ne veulent pas travailler plus longtemps ! L’age moyen de cessation d’activité est ainsi de 57 ans
et demi en France et on nous annonce qu’il faudrait tendre vers 42 années ou plus, de cotisations…
Il y a malgré tout une petite lueur d’espoir : d’après l’INSEE, ce ne sont plus 2 points supplémentaires de PIB mais 0,8 que coûterait le service des
retraites en France, repoussant ainsi la catastrophe à 2050 et non plus à 2020. En se mettant bien en tête que 0,8% de PIB, ce n’est pas la mer à boire pour un pays qui a vu son PIB prospérer
de 100 à 123 (base 100) entre 1995 et 2005..