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national

Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 18:54

Chers lecteurs, Chers camarades,

Afin d'alimenter vos  (nos) réflexions pour les temps à venir, je vous fais part de quelques infos en provenance de camrades présents au dernier Bureau National. Ceci est également à mettre en perspective avec la longue "interview" accordée par Ségolène Royal au journal Libération. Sans en rajouter (vous connaissez mon opinion sur notre camarade Royal..), il est piquant de savoir que notre camarade Ségolène s'était montrée très distante avec la presse française et s'était faite tellement rare en notre beau pays, que le journaliste a dû accepter de rendre à Rome (nouvelle capitale de la Région Charentes Poitou ?) pour "bénéficier" de l' aubaine ! Bilan carbone assurément négatif sur ce coup là... Mais bon, pour faire avaler que le courant "démocrate" est celui qui mène à la victoire, on est prêts à tout !? Bref, les semaines se suivent… Avec une droite toujours à l’offensive et une gauche, comment dire..? «en réflexion», à défaut d’être dans l’opposition !! Pour s’en convaincre, la situation italienne (création d’un nouveau parti où d’anciens communistes rejoignent le regroupement Prodi de la Marguerite sur un axe purement «Démocrate »), a donné lieu lors du précédent Bureau national à une formule de notre 1er secrétaire Fançois Hollande qui vaut d’être citée :
«
il s’agit de savoir si nous voulons rester nous-mêmes ou si nous voulons être majoritaires»…
Cette phrase inscrit dès maintenant en creux les "explications" que la direction de notre parti entend mettre en avant pour expliquer les raisons de la défaite électorale. Pour gagner il faudrait abandonner nos idées (nos idéaux) et être « moderne » (ici synonyme de Démocrate)… Ils sont fascinés par « les réussites » électorales de nos voisins européens... Il faut mettre des guillemets à réussite car l’exemple italien ne donne pas vraiment envie quand on y regarde de plus près…
Afin de bien comprendre ce vers quoi on voudrait nous amener, ou comment ce discours nous arrive, je vous recommande à nouveau la lecture du bouquin de JL Mélenchon. Point de réglement de compte dans le bouquin (comme cela a malheureusement été le cas dans certains opuscules de rentrée..), mais un exposé détaillé sur le cheminement réfléchi de certains camarades et qui les amène à nous proposer cette alternative, défendre ses valeurs ou simplement vouloir la victoire .. Fusse au prix de renoncements !??
Un échantillon de ces renoncements dans le discours de la direction du parti qui soutien à demi mots les réformes engagées par le gouvernement sur les régimes spéciaux ! Je précise en disant que lorsque François Hollande et autres dirigeants, cautionnent le discours de la droite en avalisant la nécessité de réformer les régimes spéciaux, ce sont tous les socialistes qui sont montrés du doigt comme support du discours unique ! L'inspiration "démocrate", c'est çà, renoncer à nos acquis au prétexte d'équité ! Et tant pis s'il faut mentir pour enfoncer le clou..

Ainsi en va-t-il du « coût des régimes spéciaux », 5 milliards d’€ avancés sans autre explication que la fausse évidence qu’ils sont censés montrer : ça coûterait trop cher ! Enfin rapporté aux 15 milliards du paquet fiscal c’est peu. D’autant que des régimes comme celui d’EDF-GDF ne reçoivent rien. Et si pour d’autres, la contribution est importante (la moitié des recettes des régimes des cheminots soit 2,6 mds d’€, 60 % pour les marins, 36 % pour celui des mineurs, cette somme ne vise pas à financer les droits spécifiques accordés par ces régimes, mais à compenser les effets de leurs déséquilibres démographiques. A la SNCF si le rapport démographique cotisants/retraités est déséquilibré c’est aussi parce que des choix politiques en faveur du transport routier ont été fait. La subvention d’équilibre sert en somme à compenser la facture de cette politique. Pour rester dans le domaine du rail, la politique de rentabilité de la direction de la SNCF l'amène à fermer nombre de lignes de fret au motif que pour le moment c'est déficitaire..et du coup, c'est autant de poids lourds jetés sur les routes avec le concert de CO2 qui va avec ! Où est le gain dans cette affaire si les économies qu'on veut imposer sur le dos des salariés de ces régimes (puis à notre tour en 2008 pour le régime général..) ? Le budget de l'Etat devra prendre ensuite en charge les dégats collatéraux de cette politique ! Quand à la cohérence de ces choix avec la nécessité de réduire nos émissions de carbone et de gazs à  effet de serre..on s'en tamponne en   haut lieu ! On le voit, tout est lié, aucune décisionn n'est due au hasard, encore moins à un subit intérêt pour l'écologie durable..
..  Pour moi, et pour d'autres heureusement, le devoir de la Gauche c'est la répartition des richesses soit. Mais comme la droite s'est emparée de ce discours, il faut des preuves et des actes : nous devons nous opposer ! Notre devoir est là ! Et pas au centre sous le couvert d'une étiquette Démocrate ! Tout le monde il est pas beau, tout le monde il est pas gentil ! Même pas chez nous ! Alors, rester nous mêmes ou être majoritaires ? Moi j'ose penser que les deux sont compatibles
Par MVR - Publié dans : national
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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 18:27
Alors que le gouvernement lance sous son égide, une grande conférence sociale sur le pouvoir d'achat, le bilan s'avère désastreux pour le salariat après quelques années de gestion de droite..
 
Il faut constater qu'à grand coups d'allègemenst fiscaux sur les bas salaires, le patronat est fortement incité à maintenir une énorme pression sur les salaires. Cela ne le dérange pas trop, çà fait généralement partie de ses modes habituels de gestion..
En effet, plus les salaires sont bas, plus les allègements sont importants pour les entreprises. Résultat, près de 38% des salariés ne percoivent que jusqu'à 1,3 fois le SMIC.
Soulignons que durant la période sous laquelle Lionel Jospin fut Premier Ministre, le pouvoir d'achat avait progressé à un rythme supérieur (3,4% en moyenne) à celui constaté sous les gouvernements Raffarin et Villepin (1,9% en moyenne)... Sur le plan social, la gauche et la droite, çà n'est jamais la même chose..

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Première initiative de l'équipe Sarkozy / Fillon cet été : aucun coup de pouce n'a accompagné la revalorisation du SMIC, encore moins du côté des petites pensions chères au Président !
Seconde initiative, la loi TEPA (Travail, Emploi, Pouvoir d'Achat) met en oeuvre la détaxation sur les heures supplémentaires: (voir autre article sur ce blog)

Les patrons d'entreprises s'arrachent les cheveux devant la complexité du système, les régimes sociaux se voient privés de recettes, les salariés se verront spoliés de droits sur le montant de leurs retraites le moment venu etc..

Où donc est le gain en terme de pouvoir d'achat ?

Que penser en plus de l'acharnement à chiffrer l'objectif de croissance à 2,5% alors qu'il sera péniblement de 1,8% ! Nouveau record de déficit à attendre ! Nouvelles pressions sur les coupes budgétaires à venir ! Nouvelles dégradations du service public !

En revanche, pour les "hauts revenus", les choses semblent aller beaucoup mieux puisque pour les 3500 foyers fiscaux les plus aisés, c'est une hausse de 42% qu'il faut constater ! Cherchez l'erreur !
Autre volet de la conférence, la consommation. Côté commerce de grande distribution, on va laisser les grands groupes négocier sans garde fou directement avec les fabricants. Que croyez vous qu'il adviendra ? De nouvelles baisse des coûts leur seront demandées pour tenter d'afficher des prix en baisse (mais des marges maintenues, voire augmentées dans le pire des scenarii et donc une stabilité des étiquettes), et de nouvelles pressions sur les salariés des fournisseurs des grandes surfaces pour repousser toute vélléité d'augmentation de salaires..

Bilan de cette conférence : quelques commissions et groupes de travail, mais rien à attendre de concret.

Un paquet de milliards pour les gros avec le "paquet fiscal", et pas un centime pour les salariés..
Voila le genre de société de partage et de solidarité que la droite défend.. Et encore, la droite aux affaires ces dernières années était la version allégée de la droite ultra libérale qui est arrivée au pouvoir avec Nicolas Sarkozy.. Premiers mois, premières déconvenues..

Par MVR - Publié dans : national
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Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 17:44
www.dailymotion.com/relevance/search/melenchon+public+senat/video/x38iws_debat-sur-la-reforme-des-regimes-sp_news


Le régime de retraite des cheminots sera à l'équilibre sans rien toucher, du simple fait des décès à venir (comme dans toutes les catégories de la population..) mais aussi du fait de la réduction des embauches.. Il est donc faux de dire et de faire croire que ce régime spécial (comme d'autres d'ailleurs..) est en danger. Il en irait de même pour le régime général si, par exemple, l'Etat se mettait à jour de ses retards de cotisations, ou si on augmentait de quelques points les cotisations ..

Plus généralement sur les retraites (rappelons que le tour du régime général viendra au printemps 2008 !!) le dernier rapport du Comité d’Orientation des Retraites (COR) nous rappelle, une fois encore des fois que les salariés l’aient oublié.., qu’il faudrait travailler plus longtemps. Soulignons que curieusement ce COR, parle le même langage que le MEDEF et N. Sarkozy..

Travailler plus longtemps, c'est-à-dire qu’il faudra cotiser plus longtemps, mais également faire en sorte que les salariés ne soient pas mis sur la touche avant l’heure !

Paradoxe donc : les entreprises se défont de leurs plus anciens salariés et font supporter à la collectivité le coût social ainsi généré (indemnités ASSEDIC versées, manque à gagner dans les caisses de retraite vieillesse et complémentaires, sans compter la contribution Delalande qui rééquilibrait un peu la balance mais que F. Fillon, le conseiller de N. Sarkosy, a supprimée..). Ces quelques 415.000 « pré-retraités » ne figurent dans aucune statistique du chômage. Les entreprises qui recourent à ces subterfuges de départs anticipés, plombent les comptes à hauteur de 2 milliards d’euros, soit près de la moitié du déficit actuel du régime général !!

Alors qu’attend t on pour rétablir les finances en rétablissant contribution Delalande ? Certainement pas, car cela risquerait de pénaliser les entreprises, alors qu’il est si facile de pointer du doigt ces fainéants de salariés qui ne veulent pas travailler plus longtemps ! L’age moyen de cessation d’activité est ainsi de 57 ans et demi en France et on nous annonce qu’il faudrait tendre vers 42 années ou plus, de cotisations…

Il y a malgré tout une petite lueur d’espoir : d’après l’INSEE, ce ne sont plus 2 points supplémentaires de PIB mais 0,8 que coûterait le service des retraites en France, repoussant ainsi la catastrophe à 2050 et non plus à 2020. En se mettant bien en tête que 0,8% de PIB, ce n’est pas la mer à boire pour un pays qui a vu son PIB prospérer de 100 à 123 (base 100) entre 1995 et 2005..

Par MVR - Publié dans : national
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Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 11:10
http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/articleview/825/1/159/

On se souvient que la simple mise en cause du projet de TVA sociale avait modifié le rapport de forces entre gauche et droite entre les deux tours des élections législatives. Ceci montre qu’en se mobilisant sur quelques mesures emblématiques de la politique de Sarkozy, la gauche peut faire bouger les lignes.

 

C’est notamment le cas sur la mise en place des franchises médicales. Une mobilisation significative s’organise contre cette mesure. Elle rassemble un front très large au plan social, organisationnel et politique. Elle est éminemment pédagogique dans son contenu, en montrant comment la « responsabilisation » des personnes contredit le droit à la santé et ce qu’implique la privatisation rampante du secteur de la protection sociale solidaire contre la maîtrise collective incarnée par la Sécurité sociale. Les rassemblements organisés samedi 29 septembre dans plusieurs villes de France, notamment à Paris au gymnase Japy, ont été un succès. De nouveaux rendez-vous sont d’ores et déjà fixés, notamment à l’occasion de la manifestation du 13 octobre prochain. PRS se met au service de cette mobilisation. Celle-ci ne doit pas s’arrêter avec le vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale par le Parlement. Beaucoup de nos concitoyens découvriront les franchises quand elles commenceront à s’appliquer. De plus, on sait que la droite entend faire des franchises le principal levier de remise en cause de l’assurance-maladie, par le biais d’une augmentation importante et régulière de leur montant. A terme, l’objectif du gouvernement est d’offrir aux groupes privés d’assurance un marché dont le montant pourrait s’élever à plusieurs centaines de milliards d’euros (équivalent au budget de l’Etat). C’est donc un combat de longue haleine qui commence autour de la défense de la sécurité sociale, convergeant avec la défense du droit à la retraite et posant à terme la question d’un nouveau partage des richesses dans notre pays.

 

Autre rendez-vous d’ampleur avec le pouvoir, les réformes de la Constitution prévues par Nicolas Sarkozy. Celui-ci prépare deux révisions décisives de la Constitution. L’une peut déboucher sur un changement de régime. L’autre sur la ratification d’un traité européen reprenant presque mot pour mot le projet de Constitution européenne rejeté par les Français. Dans leur contenu comme dans la méthode parlementaire prévue pour leur adoption, ces deux projets priveraient le peuple du droit de décider les règles selon lesquelles se prendront à l’avenir la quasi totalité des décisions le concernant. Il ne faut pas en effet se laisser abuser par les habillages du chef de l’Etat. Le pseudo « mini-traité », appellation qui n’est utilisée qu’en France, aurait rigoureusement la même portée que l’ancienne Constitution. Quant à la réforme prétendument « technique » de la Ve République, il suffit d’écouter Edouard Balladur parler ouvertement du passage au régime présidentiel, contribuant ainsi à mettre toujours davantage le pouvoir à l’abri des citoyens. Ces deux révisions doteraient notre pays des deux fondements de nature constitutionnelle qui organiseraient demain notre « démocratie ». Les principes démocratiques minimaux exigent que des décisions de cette ampleur soient prises par le peuple.

 

Or la gauche a les moyens d’obliger le pouvoir à recourir au referendum. La révision constitutionnelle se décide en effet à la majorité des 3/5 des députés et sénateurs. La gauche est à 8 voix du seuil du veto. On sait déjà que Nicolas Sarkozy devra compter avec plusieurs défections dans son camp. Si la gauche respecte la synthèse politique nouée au moment de la présidentielle lorsque Ségolène Royal a annoncé avoir réconcilié le « oui » et le « non » en exigeant un nouveau referendum sur tout nouveau traité, elle pourra mettre Sarkozy dans les cordes. C’est pourquoi PRS lancera une campagne pour informer les Français du contenu du nouveau traité et exiger un referendum populaire dès que celui-ci sera publié.

La gauche doit se réveiller. Elle peut changer le cours des choses. Pour l’heure Sarkozy se nourrit des faiblesses de la gauche. Mais la politique du pouvoir affronte les intérêts de la majorité salariée du pays. Elle heurte nombre de nos concitoyens attachés à nos conquêtes sociales et républicaines. Elle soulève d’ores et déjà des résistances et des mobilisations : contre les franchises médicales, pour la défense de la retraite et des régimes spéciaux, contre les fermetures de poste dans l’Education nationale, contre les conditions de travail à Goodyear... Celles-ci doivent être encouragées, fortifiées, organisées, unifiées, éclairées politiquement. C’est le rôle des organisations de gauche.

Par MVR - Publié dans : national
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