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national

Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /Mai /2010 17:17

linke

 

Sur le blog de JL Mélenchon, à propos de la Grèce, des retraites (en France) et du projet socialiste..

 

Vous avez entendu parler du nouveau projet socialiste, pas vrai ! Un vrai coup de barre à gauche ! Qui parle de ce coup de barre à gauche ? Pas Moscovici le rédacteur. Lui n’a de cesse de rappeler que le PS n’est pas le PG ni le Front de gauche. C’est vrai. Mais lui n’a pas de complexe à ce sujet. D’autres par contre doivent justifier pourquoi il n’y aura pas eu un amendement, ni un seul vote contre au conseil national du PS sur un tel document. Pour ceux là, il est essentiel de nourrir la thèse du « coup de barre à gauche » qui efface leur turpitude.


Ils sont heureusement appuyés par certains commentateurs médiatiques, totalement désintéressés, cela va de soi. Sans oublier, la mèche au vent, les renégats de notre ancien courant qui en profitent pour refinancer leur admission à la niche en affirmant qu’ils tiennent avec ce texte la preuve de leur utilité au PS et de l’erreur de notre départ. La méthode Coué fonctionne assez bien. Surtout pour ceux qui ne lisent pas le texte et, dans le cas où ils le lisent, s’ils n’ont aucune mémoire des précédents textes du Parti socialiste. Que peut-être ils ne lisaient pas non plus ! Ca fait beaucoup de gogos au mètre carré.


Laurent Maffeïs, responsable national aux études du Parti de gauche s’est attelé au travail de lecture critique et de comparaison. Un document récapitulatif est en cours d’édition. Je ne résiste pas à l’envie d’en déflorer un peu le contenu pour mettre en appétit. Et peut-être pour inciter les camardes socialistes de la gauche du parti à bien mesurer où ils en sont rendus idéologiquement sur le plan des propositions « sociales » et ce qu’on leur fait faire avec ce vote unanime. Mais comme dit le proverbe, qui a déjà bu la mer peut bien aussi avaler les poissons ! Voyez, camarades, ce que vous allez voter !

Sur les salaires, le nouveau texte du PS évoque « la revalorisation du SMIC » comme « levier fort ». Merci bien. Mais encore ? Rien. Car le texte se garde bien de préciser dans quelle proportion et à quelle échéance il serait revalorisé. C’est un recul par rapport au projet socialiste 2006-2007 qui affirmait : « nous porterons le SMIC au moins à 1500 Euros bruts le plus tôt possible dans la législature ».  Gros coup de barre à gauche, non ?


Pour  la  réduction du temps de travail, le texte socialiste de 2010 propose de « revenir sur les dispositifs ayant dégradé les 35h et sur la remise en cause du repos dominical ». C’est bien. Un peu de vigilance permet de se rendre compte que cette proposition est purement défensive par rapport au projet socialiste 2006-2007. Celui-ci  prévoyait d’aller beaucoup plus loin en termes de RTT. Il disait : « Nous relancerons la négociation sur le temps de travail, pour étendre le bénéfice des 35 heures, avec création d’emplois, à tous les salariés. Si la négociation n’aboutit pas, la loi interviendra. » Drôle de coup de barre à gauche.


A propos de la  précarité, le nouveau texte socialiste propose de « majorer les cotisations sociales des entreprises employant un quota trop élevé de travailleurs précaires ». Une formulation qui sous entend qu’il existerait une forme de précarité acceptable (« pas trop élevée »). De toute façon c’est un recul par rapport au projet socialiste 2006-2007 qui prévoyait : « Pour lutter contre la précarité, nous réaffirmerons la primauté du CDI sur toute autre forme de contrat de travail. »


Sur les licenciements, ça ne s’arrange pas. Le texte 2010 du PS ne prévoit aucune mesure radicale pour stopper l’hémorragie de licenciements collectifs ! Rien. En 1996 la Convention  nationale avait pourtant prévu un droit de veto suspensif des comités d’entreprises dans les boites qui faisaient des profits. Puis, dans le projet socialiste 2006-2007, le PS promettait, au moins, de « pénaliser les patrons voyous ». Le projet 2010 souhaite seulement « augmenter le coût des licenciements économiques dans les entreprises florissantes », sans les interdire. Et seulement chez les « florissantes », ce qui est mieux que seulement bénéficiaires, Misère : c’est moins que le contenu de la loi de modernisation sociale votée en janvier 2002.


Energie ? EDF ? Le texte socialiste de 2010 ne prévoit pas explicitement de renationaliser EDF-GDF, ni même de remettre en cause l’ouverture du secteur à la concurrence, et encore moins d’aller jusqu’à un pôle public de l’énergie incluant Total, comme nous le proposons. C’est donc un recul très sensible par rapport au projet socialiste 2006-2007 qui prévoyait : « Nous réintroduirons le contrôle public à 100 % d’EDF et mettrons en place un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF –dont nous refusons la privatisation-. »


D’ailleurs, le « nouveau modèle énergétique » proposé est nettement moins ambitieux que celui du projet socialiste 2006-2007. Celui-ci affirmait : « nous réduirons la part du nucléaire en faisant passer à 20% d’ici 2020 et à 50% à plus long terme la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie. » Désormais seul un objectif de 23 % est conservé pour les énergies renouvelables ! Adieu la perspective de 50 %. Quand au nucléaire, il est qualifié d’ « inévitable ».


Et les banques ? Voila un sujet d’actualité !  Le projet de 2006-2007 des socialistes prévoyait la création d’un « pôle financier public » à vocation généraliste, support d’un service public bancaire ! De tout cela il ne reste rien. En 2010 il ne s’agit plus que d’un pôle public dédié à l’ « investissement industriel ». Fermez le ban ! Le coup de barre à gauche est servi!

Par MVR - Publié dans : national
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 00:31
Cette phrase, extraite d'un article posté sur le blog de JL Mélenchon, résume assez bien les contradictions qui traversent (jusqu'à quand ?) le parti socialiste sur la question des retraites, et sur d'autres sujets..

Il y a derrière cette sortie de la première serétaire du PS qui cautionne donc le fait de repousser l'âge de la retraite pleine, des objectifs posés pour 2012.

Les seules voix du PS ne suffiront pas à ce parti pour accéder seul au pouvoir présidentiel et il faut donc donner des gages d'ouverture. Des gages à commencer en direction des électeurs "démocrates" et du centre droit. C'est le premier trait de son intervention.

Au dela, vient la prise de position (qui engage la majorité du PS ?) de faire évoluer le système de cotisation actuel, vers un système plus "individualisé", voir plus individualistes. En effet, le discours ouvrant sur une retraite par points va vers la mise à bas de la solidarité de tous. Plus on aurait un statut élevé dans l'échelle professionnelle, plus on acquiert de points. Les salaires étant ce qu'ils sont, les plus avantagés dans les échelles de salaires auraient donc plus de chances de se constituer une retraite valorisée. Que pensez vous qu'il adviendra pour l'immense majorité des salariés payés au niveau du SMIC, ou à peine plus, ou des si nombreux travailleurs précaires ou à temps partiel subit ??

http://issindou.unblog.fr/files/2008/12/retraites.jpg

La droite, et justement lesdémocrates.., nous rabattent les oreilles avec un discours faussement rassurant sur l'air du "hors de question de remettre en question la répartition".. Mais que deviendrait la répartition avec un système à points ? Combien de temps se passera t il avant que les détenteurs de "nombreux" points ne viennent hurler à "l'égalité" (comme le fait Fillon à propos de l'égalité entre public et privé) ?.

"Je vous le donne Emile", c'est l'étape suivante de l'éadication de la répartition ! Comme la péréquation dans la distribution de la presse où les gros partagent les frais avec les petits..! Le libéralisme, c'est le chacun pour soi. Chacun se débrouille et doit faire en sorte de se mettre à niveau pour assurer ses arrières..et tant pis pour ceux qui crèvent en route !

Le COR (Comité d'Orientation des Retraites) avait pointé en 2005, qu'une simple hausse de 0,38 point des cotisations suffisait à assurer l'équilibre du système ! Lire ici même un article posté en mai 2008.. linke

Les recettes sont toujours possibles face aux mêmes revendications du MEDEF et de la droite.. Il suffit de les imposer !

http://fr.dreamstime.com/retraite-heureuse-thumb10496135.jpg

En cela, le vote des "Régionales" sera également un indicateur : voulez vous dans les Régions des exécutifs qui cautionnent une mise à bas de notre système de retraites ? L'homme n'est il voué qu'à travailler la majeur partie de son existence ? N'est il pas temps de réellement faire évoluer notre société vers un monde où la planification écologique remplacerait le productvisme outrancier du monde capitaliste ?

Alors, la retraite, vous la voyez comment ? image 1 , ou image 2 ?

Pour renforcer la "2", il faudra sûrement en passer par celle ci..

t-UMP Publicit 112  
Par MVR - Publié dans : national
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 13:43

La méthode devrait être éculée mais elle est pour autant toujours à l'œuvre chez les libéraux : créer le manque dans le secteur public et le parer ce faisant de tous les maux pour mieux valoriser le privé dans une « saine concurrence libre et non faussée ». Le gouvernement reprend une fois encore à son compte la méthode dans l'éducation.
Alors même que le projet de loi de finances prévoit la suppression de 16 000 emplois à la rentrée 2010, le ministère de l'éducation nationale annonce une nouvelle diminution du nombre de postes au concours du CAPES externe
avec uniquement 5006 places ouvertes, soit un rapport de moins de 1 à 3 en regard des suppressions.

Mais ce n'est décidément pas le temps des vaches maigres pour tout le monde car dans le même temps, le nombre de places à pourvoir au CAFEP-CAPES (le CAPES pour l'enseignement privé) va lui doubler, en passant de 569 en 2009 à 1260 en 2010.

 

penurie-ecole-publique.jpg


On se souvient qu'il y a quelques semaines le Ministre Luc Châtel annonçait sa volonté de mettre fin à l'histoire-géographie en terminale scientifique et de la ramener plus généralement à sa portion congrue au sein du lycée. Sans doute craignait-il que les enseignants du public ne contribuent à former des citoyens à même de penser par eux-mêmes et prendre toute leur place dans le débat public car le déséquilibre entre public et privé est cette année particulièrement marqué dans cette matière. Quand les postes ouverts en histoire et géographie seront multipliés par 2,4 dans le privé, passant ainsi de 75 à 182, ils resteront stables dans le public.

Les chiffres se suffisent à eux-mêmes pour démontrer comment ce gouvernement cherche à mettre en concurrence les services publics et à ouvrir aux marchands des pans entiers de notre système éducatif. Pour une Ecole qui réponde aux exigences de l'intérêt général et qui permette l'émancipation individuelle et collective du grand nombre, il est temps de réserver les fonds publics à l'enseignement public. Sortir du tout marchand et prioriser le public : voilà le message clair que portera le Parti de gauche lors des régionales de mars prochain.

Par MVR - Publié dans : national
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 17:37
         
En 2008 une pétition de défense des sciences économiques et sociales (SES) au lycée qui était mise en danger par la réforme Darcos avait été lancée et avait fortement mobilisé.

Grâce à cette mobilisation il avait été alors obtenu l’intégration de notre discipline au tronc commun des enseignements de seconde. Mais le lendemain de cette annonce, la réforme était abandonnée.

 

La réforme Chatel est encore plus catastrophique pour cette discipline. dont l'enseignement serait totalement marginalisé et rangé au rang des accessoires.

 

Les défenseurs de cette discipline sollicitent donc à nouveau notre soutien.

 

1) Une pétition est lancée depuis le 11 novembre. Nous avons déjà obtenu la signature d’universitaires prestigieux en économie, sociologie, science politique et anthropologie. 4 000 signataires ont déjà répondu à notre appel. Vous pouvez la signer à partir du lien suivant.

http://www.apses.org/initiatives-actions/actions-de-l-annee-2009-2010/article/signez-l-appel-pour-une

 

 

2) Par ailleurs, nous vous informons qu’une manifestation aura lieu le mercredi 2 décembre à 13h à Paris pour défendre la place des SES dans le nouveau lycée.

- Lieu de départ : Place de la Madeleine à 14h

- Trajet : Madeleine - Bourse - République

- Meeting à la Bourse du travail vers 18h

Toutes les infos à partir du lien ci-dessous.

http://www.apses.org/initiatives-actions/actions-de-l-annee-2009-2010/article/manifestation-des-professeurs-de

 

3) N’hésitez pas à la diffuser à tous vos contacts mails, aux associations, aux syndicats, etc.

 

Merci encore de votre éventuel soutien.
Par MVR - Publié dans : national
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