Vendredi 13 juin 2008
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Les dépenses de l'Etat, hors intérêts de la dette sur lesquels il n'existe pas de marge de manoeuvre budgétaire, sont depuis une dizaine
d'années inférieures à ce qu'elles représentaient en 1979 en proportion du PIB ! Alors qu'elles représentaient 21,3% de la richesse nationale en 1979, les dépenses de l'Etat n'en représentent
plus que 19,9% en 2007. Depuis 30 ans les dépenses de l'Etat sont donc stables, et même en recul, contrairement aux idées reçues.
Pour compenser l'augmentation des intérêts de la dette (multipliés par 3 en 30 ans), on a même assisté à une diminution de moitié des
investissements de l'Etat, une baisse de moitié des dépenses de fonctionnement et une baisse de 20% des rémunérations des personnels.
Ces rémunérations (salaires et cotisations sociales)représentent moins du tiers des dépenses de l'Etat, et non la moitié ou les trois quarts comme cela a parfois été avancé. Le Livre blanc sur l'avenir de la Fonction Publique (DGAFP avril 2008) montre bien que le nombre des salariés de l'Etat a augmenté de 11,6% entre 1984 et 2005, le poids des dépenses de l'Etat baissait de 4,1% dans le même temps. Ce n'est donc ni l'augmentation du nombre des agents de l'Etat, ni le montant de leur rémunérations qui porteraient la responsabilité des déficits, dûs à une prétendue croissance excessive des dépenses de l'Etat.
Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite n'aurait qu'un effet très limité sur la dette publique. En admettant que 35.000 emplois soient effectivement supprimés annuellement, la diminution de rémunération versées serait, au coût moyen des emplois, de l'ordre de 750 M€ par an, soit environ une diminution de 6 Mds€ à l'horizon 2012. C'est à dire deux fois moins que les sommes englouties par Sarkozy en une seule année dans le fameux paquet fiscal de l'été 2007..
Il faut aussi remarquer que le poids des fonctions publiques centrales et locales est en France intérieur à ce qu'il est dans nombre de grands pays de l'OCDE, et notamment aux pays phares libéraux du Canada et du Royaume Uni. Le poids des rémunérations publiques représente environ 10% du PIB en France et aux Etats Unis, contre 11% au Royaume Uni et au Canada et plus de 15% dans les pays du Nord comme la Suède et le Danemark (source OCDE, comptes nationaux)
Ces rémunérations (salaires et cotisations sociales)représentent moins du tiers des dépenses de l'Etat, et non la moitié ou les trois quarts comme cela a parfois été avancé. Le Livre blanc sur l'avenir de la Fonction Publique (DGAFP avril 2008) montre bien que le nombre des salariés de l'Etat a augmenté de 11,6% entre 1984 et 2005, le poids des dépenses de l'Etat baissait de 4,1% dans le même temps. Ce n'est donc ni l'augmentation du nombre des agents de l'Etat, ni le montant de leur rémunérations qui porteraient la responsabilité des déficits, dûs à une prétendue croissance excessive des dépenses de l'Etat.
Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite n'aurait qu'un effet très limité sur la dette publique. En admettant que 35.000 emplois soient effectivement supprimés annuellement, la diminution de rémunération versées serait, au coût moyen des emplois, de l'ordre de 750 M€ par an, soit environ une diminution de 6 Mds€ à l'horizon 2012. C'est à dire deux fois moins que les sommes englouties par Sarkozy en une seule année dans le fameux paquet fiscal de l'été 2007..
Il faut aussi remarquer que le poids des fonctions publiques centrales et locales est en France intérieur à ce qu'il est dans nombre de grands pays de l'OCDE, et notamment aux pays phares libéraux du Canada et du Royaume Uni. Le poids des rémunérations publiques représente environ 10% du PIB en France et aux Etats Unis, contre 11% au Royaume Uni et au Canada et plus de 15% dans les pays du Nord comme la Suède et le Danemark (source OCDE, comptes nationaux)

