Samedi 26 janvier 2008
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14:47
Une soixantaine de mérysiennes et de mérysiens, une belle assistance, se sont déplacés hier
soir vendredi pour assister au dernier conseil municipal sous l’actuel mandat. Le menu était alléchant puisqu’il avait été mis à l’ordre du jour, le budget 2008, divers points sur le terrain
synthétique de football et la salle polyvalente, et le P.L.U.
Comme à l’accoutumée, la droite mérysienne a été d’une utilité exemplaire pour représenter les positions de ses supporteurs à propos du budget 2008.. A moins que,
à court d’arguments, le silence ait été la meilleure solution ! Pas un mot d’explication de vote ! Car ce n’est pas neutre en terme d’affichage,
que de voter « contre » un budget, sans expliquer cette position.
On se refuse ainsi, à doter les services municipaux des moyens de poursuivre le travail quotidien. Pas de crédits, pas services à la population :
pas d ‘accueil des enfants en garderie ni à la cantine, pas plus de centre de loisirs, pas de portage de repas à domicile, pas d’aides sociales, pas de subventions aux associations. Rien non plus
pour entretenir nos espaces verts ou la voirie et pas plus pour régler les salaires des personnels.. etc !
Bien sûr que j’exagère le propos ! Bien sûr que grâce aux seuls votes de la majorité municipale, le budget est adopté. Mais à mon avis, sans débat il n’y a pas de
réel progrès. On peut ne pas être d’accord sur les projets ou sur la façon de les mener ou encore de les financer. Ce sont même les raisons principales pour lesquelles il y pluralité de listes
lors des scrutins.. Mais alors pourquoi ne rien dire, ne rien proposer ? C’est un signal de renoncement voir d’incompétence, que l’on adresse à ses concitoyens.
Donc, pour faire simple, la majorité qui a travaillé avec l’aide des services municipaux pendant plus d’un trimestre pour élaborer ce budget a voté « pour »
et l’opposition a voté « contre » le budget de ville, contre le budget d’assainissement et également « contre » le maintien des taux d’imposition locale (à l’exception d’un
élu de l’opposition qui s’est abstenu sur ce point).
Vous pouvez également lire le texte de mon intervention un peu plus bas sur le blog.
Vint à la fin de l‘ordre du jour, l’approbation du PLU résultat de quatre ans de travail pour doter la commune des outils nécessaires afin de garantir
aux mérysiens que le Méry sur Oise pourra conserver ce caractère de ville à la campagne !
Le PLU a donc été adopté, sans les voix de l’opposition qui a voté « contre ». PE Eon a exposé dans une longue intervention le point de vue de son
équipe.
J’ai relevé quelques passages qui m’ont particulièrement heurté dans cette diatribe. Je veux donc juste commenter une ou deux de ses remarques.
J’ai été choqué par la vision réductrice par laquelle il a décrit ce qu’est pour lui un PLU, un simple outil réglementaire ! Sa vision du PLU se
borne a la lecture du plan de zonage et des règlements qui les accompagnent. On se demande bien alors pourquoi nos députés ont voulu, en votant la loi SRU en 2000, passer à une autre dimension
que celle des simples Plans d’ Occupation des Sols !?
Ensuite, nous avons eu droit au chapitre sur le thème « au secours, 3.000 habitants de plus demain matin !! ». Dès les travaux préliminaires à
l’élaboration du PLU, dans le diagnostic, il est inscrit : « Le projet urbain évoque un développement démographique décrit comme modéré amenant Méry à accueillir au total
11.000 à 12.000 habitants sur le long terme. Selon que l’on place ce long terme en 2020 ou 2030, on obtient une croissance de la population d’environ 1%, identique à celle qu’a connu Méry
entre 1982 et 1990. » Fermez le ban !
Puis le retour de la zone Aue avec l’évocation du projet d’hypermarché dont on sait qu’il avait été refusé. Ce que l’on sait moins chez les pétitionnaires ayant
apporté leur soutien à la campagne de signatures, c’est que la famille politique de M. Eon s’apprête à déréglementer la législation actuelles à tour de bras pour justement permettre la
multiplication des hypermarchés en France.. Seulement, çà M. Eon ne le dit pas. Alors, double jeu ? D’un côté le chevalier blanc qui se découvre une vocation de défenseur de
l’environnement à l’approche des échéances électorales, et de l’autre le chevalier noir, libéral à souhait, qui soutient le lobby de la grande distribution ?
Refermons le chapitre de cette intervention et maintenant que le PLU est adopté, le plus difficile mais le plus intéressant, est devant nous :
faire que Méry sur Oise ce soit vous ! Au travers des propositions que nous avons pour Méry, et qui seront construits avec vous comme cela est inscrit dans le PLU et avec l’aide de ce bel
outil, Méry sur Oise sera encore et pour très longtemps, une ville à la campagne où il fait bon vivre !