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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /Juil /2008 14:53
Ce texte co écrit par, notamment, Emmanuel Maurel et Frédéric Faravel, devrait être présenté comme contribution au débat (version quasi définitive)..
Soutenu par de nombreux militants du Val d'Oise, je le soutiendrai également.

La question sociale au cœur de notre projet

 

Personne ne peut dire aujourd'hui quelle sera l’issue du congrès de Reims. Certains évoquent le spectre du congrès de Rennes, apogée des déchirements entre écuries présidentielles. D’autres en appellent à un congrès de Metz, au cours duquel le PS confirma une orientation et un leader. Pour notre part, nous souhaitons un congrès de clarté. Clarté des idées, clarté des orientations, clarté de la stratégie.

 

Bien sûr, les choix de personnes ne sont pas sans importance. Mais ils ne sauraient se substituer au débat de fond. Les Français attendent des socialistes qu’ils incarnent non seulement une opposition résolue et imaginative, mais surtout un projet alternatif aux politiques conservatrices et parfois réactionnaires menées depuis 2002.

 

Résolue, car les politiques de droite, en France et au sein de l’Union européenne, fragilisent les plus vulnérables. Imaginative et alternative, car il ne suffit pas de refuser pour être crédible.

 

Or s’il y a bien un sujet sur lesquels les socialistes doivent porter une parole forte, c’est bien la question sociale.

 

1) L'offensive généralisée contre le monde du travail

 

Sarkozy et Fillon ont lancé une offensive tous azimuts contre les solidarités sociales - assurance-chômage, assurance-maladie, retraites - et l'éducation. Dernier exemple en date : le texte sur la « démocratie sociale » dans lequel le gouvernement a glissé des dispositions visant à dérèglementer l'organisation du temps de travail. Près de 70 articles du code du travail supprimés ou modifiés, l'extension du forfait jours ou du forfait heures à tous les salariés (susceptibles dés lors de travailler 13 heures par jour ou 48 heures par semaine), la remise en cause pure et simple du repos compensateur !

Les orientations actuelles de l'Union européenne, hélas, contribue à aggraver davantage les conditions des travailleurs. La jurisprudence récente de la Cour de Justice, qui multiplie les arrêts favorables au dumping social au nom de la sacro-sainte liberté d'installation, inquiète légitimement les syndicats européens. La politique monétaire de la BCE, uniquement tournée vers la  lutte contre l'inflation, pénalise la croissance et l'emploi. Enfin, un certain nombre de directives mettent à mal les droits des salariés. Ainsi, le texte sur le temps de travail, qui confirme la limitation aux 48 heures hebdomadaires, avec toutefois la possibilité de dérogation jusqu'à 60 ou 65 heures si le travailleur concerné marque « son accord explicite » ! . Voilà ce que Xavier Bertrand appelle « la relance de l'Europe sociale » ! Les 13 défaites des partis sociaux-démocrates et travaillistes européens, sur les 15 scrutins de ces dernières années, démontrent bien qu'il y a nécessité de construire une offre politique européenne offensive qui tourne le dos à l'impasse idéologique du social-libéralisme.

 

Face à cette offensive, les socialistes ont le devoir de réagir. Plutôt que de disserter sur les mérites du libéralisme politique, il faut renouer avec la volonté de transformation sociale et l'imposer dans les débats et les propositions du PSE (et pour cela, être un peu convaincu des positions que nous y défendons).

 

 

 

2) des réponses socialistes qui s'appuient sur nos valeurs

 

La Gauche défend « la valeur du travail » Depuis toujours, la droite et le patronat se sont opposés à la réduction du temps de travail, qu’il s’agisse de la durée hebdomadaire du travail, des congés payés ou de l'abaissement de l’âge de la retraite. Socialistes, nous savons que le travail peut aussi aliéner et faire souffrir. C'est la raison pour laquelle nous défendons la conquête poursuivie du temps libre. La réduction du temps de travail, c'est travailler mieux et travailler tous. Nous devons défendre les 35 heures et proposer, dès notre retour aux responsabilités, de revenir sur l'émiettement des protections collectives mise en place par le gouvernement.

 

La gauche défend la redistribution. Il faut inverser la tendance qui, depuis plusieurs décennies, a vu la part des richesses créées aller sans cesse davantage aux revenus du capital au détriment de la rémunération du travail. La part des revenus du travail dans la richesse nationale est passée en France de 69,9% en 1975 à 57,8% en 2008, ce qui équivaut à 180 milliards d’euros par an ! Elle est désormais inférieure à ce qu'elle était en 1960. La question du pouvoir d’achat ne pose pas sur le mode de la « vie chère » et de lutte contre la hausse des prix ; il s’agit d’abord d’une question de  rémunération et de satisfaction légitime des salariés face aux efforts auxquels ils consentent quotidiennement ! Nous sommes favorables à une augmentation substantielle du SMIC (à 1 500 euros le plus tôt possible) et à la tenue d'une conférence annuelle tripartite sur les salaires. Nous plaidons également pour une réforme majeure : la réforme des cotisations patronales qui devraient être assises sur la valeur ajouté.

 

La gauche défend la protection sociale. Notre pays est riche, sa compétitivité naît également des garanties sociales et des protections collectives. Nous nous opposons donc aux politiques visant à baisser le niveau des pensions ou à reculer de l'âge de la retraite au motif de l'allongement de la durée de vie. Il faudra bien que les entreprises, toutes les entreprises, prennent leur part du financement des retraites par répartition, de manière à stopper à 40 annuités les cotisations salariées pour toucher une retraite à taux plein. Ouvrons sans crainte le débat sur les nouveaux modes de financement des retraites et de la protection sociale : taxation des stock-options et autres revenus financiers, etc.

 

La gauche doit promouvoir le rôle de l'État dans la vie économique et sociale. Le temps est venu pour les socialistes et la gauche de reprendre l’offensive en faveur de l’indispensable intervention publique dans l’économie et surtout de la mise en œuvre d'une véritable politique industrielle tant au niveau national qu'au niveau européen. Cela passe par la défense de nos services publics, par une relance vigoureuse de l’investissement public (recherche, innovation, infrastructures) mais aussi par la maîtrise collective de certains biens communs (l’eau par exemple) ou par une intervention accrue dans le domaine des prix (contre la spéculation immobilière).

 

Le PS doit se remettre au travail, anticiper le post-libéralisme, dans un nouveau rapport au pouvoir. Emploi, salaires, protection sociale, droits des salariés, services publics : les Français retrouveront le chemin de la gauche si nous sommes capables de proposer des mesures ambitieuses dans ces domaines.

Par MVR
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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 17:11
COMMUNIQUE DE PRESSE SEANCE DU 20 JUIN 2008

Concrétiser nos engagements malgré une situation financière difficile.

Dans un contexte financier délicat, marqué par un endettement du Conseil général et par les conditions dans lesquelles se met en œuvre l’Acte II de la décentralisation, la nouvelle majorité souhaite assurer une gestion saine et régulière des deniers publics, nécessaire à la mise en œuvre des mesures attendues par les Valdoisiens.

Le Val d'Oise a vu son endettement très fortement progresser au cours des derniers exercices, faisant de notre département l'un des départements français les plus endettés. Au 31 décembre 2006, avec une dette par habitant de 512 Euros, l’endettement du Conseil général était deux fois supérieur à la moyenne des départements de plus de un million d'habitants (264 Euros).

Surtout, l'endettement annuel a été multiplié par plus de 7 entre 2002 et 2006 passant de 19 millions d'Euros à 140 millions d'Euros.
Cette situation souffre depuis 2004 du désengagement de l'Etat et d'un certain nombre de politiques (RMI, transfert des TOS et d'une partie des routes départementales) et de l'absence de contreparties financières suffisantes pour compenser les charges dues au transfert de compétences dans le cadre des lois de décentralisation. Au total, le coût non compensé de la décentralisation pourrait atteindre 72 millions d'Euros fin 2008.

Malgré ce contexte difficile, l'ancienne majorité avait présenté un budget 2008 dont les principaux clignotants se voulaient au "vert". A l'approche des élections, elle avait ainsi artificiellement annoncé un endettement d'équilibre pour 2008 très nettement inférieur à celui présenté en 2007 (140 millions d'Euros contre 180 M€ l'année précédente).

A cette fin, des dépenses – obligatoires – semblent avoir été manifestement sous-évaluées, comme celles liées au RMI ou à l'APA.

Dans un souci de sincérité, le budget 2008, voté par l'ancienne majorité, est réajusté à l'occasion de ce budget supplémentaire. Il en va ainsi des principales dépenses obligatoires qui avaient été minorées mais aussi des dépenses d'investissement sur lesquelles le Conseil général s'était engagé avant mars 2008. Rien que pour le RMI et l’APA, il a fallu inscrire respectivement 5,7 millions d’euros et 3,4 millions d’euros supplémentaires dans ce budget modificatif.

Soucieux d'une saine gestion des deniers du département et fidèle à son engagement de ne pas modifier le taux d'imposition, la nouvelle majorité, tout en veillant à affirmer ses priorités, limite l'endettement d'équilibre à un niveau comparable à celui inscrit à l'issue du budget supplémentaire 2007.

Cet équilibre budgétaire tient bien sûr compte des priorités que la nouvelle majorité a souhaité mettre en œuvre dès ce budget supplémentaire. Elles sont au nombre de 5 et témoignent de la volonté affichée du nouveau Conseil général de mettre en œuvre sans tarder les engagements qu'il a pris devant les électeurs.

Cinq premières mesures sont en effet inscrites dès ce budget supplémentaire :

- Le dispositif Rest'O Collège (500.000 Euros) destiné à assurer des tarifs plus justes pour la restauration des collégiens.
- La création du Conseil départemental du développement durable qui réunira une diversité d’acteurs du développement durable et conseillera les élus dans le cadre de la mise en place de l'éco-département. En parallèle, le Conseil général élaborera des règles d’éco-conditionnalité.
- L'accélération des travaux destinés à permettre l'accessibilité des équipements publics aux personnes en situation de handicap. Cela prendra la forme d’un soutien aux collectivités locales pour les inciter à effectuer ces travaux.
- L’adoption, dès les prochains mois, d’un ambitieux schéma en faveur de la petite enfance pour répondre aux difficultés que rencontrent les familles pour faire garder leurs enfants..
- L’élargissement des critères du Fonds de Solidarité Logement (FSL) afin de permettre le financement des aides d'accès au logement, le maintien dans les lieux ou d'assurer les mesures d'accompagnement social liées au logement des plus défavorisés.

La nouvelle majorité entend poursuivre la mise en œuvre de ces priorités à l'occasion du budget primitif 2009. Dans cette perspective, elle mettra les prochains mois à profit pour assainir le budget et supprimer sa participation aux investissements dont l'utilité n'est pas effectivement prouvée.

C'est à ce prix en effet que le Conseil général pourra mener une politique ambitieuse tout en garantissant l'équilibre financier du Département.

Nos 5 premières mesures

Des tarifs plus justes pour la restauration scolaire,

Dès la rentrée 2008, 37 collèges des secteurs d’Argenteuil – Bezons et de Plaine de France seront concernés par la mise en place de tarifs plus justes pour la restauration scolaire des collégiens dans le cadre du nouveau dispositif Rest’O Collège. Les nouveaux tarifs, compris entre 0,85 euro et 2,60 euros, seront déterminés en fonction des ressources et de la composition des foyers des collégiens.

Cette mesure qui a vocation à être étendue à tous les collèges du Val d’Oise à compter de la rentrée 2009, doit permettre à des enfants qui n’en avaient pas la possibilité de bénéficier désormais de la cantine. En effet, moins d’un collégien sur deux est aujourd’hui inscrit à la cantine, ce taux étant aujourd’hui de 29,7% dans la Plaine de France et de 38,5% pour Argenteuil Bezons, soit les deux secteurs retenus pour cette première phase.

Le nouveau dispositif, mis en place dans des temps records, a été officiellement lancé à l’occasion d’une visite du Président ARNAL au collège Lucie Aubrac d’Argenteuil.

500.000 euros ont été inscrits au budget supplémentaire correspondant au coût de ce dispositif pour le premier trimestre de l’année scolaire 2008-2009.

Le Conseil départemental du développement durable est sur les rails

Le principe de la création d’un Conseil Départemental du Développement durable sera adopté lors de l’Assemblée départementale du 20 juin 2008. Composé d’environ 40 membres, il conseillera les élus du Conseil général dans le cadre de l’élaboration de la stratégie départementale de développement durable et de transformation du Val d’Oise en éco-département.

Placé sous la responsabilité d’une personnalité indépendante, ses membres seront choisis parmi les acteurs concernés par ces questions dans le Val d’Oise (collectivités publiques, entreprises, salariés, associations, personnalités qualifiées…)

Il sera installé officiellement dès l’automne et se verra confier deux sujets prioritaires :
- le développent durable du secteur de Roissy et des territoires riverains
- la mise en place de critères d’éco conditionnalité dans les politiques départementales.

Accélérer les travaux d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap

Alors que la loi Handicap du 11 février 2005 prévoit la mise en accessibilité de la ville et des équipements publics d'ici 2015 pour l'ensemble des collectivités, trop de petites ou moyennes communes sont confrontées à des difficultés de financement et ne sont pas certaines de pouvoir respecter les exigences de la loi.

Conscient des enjeux que cela représente pour les communes et pour la vie quotidienne des personnes handicapées et de leur intégration dans la cité, le Conseil général proposera à l’automne un nouveau dispositif pour aider les communes à réaliser les diagnostics préalables et à engager les travaux nécessaires dans les meilleurs délais. 4.

Mettre en place un vrai plan pour la petite enfance

La nouvelle majorité du Conseil général fait du développement de l'offre des différents modes d'accueil du jeune enfant l'une de ses premières priorités. Un travail est lancé en concertation avec la CAF, des représentants de communes et de structures d'accueil et aussi avec la constitution d'un comité des usagers.

Dès la rentrée, un plan d'action complet sera présenté à l’Assemblée Départementale .

Parmi les pistes d’ores et déjà envisagées :
- le soutien en fonctionnement et en investissement des structures,
- l’accompagnement des communes pour le développement d'une offre adaptée
- le renforcement de l'information et du conseil aux familles
- le soutien aux modes de garde innovants (horaires décalés, …)
- des dispositifs d’aide directe aux familles.

Aider les familles à se loger

La nouvelle majorité fait du logement et de la lutte contre les expulsions locatives l’une de ses premières priorités. A l’occasion de ce budget supplémentaire, elle mobilise des crédits en faveur du Fonds Solidarité Logement (FSL).

Piloté par le Conseil général, le FSL est un dispositif d'aide aux familles en difficulté d'accès et de maintien dans leur logement. Il constitue un outil privilégié pour la prévention des impayés de loyer, l'accompagnement social des familles et la prévention des expulsions.

Face à la précarisation croissante de nombreuses famille, le Conseil général décide d'assouplir et d'élargir les conditions d'accès au FSL :
pour une prévention précoce des impayés grâce à une meilleure couverture des frais d'entrée dans le logement ;
pour une intervention plus rapide du FSL auprès des familles, afin de leur permettre de payer régulièrement leur loyer ou de résoudre leur dette.

L'intervention du FSL est également désormais étendue aux impayés liés à la fourniture d'eau, en plus des impayés liés à l'énergie et à la téléphonie.

Groupe de la Majorité de Gauche Conseil général du Val d'Oise
Tél : 01 34 25 30 97
Fax : 01 34 25 33 23
laurent.bort@valdoise.fr
Par MVR
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 00:16
La stratégie des libéraux pour ruiner l'Etat en France


L'assèchement des recettes de l'Etat :


Depuis trente ans, rapportés à la richesse produite par le pays, les recettes de l'Etat sont en diminution quasi constante. Elle sont passées de 21,2% du PIB au début des années 80, à 17,7% aujourd'hui, soit une moins value en volume d'environ 66 milliars d'€.
L'observation de l'évolution propre de  chaque catégorie de recettes montre que la baisse de la recette globale est dur principalement à la diminution des impôts, non compensée par l'augmentation d'autres recettes.
Les vagues successives de privatisations ont aussi entraîné la chute des revenus de l'Etat (revenus de production de biens et servicesn dividendes des entreprises nationales). Le déficit de l'Etat qui s'enracine depuis 30 ans est donc moins lié à l'explosion des dépenses qu'à un renoncement à ses recettes.
Les 47,2 milliards d'€ de déficit du budget 2006 sont de peu d'importance si on les rapprochent :
  • des 48 milliards d'€ de baisses d'impôts accumulés depuis 30 ans, ceci hors bouclier fiscal voté fin 2007,
  • des 50 milliards d'€ de niches fiscales qui ne sont pas toutes justifiées ou justifiables.. (et qui permettent chaque année à plusieurs dizaines de millionnaires d'imposables français de ne pas payer un seul euro d'ompôt !!)
  • des 35 milliards d'€ d'absence de recettes liées à la fraude et à l'évasion fiscale, selon une hypothèse basse (le Syndicat National Unifié des Impôts, SNUI situe cette somme entre 40 et 52 milliards d'€, et le Sénat entre 29 et 40 milliards d'€)

Le recul de la part de l'Etat dans les prélèvements obligatoires :

Les prélèvements obligatoires sont passés de 31,4% du PIB en 1959, à 44,2%en 2006. Dans cette même période, la part des prélèvements allant à l'Etat et aux collectvivités locales est restée stable à environ 22% du PIB, la part propre de l'Etat passant de 19% à 16,2%.
De 1984, année où débute la décentralisation, à nos jours, la part de l'Etat a diminué de 2,4%, tandis que celle des collectivités locales n'a augmenté que de 1,5%.
L'augmentation des prélèvements obligatoires ne s'explique donc pas par la gourmandise des administrations nationales ou locales, mais par la croissance des prélèvements sociaux destinés à la protection sociale (enfance, santé, retraite...) dont la couverture s'est étendue tout au long de cette période.

L'administration publique française, une des plus pauvres de l'OCDE :

Pour en terminer sur les recttes, une comparaison avec les pays étrangers s'impose afin de faire justice des assertions qualifiant la France de championne d'Europe ou du monde, des prélèvements obligatoires.
LA comparaison des taux de prélèvements obligatoires par administration bénéficiaire, montre que la situation de la France est totalement différente suivant que le classement s'opère selon le montant total des prélèvements, ou selon le montatnt destiné à l'Etat.
Dans ce dernier cas, l'administration française est une des moins gourmandes (ou une des plus pauvres) de l'OCDE. Les administrations nationales et locales françaises prélèvent moins de richesse en France (22% du PIB) que les administrations fédérales ou fédérées et locales des Etats Unis (27%). Et la part de l'Etat central est la même (18%).
Est aussi démenti ici le mythe de l'énormité de l'Etat central en France. La part de richesse prélevée au profit de l'Etat central est inférieure en France à celle prélevée au profit de leurs administrations centrales de beaucoup de pays de l'OCDE, en particulier tous les pays du Nord, y compris le Royaume Uni.
La grande différence en France tient au choix de socialisation d'une partie importante de la richesse nationale au profit d'une protection sociale mais non étatisée.

Du déficit à la dette, ou comment mettre l'Etat en "liquidation" :

Le déficit de l'éxécution budgétaire ne représente mécaniquement pas l'augmentation de la dette de l'Etat.
Le gouvernement peut, en jouant sur sa trésorerie, diminuer sa dette au 31 décembre (date retenue pour mesurer les critères de Masstricht). En effet, un certain nobmre d'opérations financières, notamment les variations d'actifs ou de passifs, s'effectuent hors des comptes budgétaires.
Faute d'inversion de la tendance au recul des recettes réelles de l'Etat, la liquidation du patrimoine public s'accélère pour boucler les exercises budgétaires.
Mais cette "cavalerie" ne va pas pouvoir durer lonftemps car au cour de clôture du 15 mai 2008, les participations de l'Etat dans les sociétés côtées ne s'élevaient qu'à 167 milliards d'€, dont 104 milliards au tître d'EDF, en principe non privatisables, et 33 au tître de GDF, donc bloqués par l'opération d'échange de tîtres avec Suez. La ressource est donc en voie de tarissement rapide

La liquidation du patrimoine de l'Etat s'accélère :

Les privatisations ont rapporté à l'Etat 98,8 milliards d'€ entre 1986 et 2006. Près de la moitié de ces privatisations s'est effectuée ces cinq dernières années, ce qu imontre que la tendance s'est fortement accélérée depuis l'arrivée au pouvoir de la droite en 2002 (plus de 43 milliards vendus de 2002 à 2006, soit le double de la période 1997 à 2002).
En 2006, un record a été atteint avec 17 milliards de recettes annuelles de privatisations.
Pour 2007, au 1er septembre, le montant des recettes s'établissait à 3,7 milliards, dont 2,6 milliards provenaient de la cession de 5% du capital de France Télécom et 569 millions d'€ de la cession par l'Etat à Thalès de 25% des Constructions Navales. Ces recettes ont été affectées à hauteur d'environ 70% au désendettement de l'Etat. Et comme la manne des privatisations se tarit, les libéraux sont en train de passer aux immeubles.

L'agence France Domaine opère une montée en puissance en ayant vendu entre 600 et 800 millions d'€ d'immeubles de l'Etat ces trois dernières années. Le parc immobilier de l'Etat a été estimé en 2005 à 38 milliards d'€, dont 15 appartenant à la Défense.
Il n'est pas certain que ces ventes puissent s'étendre infiniment sauf à vendre les monuments historiques, les parcs naturels et les forêts et transformer l'ensemble des services de l'Etat en locataires du privé.
Par ailleurs, la transformation des ministères en locataires va les amener à payer des loyers. Donc les dépenses de fonctionnement vont augmenter, et, sans augmenter les impôts ou suppression de services, le déficit va se creuser. Les libéraux auront ainsi réussi à mettre effectivement l'Etat en faillite..

CQFD ..
Par MVR
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 14:44
Lundi 9 juin s'est tenue la première réunion d'installation de la Commission Intercommunale "Environnement", après les élections de mars dernier. Nous avons fait un tour d'horizon sur l'état actuel des dossiers ouverts.
Petit rappel sur les compétences de la Communauté de Communes de la Vallée de l'Oise et des Impressionnistes (CCVOI) dans ce domaine :
  • le bruit : établissement d'une cartographie des sources importantes de nuisances sonores (couloirs aériens, lignes ferrées, voies routières, industries..)
  • les déchets ménagers : pour le moment, la CCVOI sert de "boite à lettres" pour le versement aux 3 différents syndicats de traitement des ordures ménagères auxquels appartiennent les 6 communes. Le conseil communautaire a communication chaque année les rapports fournis par ces 3 syndicats .
  • voiries d'intérêt communautaire : des travaux sont entamés sur le seul axe actuellement intégré à la CCVOI, entre la RD928 à Auvers sur Oise et Valmondois.
  • circulations douces : un itinéraire s'inscrivant dans le schéma départemental des pistes cyclables est à l'étude (Frépillon vers Auvers sur Oise).
Nous sommes intervenus à propos du bruit afin de mettre l'accent sur le fait que cette cartographie nous paraissait insuffisamment précise pour permettre la prise en compte des sources présentes à proximité des habitants. J'ai par ailleurs adressé une demande afin de proposer une réflexion de la CCVOI à une démarche collective permettant une meilleure défense contre les nuisances aériennes.
Concernant les circulations douces, nous sommes également intervenus pour mettre l'accent sur la réalisation d'équipement devant permettre une réelle mise en oeuvre de solutions de proximité dans nos communes. Nous voulons à terme, que les déplacements "doux" soient une véritable alternative aux déplacements et pas simplement du domaine du loisir dominicale. Une volonté similaire anime nombre de nos collègues des autres communes. Nous mènerons donc le travail en ce sens.

Lundi 16 juin, première commission "Aménagement du Territoire" de la nouvelle mandature.
Deux dossiers essentiels ont été abordés. Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT), sorte de PLU à l'échelle intercommunale et l'opération d'amélioration de l'habitat (dont une partie se déroulera sur Méry et permet des opérations de ravallements ou de travaux intérieurs).

Le SCOT est dans s aphase de réalisation du Projet d'Aménagement et de Développement Durable. Dans ce PADD sont recensées les orientations vers lesquelles la CCVOI (économie, commerce, transports, environnement, logement etc..). Nous avons ré affirmé la nécessité de développer les transports en commun et les solutions de désengorgement de nos centres villes par le trafic automobile avec la prise en compte d'un nouveau franchissement de l'Oise. Ces options sont également partagées par d'autres communes.
Des communications spécifiques de la CCVOI sont en prévision.
Par MVR - Publié dans : Conseil Municipal, Commissions
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