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  • En traversant deux à trois fois par semaine La Bonneville et Méry en vélo lorsque j'habitais Taverny, je me suis pris d'affection pour ce coin, jusqu'à y emménager en 1994..
Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /Août /2008 15:06

 

Mobilisation unitaire à la rentrée contre la privatisation

Cinq organisations syndicales (CGT, Sud, CFDT, FO et la CFTC), représentant près de 95% du personnel de la Poste ont convenu d’organiser une journée d’action nationale à la rentrée contre le changement de statut de l’entreprise publique, dans lequel ils voient une privatisation, risquant de provoquer une dégradation du service aux usagers et de l’emploi des postiers.

La direction de La Poste doit présenter en septembre son "projet de changement de statut" visant à transformer l’établissement en société anonyme dès 2009, avant une ouverture de capital de 10 à 20%. La CGT qui a déjà rassemblé 73.000 signatures (dont 36000 de salariés de La Poste) sur une pétition contre le projet affirme que "le changement de statut puis la mise en bourse sont toujours une étape vers la privatisation". La CGT de La Poste a par ailleurs organisé hier jeudi 21 août une cinquantaine d’initiatives décentralisées dans les départements et les régions marquées par des communiqués, conférences de presse et des remises de pétitions dans les directions postales et dans les préfectures.

Par MVR
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Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /Août /2008 09:28
Résigné.. Je sais, ce n'est pas encourageant que de démarre comme çà.., mais c'est mon état d'esprit ces jours ci.
Qu'est ce que nous étions bien sous le soleil du Var !! Le soleil nous avait tant fait défaut ces dernières années sous les cieux tant aimés du Finistère, que cette année, direction le pays de Fayence !

Essai transformé : plus de 30° tous les jours et donc provision de soleil ! Deux semaines de luminothérapie des plus bienfaisantes.
Et donc maintenant, je traîne les pieds pour reprendre le collier.., enfin j'en suis suis déja dans ma deuxième semaine de travail.

Avant de vous retrouver pour des articles moins bucoliques, je voudrais vous insiter à tendre les oreilles aux derniers albums d' Alain Bashung (bleu pétrôle) et de Daniel Darc (Amours suprêmes) : que du bonheur..

A  bientôt, et bon courage à toutes et à tous ! Nous en aurons besoin en pensant aux mauvais coups programmés à la rentrée dans les domaines du scolaire, à l' avenir de la Poste, aux nouvelles attaques dans le monde du travail et du pouvoir d' achat etc..

Gageons que le plein d'énergie que nous aurons fait cet été ne sera pas de trop, non pas pour serrer les dents (comme nous le demande la ministre de l'économie), mais pour leur rentrer dedans !

N'oubliez pas la fête de l'Huma les 12, 13 et 14 septembre prochains.. Programme musical intéressant, rencontres politiques (avec le stand de PRS entre autres)..
Par MVR
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Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 13:48

Cabinet du Président du Conseil général du Val d’Oise


Une décision tombée du ciel

 

 

Didier ARNAL, président du Conseil général du Val d'Oise, dénonce l'impréparation et l'absence de méthode qui caractérise une décision prise encore une fois sans aucune concertation préalable avec les élus locaux.

"Jamais la base de Taverny n'avait été citée dans le cadre du redéploiement de la carte militaire. Il ne s'agit pourtant pas d'une fermeture marginale, puisqu'avec près de 1000 militaires concernés sur ce site, Taverny figure dans le peloton de tête des bases affectées par la réforme portée par l'Etat, c'est tout un bassin de vie qui est affectée par cette division. En outre, le Val d'Oise n'aura plus aucune implantation militaire."

 


Raison de plus de s'attacher à la gestion des conséquences pour le territoire et ses habitants. Sur ce point, l'absence de méthode et de concertation est tout aussi criante :

"Une fois encore, la concertation nous est proposée une fois que la décision est prise, explique Didier ARNAL. Ni moi-même, ni Jean-Pierre BARENTIN, conseiller général du canton de Taverny, n'avons été ni associés ni même consultés en amont. Le préfet nous propose de nous associer à la restructuration du site, mais ils ignorent tout des moyens financiers dont ils disposent pour l'avenir."

Cette annonce soudaine pose de manière plus générale la question politique d'aménagement du territoire portée par l'Etat :

"De la fermeture de la base de Taverny aux menaces pesants sur les hôpitaux valdoisiens ou aux suppressions de postes dans les collèges, c'est l'ensemble des services publics du département qui sont progressivement menacés par les décisions de l'Etat. On ne peut faire qu'un seul constat, souligne Didier ARNAL : l'Etat n'aménage plus, il déménage. Face à cette gestion anarchique, le Conseil général, avec ses moyens et dans les limites de ses compétences, va prendre toutes ses responsabilités pour proposer une gestion du territoire équilibrée et dynamique, s'inscrivant dans les principes du développement durable et adoptée étape après étape en concertation avec les valdoisiennes et les valdoisiens."

C'est le sens notamment de l'action menée par Didier ARNAL dès sa prise de fonction pour faire entendre (enfin) la voix du Val d'Oise dans les grands débats sur l'avenir des territoires franciliens tant auprès de Christian BLANC sur le Grand Paris, que de Jean-Louis BORLOO ou de Jean-Paul HUCHON sur la question des transports.

Par MVR
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /Juil /2008 19:13

Lundi dernier, le gouvernement américain a annoncé un plan de sauvetage des deux principales sociétés américaines de refinancement immobilier. Il était temps. Fannie Mae et Freddie Mac ont chuté de plus de 85 % en Bourse depuis le début de la crise des subprimes. Ces derniers jours la glissade est devenue chute libre car des doutes sérieux sont apparus sur leur capacité à faire face aux défauts de paiement qui touchent de nombreux ménages. Or ces deux sociétés détiennent plus de 40% du crédit immobilier américain, ce qui représente 5 300 milliards de dollars de créances, plus d’un tiers du PIB américain. Leur effondrement aurait donc un impact gigantesque.


repêchées ces derniers mois par la puissance publique états-unienne. Le fait radicalement nouveau est que Fannie Mae et Freddie Mac sont des sociétés quasi-publiques. Ces « Government-Sponsored Entities » ont un statut privé mais elles bénéficient de fait du soutien et de la garantie de l’Etat. Elles ont d’ailleurs été créées par lui. C’est Roosevelt qui constitue Fannie Mae en 1938 pour racheter les prêts consentis aux ménages américains et éviter une défaillance général du crédit immobilier dans le sillage de la crise de 1929.

La première conséquence est politique. Fannie Mae et Freddie Mac ont été mises en place et soutenues par l’Etat car elles jouent un rôle clé dans la légitimation du système. Ce sont les outils censés conduire à la « Nation de propriétaires », représentation officielle des Etats-Unis par elles-mêmes. Elles sont aux Etats-Unis ce que l’école publique est à la France, unélément de l’identité nationale. Sur le site internet de Fannie Mae, on lit ceci : « Notre business, c’est le Rêve américain. Parce qu’avoir un endroit sûr que l’on peut appeler son chez-soi renforce les familles, les communautés et notre nation comme un tout. » C’est le mythe fondateur selon lequel, pour peu qu’il se donne du mal, chaque américain peut accéder à l’intégration sociale par la propriété, devenant dès lors un citoyen à part entière et un chef de famille protégeant les siens des aléas de la vie (le logement constituant aussi une assurance contre le chômage ou la maladie). La crise de telles institutions prend donc une dimension immédiatement politique.

La seconde conséquence de ces défaillances est à la fois économique et politique. Si les titres de Fannie Mae et Freddie Mac ont dévissé malgré l’existence d’un soutien public, c’est que les investisseurs en sont venus à douter que le gouvernement américain continuerait à les cautionner. Non pas qu’ils croient que l’Etat américain lui-même soit en faillite : la panique aurait pris dans ce cas des proportions bien plus considérables. Ils croient plutôt que l’Etat américain risque d’être obligé, pour s’en sortir le mieux possible, d’accepter une sorte de faillite partielle, circonscrite à certains secteurs et établissements. Leur inquiétude s’appuie sur des indices très sérieux. Les dispositifs existants d’intervention publique sont sur le point d’atteindre leurs limites. La politique de soutien à la liquidité des marchés menée par la Réserve fédérale a un effet pervers très coûteux en termes d’inflation. Pour la première fois la Fed hésite à la poursuivre. Autre indication, la faillite vendredi dernier de la banque IndyMac. C’est la plus grosse faillite bancaire de l’histoire américaine depuis 24 ans. Elle devrait officiellement coûter à l’office public de soutien aux banques 15% de ses réserves. Autrement dit, chacun sait dorénavant qu’un tel rythme de succession de faillites est désormais insoutenable. Si elles se poursuivent, si Fannie Mae et Freddie Mac entrent en turbulence à leur tour avec leurs milliards de dollars, et si l’Etat voulait une fois de plus voler à leur secours, il lui faudrait des ressources nouvelles. Il serait alors obligé, vu les déficits budgétaire et commercial records, à augmenter nettement les impôts. Or le gouvernement américain actuel s’y refuse. L’opposition démocrate cède à la pensée unique en la matière. Barack Obama et Hillary Clinton ont rivalisé de modération fiscale lors de leur débat télévisé d’avril dernier. Clinton a promis de « ne pas augmenter un seul impôt touchant les Américains des classes moyennes dont le revenu annuel est inférieur à 250 000 dollars ». Obama s’est également engagé à ne pas revenir sur les baisses d’impôts des contribuables qui gagnent moins de 200 000 dollars par an. Or il faut savoir que seuls 7 % des ménages américains disposent d’un revenu annuel supérieur à 150 000 dollars…

Les investisseurs ont donc raison de penser que l’Etat américain ne peut plus continuer comme aujourd’hui à soutenir le secteur bancaire en faillite tout en accumulant les déficits et en réduisant les impôts. Le modèle à la fois économique et politique sur lequel s’est construite la première économie du monde ces dernières années, et du coup l’ordre mondial dans son ensemble, est condamné. On comprend que cela rende nerveux la planète financière.

François Delapierre, A Gauche

Par MVR
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