Samedi 26 avril 2008 6 26 /04 /2008 10:31
LE SERVICE PUBLIC EST NOTRE RICHESSE !

150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l’innovation et la croissance à la traîne…

Dans un tel contexte, chercher à accroître l’efficacité de l’action publique, c’est mieux mettre en oeuvre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d’une société solidaire, la maîtrise des biens communs et l’activité efficace de Services publics indispensables au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de l’exercice effectif des droits.

L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des fonctionnaires, mis en oeuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.

Mais ce n’est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s’accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la Fonction publique d’État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.

Contrairement à ce qu’il prétend, le Président de la République n’a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis essentiels. Avec son gouvernement, il considère l’action publique comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d’intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la santé, de la solidarité, de l’emploi formation. Il refuse de répondre par des créations d’emploi à la situation critique de l’hôpital public. Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires de l’État (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l’État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l’emploi public territorial.

Comme l’a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoir ». Nous ne l’acceptons pas !

Aux côtés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l’amélioration de services publics de proximité :
• Nous sommes partisans d’une modernisation de la Fonction publique en réponse
à l’évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société.
• Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation
associant citoyens et agents.
• Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne
des missions de service public.
• Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers
la défense d’un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.

Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice. Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en services publics, sur les rôles respectifs de l’État et des collectivités locales et la place des agents publics.

Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d’efficacité économique et sociale de tous les services publics.

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Par MVR - Publié dans : national
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Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /2008 17:04
Je voterai contre la déclaration de principe qui sera soumise aux votes des adhérents du Parti Socialiste le 29 mai prochain !

Au prétexte si ressassé et rabaché qu'il fallait que notre Parti fasse, en quelque sorte son autocritique, ou pire sa mue, on nous propose un brouet insipide si on le lit sous le prisme historique de l'histoire Socialiste française. Il n'est que de relire la déclaration de principe toujours "en vigueur" pour se rendre compte que l'intitulé même est usurpé par la forme (22 articles) et le contenu (dispartion des objectifs révolutionnaires, maigres allusions aux exigences Républicaines, à la conception du Citoyen émancipé..). Le mot ouvrier n'est cité qu'à une seule reprise ! Où sont passés l'esprit de classe, l'éducation populaire ?

Dans le préambule, il est évoqué "le souvenir de 1848, de la Commune, l’héritage de la République et de son oeuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1968, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés". Quelle ambition, quel idéal ! Ces références ne sont citées que pour s'en souvenir mais pas pour les défendre, encore moins les aapprofondir..

Il s'agit en fait d'un texte qui est à même de n'effayer personne qui serait candidat à l'adhésion à un parti à tendance "démocrate", bien au contraire ! En réalité, plus grand chose ne le distingue d'aucun autre parti politique français à vocation "majoritaire".


Ce n'est vraiment pas en ces termes que j'espérais voir transcris mes idéaux pour les décennies à venir !
Par MVR
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /2008 17:37
C'est à une offensive d'une ampleur inégalée contre le service  public d'éducation public que se livre la droite. La logique est purement comptable et l'incurie du paquet fiscal de 15 milliards annuels ajoutée aux soubressauts de l'économie obligent la droite à faire fi de l'avenir de nos jeunes! 
Parents, ne laissez pas vos enfants seuls à se battre aux côtés de leurs enseignants ! L'heure est à la mobilisation.

Lisez ci dessous quelques éléments de compréhension et agissez avant qu'il ne soit trop tard !


Les mensonges de Darcos : le faux argument de la baisse démographique

 

Depuis 2002, les gouvernements de droite ont déjà supprimé plus de 30.000 postes dans l’éducation nationale. Viendront s’y ajouter 11.200 suppressions à la rentrée 2008. A chaque fois, la droite justifie ces suppressions en invoquant une baisse massive des effectifs d’élèves dans les collèges et les lycées. Ce n’est qu’un prétexte. La preuve : les suppressions touchent aussi fortement toutes les filières, y compris celles qui ont gagné des élèves comme l’enseignement professionnel (+20.000 élèves depuis 200). Et les suppressions de poste s’intensifient d’année en année alors qu’à l’inverse la baisse démographique ralentit ! Drôle de logique arithmétique. Par exemple dans le second degré à la rentrée 2008 il y aura 6700 postes d’enseignant en moins pour une baisse attendue de 14.000 élèves. Cela veut dire que l’on supprime un poste à chaque fois qu’il y a 2 élèves en moins, ce qui est complètement disproportionné !

Des lycées sinistrés et des écoles primaires débordées

 

Dans ces conditions, non seulement de nombreuses options et filières disparaissent, mais les lycées vont aussi devoir rogner sur les horaires obligatoires et légaux faute d’heures disponibles. Cela a conduit près de 80% des conseils d’administration des lycées à voter contre les dotations horaires (Dotation Horaire Globale) pour la rentrée 2008 (ce fut également le cas au collège de Méry qui subit la même règle de baisse de la DHG!), ce qui n’était jamais arrivé dans de telles proportions !

Dans les écoles primaires et maternelles qui connaissent un afflux démographique, on ne créé qu’un poste pour 53 élèves en plus. C’est une nouvelle illustration de la fausseté de l’argument démographique invoqué par le gouvernement. Le taux d’encadrement est donc en chute libre dans les écoles. Dans les zones difficiles, l’accueil des moins de deux ans recule fortement. Cela place les communes concernées, souvent pauvres, dans des situations critiques car elles n’ont pas de dispositifs alternatifs de garde pour accueillir des centaines d’enfants refoulés de l’école publique (crèches, garderies..).

 

Une politique à courte vue

 

Cette politique est d’autant plus aberrante qu’elle est à courte vue ! Le boom démographique constaté dans le primaire depuis 5 ans va en effet se répercuter sur le second degré. Rien n’est prévu pour faire face à partir de 2010 à cette remontée des effectifs en collège puis en lycées puisque les postes ouverts aux concours de recrutement d’enseignants sont en chute libre (moins 50% depuis 2002).

 

A l’école aussi la laïcité est en danger !

 

Alors que l’enseignement public connaît ces coupes sombres, le ministère a décidé d’accorder des moyens supplémentaires (90 millions d’euros pour 2008) à l’enseignement confessionnel dans les banlieues. C’est une rupture sans précédent avec le principe de parité dans le financement de l’enseignement public et de l’enseignement privé et une menace pour la laïcité scolaire elle même. Cette priorité en faveur de l’enseignement privé s’inscrit dans le cadre du projet de reconfessionalisation de la société défendu par Nicolas Sarkozy . Pour Sarkozy, les religions ont vocation à accompagner le recul du service public et de ses enseignants. Ce projet passe par un dénigrement systématique du service public et des ses enseignants.  Dans son discours de Latran en décembre 2007, le président a par exemple affirmé que « dans la transmission des valeurs et de l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ».

 

L’erreur du bas pro en trois ans

 

Aujourd’hui le bac professionnel est préparé en quatre ans après la 3ème : 2 pour le BEP, puis 2 pour le bac pro en tant que tel. Pour les meilleurs élèves, le parcours aménagé en 3 ans a été expérimenté depuis quelques années. C’est ce parcours en 3 ans que Darcos a décidé de généraliser pour tous les jeunes de l’enseignement professionnel, en sabordant au passage le BEP. Cette décision n’a aucun fondement pédagogique. Même l’Inspection générale du ministère de l’éducation nationale a conclu dans un rapport de 2005 « qu’une grande majorité d’élèves ne peut pas suivre le parcours vers un bac professionnel en 3 ans au terme du collège, et à ce titre ils ne doivent pas être oubliés. » En dépit de ces mises en garde, Darco a décidé de passer e nforce et multiplie les coups tordus. Il prétend par exemple qu’il ne ferait que reprendre une politique initiée par un ancien ministre socialiste de l’enseignement professionnel (JL Mélenchon). C’est un mensonge de plus car JL Mélenchon s’est toujours opposé au développement du bac pro en 3 ans et avait d’ailleurs à cette époque empêché sa généralisation demandée par le MEDEF (lorsque la gauche était au pouvoir en 2001).

 

L’enseignement professionnel public est vital pour le pays

 

La réforme du bas pro en 3 ans ne vise qu’à accélérer la réduction des moyens destinés à l’enseignement professionnel. Déjà , depuis 2002, 53 lycées professionnels ont été fermés par le gouvernement de droite, dont 4 rie que pour cette année scolaire. Pour poursuivre ces coupes, rien de tel que d’amputer d’un an la durée de formation! Dans ses audits officiels, le ministère des finances présente d’ailleurs le bac pro en 3 ans comme un moyen d’économiser 8.500 postes de plus dans l’éducation nationale. La seule alternative prévue par la droite pour remplacer l’enseignement professionnel est d’orienter les jeunes vers l’apprentissage privé en entreprise. Sans tenir compte de la forte précarité de cette voie de formation : près d’un contrat d’apprentissage sur 4 est rompu avant terme. Sans tenir compte non plus de l’élévation rapide des niveaux de qualification requis. En rognant sur le temps de formation et sur les savoirs fondamentaux et transversaux, on va à rebours des besoins productifs du pays. Et on compromet l’émancipation sociale du plus grand nombre. Car seul le service public peut garantir le droit à la qualification pour tous au plus haut niveau.

 

Un désastre éducatif et social pour la jeunesse populaire

 

Il suffit de regarder la réalité des parcours des jeunes de l’enseignement professionnel pour comprendre l’erreur du bac pro en 3 ans. Plus d’un jeune diplômé du BEP sur deux n’arrive pas aujourd’hui à poursuivre en bac pro. Que vont ils devenir avec la fin des BEP ? Et parmi ceux qui décrochent le bac pro, 20%, n’y arrivent qu’en 5 ans au lieu des 4 années prévues. Ils y arriveront donc encore moins en 3 ans. Des milliers de jeunes seront ainsi abandonnés par l’éducation nationale et risquent de sortir de l’école sans qualification.

Par MVR
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