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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 16:56
Vers les vidéos du meeting du Zenith du 08 mars 2009

Jean Luc Mélenchon : linke
Christian Piquet :  linke
Marie Georges Buffet : linke

et bien d'autres !
Par MVR - Publié dans : Front de Gauche
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 16:33
Sur le site du PG ou sur celui du Front de Gauche, retrouvez l'actu du Front !


Pour l'avenir vous le saurez : pour savoir ce qui s'est passé dimanche dernier au Zénith de Paris, il y avait une solution et une seule : être sur place. Car la quasi-totalité des radios et télévisions ont réservé un silence de plomb à cet événement. Et la presse écrite n'en a guère plus rendu compte.
On pourrait donc croire que rien de significatif ne s'y est passé.



C'est pourtant tout le contraire. Avec une affluence de 6000 personnes, le 8 mars a été tout simplement le plus grand rassemblement qui ait eu lieu jusqu'à maintenant dans le cadre de la campagne des élections européennes.
Bien sûr nous nous sommes donnés tant de mal pour ce résultat que l'on pourrait croire que notre jugement en est altéré. Que l'on vérifie alors cette affirmation. Les images existent, la jauge de la salle peut être consultée. linke
Les archives de presse fourniront d'utiles comparaisons avec les meetings organisés par les autres listes. Voire avec d'autres événements récents comme par exemple le Zénith -non rempli malgré le concert- de Ségolène Royal qui a fait l'objet d'un compte-rendu médiatique sans commune mesure avec le nôtre.

C'est grave car en taisant le succès numérique du meeting, les médias ont occulté un fait politique qui mérite d'être analysé et réfléchi. Trois mois avant le vote, le Front de Gauche est déjà en dynamique. Cela doit être d'autant plus souligné que l'on ne peut pas en dire autant de nos adversaires à droite ni même de nos concurrents à gauche.

Comment expliquer cette dynamique ? La participation de nombreux responsables syndicaux qui s'engagent pour la première fois dans une démarche électorale permet sans doute de mieux en cerner les ressorts. Le Front de Gauche apparaît déjà à beaucoup des animateurs des luttes sociales comme un outil prolongeant leur combat. Il rencontre un écho large dans les couches les plus mobilisées du peuple de gauche.
Or ce peuple « militant » recoupe pour l'instant la fraction des électeurs de gauche qui s'intéresse déjà aux européennes. Son engagement est décisif pour la suite. Car il représente, comme l'a montré la campagne du « non » de 2005, la force d'entraînement capable de s'adresser au plus grand nombre, et notamment à nos concitoyens désorientés et désemparés qui ne savent de quel côté se tourner.

Le 8 mars n'a pas été seulement un événement dans la salle. Il l'a été aussi sur la tribune. Ce meeting a été l'unique acte de rassemblement politique à gauche réalisé jusqu'à présent dans toute la campagne. Certes les Verts se sont également engagés dans une alliance électorale. Mais ils l'ont fait dans le cadre de la liste environnementaliste gauche-droite de Cohn-Bendit. Quant au PS et au NPA, pour l'heure ils se présentent seuls.

Ceux qui regrettent que le Front de Gauche soit « réduit à un simple tête-à-tête » entre le PCF et le PG n'ont aucun partenaire. Même si elle est feinte, que leur inquiétude soit apaisée !

Lors du rassemblement du Zénith, Christian Picquet au nom de ses camarades unitaires du NPA a annoncé son engagement dans le Front de Gauche après que la direction du NPA ait voté la veille le refus de le faire. C'est un événement politique majeur.

Le Front de Gauche compte désormais trois composantes. Bien sûr les à-quoi-bonistes désabusés qui ont boudé le « tête-à-tête » trouveront sans doute ce « trio » pas assez séduisant à leur goût. Au PG, « ils sont deux », le PCF est « agonisant », disent-ils. Ils trouveront bien quelques qualificatifs dédaigneux pour les amis de Christian Picquet !

Quand bien même nous réussirions l'exploit de regrouper quatre composantes dans le Front de Gauche, notre « tête-à-tête » deviendrait un « quarteron »... De toute façon ceux qui luttent pour changer les choses ne doivent pas attendre les éloges ou les encouragements des cyniques professionnels convaincus de l'immuabilité du système. Le seul fait indiscutable qui compte est que la ligne unitaire du Front de Gauche est contagieuse. Elle fait craquer les digues, nationalement et localement. Jusqu'où ? On ne sait pas encore.
Mais la dynamique aidant, il ne fait désormais aucun doute que le Front de Gauche va continuer à s'élargir. Dès lors les conditions sont réunies pour que le Front de Gauche devienne un Front Populaire.
C'est-à-dire que le peuple appelé aux urnes s'y implique.

C'est ce à quoi nous allons travailler sans relâche tout au long de la campagne. Les premiers comités de soutien se mettent en place dès cette semaine. Ils constituent des cadres d'action collective ouverts à tous ceux qui partagent les objectifs du Front de Gauche. Le PCF et le PG sont fiers d'avoir été les indispensables initiateurs du Front de Gauche. Mais nous n'aspirons désormais qu'à une chose : ne plus en être propriétaires car cela voudra dire que le peuple l'aura fait sien.
Par MVR - Publié dans : Front de Gauche
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Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /Mars /2009 01:09

Avec mes remerciements aux auteurs..


Libération, le jeu du maillon faible

18 Février 2009 Par dominique conil

Un pas, minuscule et ravageur, vient d’être franchi  dans le hall de Libération. Presque rien, des phrases reprises et répétées, de dépêche en journaux, honteuses : cette fille là n’est pas assez appréciée pour que l’on fasse grève.

 

 

 

Elle s’appelle Florence Cousin, il a fallu que je m’en aille cliquer sur Rue 89 pour trouver son visage masqué, que je me dise, ah, oui, bien sûr, Florence Cousin.

Vingt-cinq ans de maison donc, fin de mandat syndical, et un  licenciement sec qui tombe pour faute professionnelle : la dame serait mauvaise secrétaire de rédaction, au terme de trois semaines de formation. La voici couchée dans le hall de Libé, en grève de la faim aujourd’hui encore.

On lit, ici et là. Elle « reconnaît qu’elle n’est pas très populaire sur son lieu de travail » ( rue 89) « Fragile ». « Pour beaucoup le scrutin ( rejet de la grève) reflète la faible popularité de la journaliste » ( Le Monde). « Dans le colimaçon du journal, on parle d’incompétence… » Et j’ai lu pire encore. On résume : Florence Cousin n’a pas été élue Miss rédaction de l’année.

J’ignore qui sont les Grands Communicants pressés d’ainsi nourrir articles et dépêches .De pervertir l’information, au demeurant. Ces phrases là sont tuantes. Imaginez : vous ouvrez un journal, vous lisez cela, venu de gens avec lesquels vous travaillez depuis un quart de siècle. Vous ne valez pas une grève…

C’est faux. Des gens se relaient la nuit auprès de Florence Cousin. Dès l’annonce de son licenciement, une quarantaine de personnes se sont mobilisées. Lundi, la rédaction a débrayé trois heures. Louis Sckorecki, longtemps critique à Libé, parti il y a deux ans, prend sa défense sur son blog : http://skorecki.blogspot.com/2009/02/mourir-liberation.html

 

C’est faux, car le problème n’est pas Florence Cousin. De joyeux incompétents, à tous les niveaux, partis avec de solides indemnités, nous en avons tous connu, à Libé. Mais la donne a changé, fini les « guichets départs », la direction annonce huit ou neuf licenciements contraints, ce qui toujours met une chaude ambiance.

C’est faux, car jeudi, les salariés du journal étaient appelés à voter pour ou contre une grève à propos de ces futurs licenciements. Florence Cousin, ici , est le maillon faible, celle qu’on sort du jeu en premier.

Libé a voté contre la grève, en écrasante majorité. Pour des raisons un peu plus complexes que le taux de popularité d’une journaliste. Evitement pour les uns ( tant que ça ne me tombe pas dessus) et difficulté réelle à faire une grève dans un journal mal portant. Faire grève dans une rédaction, c’est une vraie punition. On se prive de faire ce qu’on aime, on se prive d’article, de page, on a la triste impression d’abimer un outil précieux. Non, pas facile, parfois nécessaire.

Après large écho médiatique et négociations, Laurent Joffrin propose un licenciement indemnisé, une formation réelle et sur plusieurs mois ( qui peut-être aurait dû avoir lieu avant…), un reclassement. Offre temporaire, précise-t’il, puisque la dame sous la couverture rose qui campe dans le hall, une semaine de grève de la faim, refuse. Elle veut pouvoir, après formation, avoir une chance de réintégrer le journal.

Nous en sommes là. Je n’aime guère commenter Libération. Ce que j’avais à dire, je l’ai dit en temps et en heure, à Libé où j’ai longtemps travaillé. Maintenant, l’histoire avec un journal, c’est comme une histoire de couple. Préserver ce qui fut m’importe davantage que commenter ce qui n’est plus. Comme tout le monde, j’ai vu des gens quitter Libé meurtris, cassés, ou aigris. Mais c’est la première fois que je vois, dans le cadre de ce qui est , hélas, un très ordinaire conflit du travail, un dégraissage comme on dirait ailleurs, utiliser l’attaque personnelle, la phrase destructrice pour justifier une faible mobilisation ou comme on l’écrit pudiquement, un « trouble à Libération ». Ca, ce n’est vraiment pas bien.

 

Photo de JP Quino / flickr

 

Commentaire parmi d’autres

Florence Cousin, je l'apprends aujourd'hui par ton billet, Dominique, a été ma stagiaire en SR et éditing dans une école de formation à laquelle je collabore et ce pendant une session d'une semaine. Libé lui avait "offert" une semaine de formation pour devenir SR, alors qu'elle sortait d'un tout autre métier. Et avait, si ma mémoire est bonne, avait été aussi pendant un moment en arrêt maladie. Elle devait du jour au lendemain apprendre un nouveau métier. Avec exactement 5 jours pour se former. Au premier jour de la session d'une semaine que j'animais,lors des présentation, elle a dit très exactement "je suis paniquée, je n'ai qu'une semaine pour tout apprendre..., lundi prochain je dois démarrer..." Pendant toute la durée du stage, elle s'est montrée très vive, très impliquée, très participante aussi dans le groupe et faisant preuve d'une très grande envie d'apprendre et de dépasser son anxiété. Nous avons eu l'occasion de nous rencontrer quelques semaines plus tard avec les autres membres du groupe et même si elle était encore "en observation dans son nouveau métier", j'ai eu l'impression qu'elle se sentait mal accueillie, pas encouragée...bref, pas encore très bien dans sa nouvelle peau.
Aujourd'hui, j'apprends par ton billet qu'en fait, sans le savoir, je l'envoyais au casse-pipe. Je suis indignée. Les réactions pour le moins évasives lorsqu'il m'est arrivé depuis de croiser des gens de Libé ou issus de Libé autour de son nom auraient dû m'alerter.... J'ai vraiment honte de ne pas avoir senti ce qui allait se passer.
Que les salariés le Libé estiment qu'elle ne vaut pas une grève me fait hurler. Oui, cette fille est fragile. Non, elle ne vient pas du sérail. Non, elle n'est pas née avec une carte de presse dans son portefeuille. Elle est EXACTEMENT l'incarnation de la politique de ressources humaines que pratiquent nos journaux: licencier les anciens, ceux qui coûtent cher, les journalistes de métier, et faire "monter" d'autres catégories de personnels à moindres frais en leur faisant valoir la PROMOTION que cela représente pour eux. Quitte à les envoyer à l'abattoir. Je suis SCANDALISEE !!! Et crois-moi, Dominique, que ton billet, je vais le faire circuler !!!!
Merci de m'avoir informée....

 

 

http://www.mediapart.fr/club/blog/dominique-conil/180209/liberation-le-jeu-du-maillon-faible

 

le lien utile pour en savoir plus pour en comprendre plus pour tenter d’être nombreux à écrire au journal Libération aux journalistes à la confédération CGT aussi …

 

Laurent  MOUCHARD-JOFFRIN ne sera peut être plus directeur d’un quotidien redevenu  « Libé » quand Florence finira le stage qu’elle demande aujourd’hui !

Peut être alors sera-t-il possible en fait  de venir travailler dans CE journal  ..

Qui sait ce que sera l’avenir ???

 


Par MVR - Publié dans : Revue de Presse
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Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 02:24

LIBE : QUAND L’INSULTE TIENT LIEU DE DIALOGUE
Le 3 mars, deux responsables de l’Union départementale CGT de Paris se rendent
pacifiquement auprès de Florence Cousin, salariée du quotidien Libération, en grève de la
faim depuis 23 jours, pour lui apporter leur soutien dans son combat contre son licenciement.
C’est alors que monsieur Joffrin, directeur du journal, surgit brusquement et s’en prend avec
une rare agressivité à ces deux syndicalistes.
Insultant et violent, il les somme de quitter les lieux, renversant la chaise sur laquelle l’une
des deux était assise, se saisissant du sac à main et du porte-documents de l’autre pour les jeter sur le trottoir.
Arrivés dans le hall de Libération où a lieu l’incident, la déléguée syndicale et le secrétaire du comité d’entreprise sont eux aussi pris à parti.
Cette scène inouïe se déroule en présence de Florence. Devant elle, ce dirigeant justifie son licenciement au prétexte qu’elle serait « nulle », répète-il à plusieurs reprises.
Depuis quand la violence et l’insulte remplacent-ils la parole ?
Les libertés syndicales et d’expression, la liberté d’apporter réconfort et soutien aux grévistes n’ont-elles pas droit de cité à Libération ?
Le combat de Florence est celui de milliers de salariés qui luttent pour leur emploi et leur
dignité, qui s’insurgent contre la violence du licenciement qu’on ne peut compenser avec des indemnités financières. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle cette salariée, élue encore récemment au comité d’entreprise, n’a pas approuvé les conditions imposées par la direction aboutissant à la rupture de son contrat de travail.
L’attitude indigne et diffamatoire de ce directeur est inacceptable.
Au plus vite des négociations doivent reprendre afin que soit assurée à Florence une vraie
sécurité sociale professionnelle et qu’elle puisse enfin reprendre une vie normale sans que
sa santé s’en trouve gravement altérée. Il en va de son intérêt et de celui des salariés de
toute la profession.
Paris, le 4 mars 2009
Union Départementale CGT de Paris - 85, rue Charlot 75140 PARIS cedex 03 – Tél. 01.40.29.14.40
Syndicat général du Livre et de la Communication Ecrite – 94 rue Auguste Blanqui 75013 PARIS – Tél. 01 43 31 53 51
Par MVR - Publié dans : Revue de Presse
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