Lundi 27 juin s'est tenu un comité central d'entreprise chez Presstalis.
La direction générale (Anne Marie Courderc "Présidente" et Vincent Rey "Directeur Général") puisqu'il en sera ainsi au 1er juillet, suite à la refonte du statut juridique de l'entreprise, a donc présenté un énième plan.
Un plan très mollement défendu d'ailleurs.. Ne doutons pas de la volonté de ces thuriféraires du libéralisme, "à la botte", de mettre à bas le système solidaire de distribution pluraliste de la presse, de faire la peau aux salariés à statut et au syndicat CGT du Livre pour répondre aux exigences de N.Sarkozy (cf : exit les acquis du CNR, et application du livre vert des états généraux de la Presse..). Non, pas de doutes, mais plutôt des incertitudes (comment financer ?) ou des incohérences industrielles et sociales qu'il va falloir faire avaler aux salariés !
En résumé, il est suggéré de recréer à Gonesse (actuel site de traitement dédié aux journaux quotidiens) un site pluriel : les sites de Roissy (traitement pour l'Export) et de Moissy (traitement des publications) viendraient s'ajouter aux Quotidiens pour rentabiliser l'outil industriel de Presstalis..et faire des économies en fermant les autres sites.
Premières conséquences :
A Roissy, les cadres "commerciaux" et responsables "tites" seraient mutés sur le siège à Paris alors que l'une des principales sources de la valeur ajoutée du site de Roissy c'est précisémment cette proximité entre services supprots et exploitation ! Un gain de temps précieux que cetet proximité qui permet de régler sur place et dans l'instant les litiges récurrents auprès des clients. Côté exploitation, il y a effectivement matière à regarder les choses du fait du voisinage des sites de Gonesse et de Roissy, et du fait des plages horaires de travail différentes. Mais ceci s'entendrait avec le maintien des "administratifs" au plus près de l'exploitation. Des espaces sont disponibles à moindre frais d'aménagement sur Gonesse..
Concernant Moissy, centre situé en banlieue sud (on imagine donc les incidences sociales pour les salariés), il est envisagé de délester encore un peu plus la charge de travail en l'externalisant vers Bonneuil par exemple et en dégradant encore un peu plus la qualité du service aux éditeurs !
Dans tous les cas, il s'agit de faire fondre les effectifs ( - 50 %) : comment ? Mystère pour le moment !
Paradoxe : l'argmentaire financier de la direction inclus les coûts du périmètre de la distribution sur Paris. A l'époque du dernier conflit sur la distribution paris par SPPS, tout allait bien partout ailleurs grâce aux efforts consentis tant sur le siège que dans les autres centres et en province (CDR / ARM), et l'accord signé enter direction et syndicats avait grandement arrangé les choses.
Outre la situation de la Presse (baisse des ventes..), les libéraux ne veulent pas d'une autre alternative mutualiste dans la distribution, voir même dans l'impression (voir la situation au Monde Imprimerie par exemple, mais on peut évoquer d'autres sites d'impression). Pourquoi pas mutualiser PQN, PQR et PQD sur le réseau Presstalis par exemple, en y conjuguant les outils de portage et d'abonnés ! Le but étant non seulement de gérer au mieux les coûts pour tous les éditeurs, mais d'assurer une égalité de traitement qui risque bel et bien de disparaitre lors de la séance à l'Assemblée Nationale le 05 juillet prochain (loi Bichet : suppression de la clause d'exclusivité, nouvelle gouvernance hors profession etc..) après validation du texte rapporté par le socialiste Assouline au Sénat !
Il faudra être attentif par la suite, aux propositions que les candidats aux prochaines échéances de 2010, pourraient avancer pour rétablir les mesures propices à un réel retour au pluralisme d'une presse totalement libre de son expression grâce à la loi, et pourquoi pas, aux aides de l'Etat !




