Jeudi 21 janvier 2010
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Lettre adressée à la Préfeture à propos de nuisances industrielles :
Madame,
Je me permets de revenir vers vous afin de porter à votre connaissance quelques commentaires suscités par la lecture du rapport de visite
effectuée le 27 octobre 2009 sur le site de l'entreprise Multimétal.
La lecture des différents chapitres confirme l'essentiel des plaintes mentionnées dans chacune de leurs démarches par les riverains:
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intégration visuelle,
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bruit,
-
hauteur de stockage des ferrailles
Il en existe d'autres :
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horaires de travail,
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odeurs, fumées,
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sécurité routière aux abords sur le CD44
-
...
J'ai relevé dans votre rapport qu'il est fait mention d'une obligation de "doubler la clôture, sur une largeur de 15 mètres environ, par une haie vive et d'un
rideau d'arbres choisis parmi les essences locales à feuillage persistant et disposés de manière à masquer efficacement le chantier du tiers" : or il me semble que cette distance de 15 mètres n'est mise en oeuvre nulle part. Cette obligation s'applique t elle à l'ensemble du périmètre de l'exploitation ? Si l'on
peut constater la présence d'une haie vive de troènes et de thuyas, et de celle d'un rideau d'arbres, ce dispositif ne couvre absolument pas les 15 mètres prescrits. Outre le caractère de
meilleure intégration paysagère qu'il pourrait apporter, a distance de retrait aurait peut être atténué la perception des bruits.
Ce point de perception visuelle est également à mettre en relation avec la hauteur des tas. Celle ci n'est que
très exceptionnellement respectée, malgré les circonstances conjoncturelles avancées par Mme la gérante pour écouler les stocks. Cela n'est pas non plus sans accentuer les phénomènes
de propagation des bruits puisque les ondes sonores émises lors du brassage des tas de ferrailles, dépassent les écrans végétaux existants, voir même l'écran anti bruit.
Sur le chapitre des nuisances sonores, je relève avec intérêt la convergence de nos points de vue sur le fait que l'écran présent n'est pas de nature à
assurer une efficacité suffisante pour protéger également l'ensemble des riverains. L'usage d'engins vétustes ou pour lesquels l'industriel s'était engagé à les remplacer ou à ne plus
les utiliser est, non seulement source de nuisances, mais aussi une preuve de la légèreté avec laquelle le respect des directives préfectorales semble être apprécié parfois.
La recommandation que vous faites de faire conduire une étude sonore pourrait aider l'industriel à trouver et mettre en oeuvre des solutions plus intéressantes
mais, sans prêter de quelconques intentions à l'industriel, une étude semblable a été menée il y a quelques temps mais, diligentée par l'industriel, cela aurait pu lui permettre de
gérer ou organiser les activités de façon à limiter intentionnellement les nuisances alentours lors de la conduite des mesures. Il convidendrait donc d'entourer cette étude de vérifications
annexes sur les fréquences et quantités dans les périodes pré et post étude. Ces dispositions pourraient servir le pétitionnaire à renforcer le caractère objectif des résultats.
Il arrive également que soient menées, des opérations de découpage par oxycoupage. Ces opérations se déroulent à l'extérieur et provoquent des odeurs ainsi que
des fumées pour lesquelles nul ne peut attester du caractère inoffensif tant pour les salariés du site, que pour les populations voisines.
Enfin, j'ai mentionné plus haut, des risques routiers. J'ai eu à dépêcher sur place la Police Municipale afin de sécuriser le stationnement de véhicules (PL et
VL) sur une portion de voirie départementale, le CD44, assez dangereuse d'ordinaire. Lors de périodes précédent l'ouverture du site, il arrive que des véhicules stationnent sur la chaussée
ou sur les trottoirs.
Dans l'absolu, il serait plus efficace à bien des points de vue, que cet industriel trouve un site plus approprié qui lui permettrait de conduire et
développer ses activités sans générer de nuisances ou de dangers au voisinage. C'était déja le sens de la position de la commune en 1993, c'était également le discours porté par le Maire de la
commune lors de réunions en Préfecture dans les années écoulées. Il reste toujours d'actualité afin de protéger la population de Méry sur Oise, d'autant que d'autres activités similaires sont
venues s'installer alentours (Ets Follin, Ets Halmaert) et adjoindre elles aussi risques et nuisances.
Avec mes meilleures salutations,
Michel Van Rensbergen
1er adjoint au Maire
de Méry sur Oise
Cadre de Vie, Environnement
et Déplacements
Conseiller communautaire CCVOI